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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 22:55

Hommages a titre posthume

Je suis enfin rendu destinataire par Ahmed Rachid Saadi (que je salue et remercie au passage), de quelques photos auxquelles j’y tenais particulièrement notamment, celle de Aâmmi Malek Saadi, qui va enfin avec celle du ‘’Vieux Grenadier’’, agrémenter l’article qui lui a été consacré sur le blog d’Ath Saidha et par la même le rappeler aux bons souvenir de tous.

C’est l’occasion ici pour lui rendre un vibrant hommage et de rappeler par la même occasion aux bon souvenir de tous, son frère Mahmoud et son cousin germain Mohand Said.

Aâmmi MAHMOUD

Toute la fratrie (après la disparition précoce de leurs pères) émigrait très jeunes qui à Alger qui en France.

Par contre le droit d’aînesse

et la sagesse faisait que Aâmmi Mahmoud était assigné à la sédentarisation pour conduire les affaires familiales.

Jusqu’en 1959, où il a été contraint par la guerre de s’expatrier vers la ville, il travaillait la terre.

Selon les dires de nos ainés, il était très doué pour la taille, la greffe, la semence et les labours.

Il était quelque peu frêle, mais son intelligence et son savoir-faire ont été bonifiées par la jeunesse, la robustesse légendaire et l’ardeur à la tâche de son jeune cousin, son protégé et disciple Mohand Chérif Saadi.

A ce propos, on raconte que ce jeune apprenti n’avait pas son pareil pour retourner la terre d’une traite avec un outil de piochage ou une charrue en bois attelée à des mules.

Ils ont constitué pendant une courte période un couple exemplaire et très performant aussi bien dans la vie en société que dans l’abnégation et l’investissement de leurs personnes au bénéfice de leur famille.

Les bouches à nourrir étaient nombreuses et les temps étaient durs.

A Lakhdar le benjamin (12/13 ans), étaient attribuées, à l'instar de tous les jeunes enfants d'autres familles du village, comme l'usage l'exigeait. l'astreinte ‘’à domicile’’ et la charge des petits travaux à sa portée (approvisionnement en eau, en bois etc.).

L’union de la fratrie Saadi (hommes et femmes) était proverbiale.

De Aâmmi Mahamoud, je garde juste deux souvenirs :

  • L’un parce que je rendais visite à Khalti Yamina à Baraki, où pendant la guerre, toute la famille habitait en voisinage avec mon oncle Hadj Akli Rabi Yrahmou.

Il parait que 3ammi Mahmoud et son compère Hadj Akli (un autre personnage grand amoureux de la terre, étaient très complices et s’entendaient à merveille, ce qui expliquerait l’achat simultané de deux propriétés adjacentes à Baraki.

  • L’autre fois, juste avant son décès Rabi Yrahmou dans l’appartement qu’ils occupaient à la rue Didouche Mourad à hauteur de l’ex monoprix.

On l’a tous, grands et petits, accompagné à sa dernière demeure au cimetière d’El Kettar.

Qu’il y repose en paix.

Que tous ceux qui les ont connus aient une pensée pour eux.

Allah Yerhemhoum

Mohand SAID :

 

Il y a quelques petits souvenirs qui me lient à lui et mon père notamment au sujet des lectures et de romans policiers (série fleuve noir) qu'ils s'échangeaient par mon biais.

C'était moi qui faisais la navette entre Hussein Dey et Alger pour leurs échanges de lectures.

Mohand Said, Rabi Yrahmou était friand de la cuisine de ma mère, sa tante, notamment ''Afdhir Oukessoul''.

Il m'aimait bien, mon grand Miss Khalti.

Je ne sais pas si c'est parce-que j'étais son petit cousin ou alors parce-que je l'alimentais régulièrement en bouquins lors de ses périodes de récupérations après les séjours d’astreintes professionnelles au sud.

Non, les deux à la fois et j'en suis certain. Allah Ysseknou fil Djena.

A l’adolescence, avant l’avènement de la TV et des TIC, j’étais féru des bandes dessinées et des illustrées de l’époque :

(Blek le Roc, Tex Tone, Mickey le Ranger, Tartine Mariole, Zambla, Robin Wood, Tintin, Rintintin, Davy Crockett, Hondo, Spirou, la route de l’ouest, Bibi Fricotin, Les Pieds Nickellés , Dafy Duck et autres…Tex Willer et j’en passe).

J’en lisais beaucoup mais, je ne pouvais égaler ces avaleurs de bouquins qu’étaient mon père et Mohan Saïd.

C’est ce qui me valait d’ailleurs mes fréquents allers retours Alger-Hussein Dey.

Très souvent je demeurai admiratif devant sa façon de retourner les pages avec ce petit tremblement de la main (sans doute dû au tabac) qui lui était caractéristique.

On relève aussi ce tic nerveux et ses répliques tout en humour lors de ces interminables parties mémorables de dominos organisées régulièrement et le plus souvent au domicile des uns et des autres à tour de rôle.

Tellement il excellait dans ce jeu, il conduisait souvent le duo avec toujours sa façon propre d’égayer l’atmosphère des lieux.

C’était à la fois convivial et cela maintenait la cohésion sociale et soudait les rapports entre familles.

C’est, cet état d’esprit et ce mode de vie communautaire (que je ne pouvais encore interpréter à cet âge-là) qui, avant mon adolescence, m’ont inconsciemment marqué et se sont gravés dans mon esprit.

C’est aujourd'hui, ces relents d’histoire qui refont surface à l’évocation de la rétrospective de nos tranches de vie.

Mohand Saïd, malgré son mordant et son tempérament vif, Il était captivant, accommodant et débonnaire, un joyeux drille comme il n’existe rarement de nos jours.

C’est les traits de caractère typiques de quelqu’un qui a été trop tôt confronté aux contingences de la vie et qui a trimé dur durant sa prime jeunesse.

 

Je sais de par son fils Ahmed Rachid qu’il a été confronté précocement déjà à des petits métiers ardus dans les rues d’Alger.

Ayant répondu à la vie par un mordant et une pugnacité à toutes épreuve, il a clôturé sa carrière professionnelle comme chef de base au Sahara.

Cet homme responsable, au caractère bien trempé, a fondé une grande famille et a été plusieurs fois grand père avant d’être rappelé à Dieu en 2005.

Ina li Allah, Wa ina Ilayhi Radji3ounes.

Quant à Aâmmi MALEK :

Voir son portrait en suivant ce Lien :

http://athsaidha.over-blog.com/article-feu-saadi-malek-125118748.html

Omar BOUAZZA

omarbouazza@yahoo.fr

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yahia 11/06/2015 19:07

Bonjour khali Omar,moi;c'est Yahia de Guendouze.Ath-Saida est le village de mes grands parents maternels et je le trouve unique en son genre avec ses anciennes habitations mais modernes en leurs temps.Dommage qu'elles sont laissees a l'abandon .Chaque fois que je viens a Ath-Saida,je fais le tour du village en m'arretant quelques instants a thajmaath tout en essayant de me rememorer mes oncles disparus et surtout Rabah avec qui j'ai une tres gande complicite.Que Dieu ait leur ame.Merci pour tout ce que vous faites pour sortir notre cher village de l'anonymat.Ce blog est une rampe de lancement pour faire connaitre son histoire plusieurs fois seculaire.A cet instant,tout en redigeant ce commentaire,je pense a djedi Akli(Allah erahmou).A bientot.....

Yhia 16/06/2015 10:30

Yahia bonjour

Ouvre la page Hommage dédiés et tu trouveras les photos de ton grand père et de tes oncles Rabah et Makhlouf Allah yarhemhoum.
PS/ C'est très bien de garder en mémoire des souvenirs d'enfance.
Je te remercie beaucoup pour l'attachement que tu portes au village et pour l’intérêt que tu témoignes au blog.A+

hassan 09/04/2015 12:35

Bonjour omar et merci pour tes ecrits qui nous font revivre des moments ou la relation humaine prime sur toute autre consideration.bonne continuation.

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