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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:04
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA

Cette photo a été prise au plus tard début des 50’s.

Cette pièce est demeurée inhabitée et à l’abandon depuis plus d’un demi siècle.

La revoilà à l’âge de la post retraite, photographiée sous le même angle et sous d’autres perspectives en décembre 2015.

Après 4 années de restauration, elle a repris toute sa jeunesse avec quelques uns de ses attributs remis au gout du jour (bien sur, son âme et son architecture sont sauvegardées).

Toutefois, il faut dire que cette photo a immortalisé une seule chambre construite en étage et qu’on appelait ‘’La3li’’.
A l’époque, un ‘’La3li’’ était synonyme d’aisance.
- La3li étant dérivé de a3lay avec deux signification : surélevé ou haut.

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Délaissée et frappée par l'usure du temps, voilà l'état dans lequel se trouvait une aile (Afragh N'Mohand Said) de l'Hara à la veille de l'entame des travaux de restauration engagés en avril 2012.

La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.

La3li en 2012 avant sa restauration.

En fait, chaque famille avait son espace vital personnalisé qu’on surnommait ‘’El Harra’’.
Dans le cas de notre famille, on le désignait par : ‘’El Harra Nath Vou3azza’’.
Cette espace clos étant organisé socialement, on retrouvait plusieurs distributions qui obéissaient à la généalogie du nom.

Généralement,’’ l’harra’’ érigée en une espèce de citadelle entourée d’une haute muraille de 60cm de largeur, donnait accès par une unique porte à deux volets en bois massif et dont les dimensions n’avaient d’égales que celles des grandes forteresses.
On la dénommait : Thagourth Nat Vou3azza.

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Ce monument travaillé dans les essences locales à mains nues juste munies d'une espèce de serpe, une fois franchi, on se retrouvait dans une deuxième distribution des espaces que l’on dénommait : ‘’Afragh’’ (cour).

Dans notre cas il y en avait au moins quatre que l’on désignait nommément par référence au chef de famille :
- Afragh Gokhli
- Afragh N’Ahcene
- Afragh Ganouche
- Afragh N’Mohand Said
C’était comme cela qu’est compartimentée l’Harra.

Chaque compartiment obéissait à la même architecture que celle de l’Harra avec sa grande porte d’entrée, sa muraille d’enceinte et son Afragh (cour).
A l’intérieur du compartiment, une troisième redistribution qui suivait l’importance de la fratrie.

Toutes les cours longeaient de part et d'autre ''Askif'' et son prolongement en forme d'allée en cul de sac fermé en amont par Taghourth Oufella.

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Dans le cas de mon grand père Mohand Said, on retrouve un autre compartimentement de quatre subdivisions eu égare au nombre important de descendants utérins et/ou consanguins (issus de plusieurs lits - au moins cinq épouses connues-).

Là, on remarque la distribution compartimentée comme des poupées russes, avec chacune ses chambre et sa cour fermée par une porte (voir la vieille porte en avant plan sur une des photos).

NB/ c’est cette aile de l’Harra que, comme frappé d’une grâce ésotérique, j‘ai eu l’honneur de restaurer pour garder quelque peu vivant leur souvenir.

Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said

Afragh N'Mohand Said

En voilà un autre souvenir complètement effacé de ma mémoire.
Sur les hauteurs du village, à hauteur de Tha Kharouvth N’Sidhi Ali, durant l’exode ‘Alger/Athsaidha dû à l’OAS en 1962, j’ai moi-même gravé par incision mon prénom -OMAR- sur un rocher.

Comme par enchantement, cette ardoise naturelle a été polie et dressée comme le chevalet du peintre, exclusivement à mon attention.
N’ayant pas résisté à cette invitation, je me mis à l’œuvre sous les regards de mes jeunes compagnons de circonstance.
Prédispositions ???

Acte innocent???
C’était peut être, quelque part, une manière sibylline d’affirmer son coté citadin policé et d’impressionner l'imaginaire de l'auditoire.

C’est à l’occasion d’une rencontre récente à Akbou, que mon cousin Ferhat à évoqué ce fait.

Le 13/12/2015, Je repartis à la recherche de cette œuvre produite par l’innocence juvénile.
M’accrochant à cette opportunité pour vaincre les appréhensions de l’âge et des muscles récalcitrants, je partis à l’abordage de cette auguste montagne qui constituait pour le village, en même temps, un bouclier naturel, un creuset de souvenirs et un arrière plan haut en couleurs en saison printanière et ardent en saison estivale.

De montée en descente, de buisson en buisson et de rocher en rocher j’ai retrouvé cette ‘’estampe’’ aussi belle que la liberté retrouvée la même année 1962.
Jusqu’alors, à jamais perdue, la voilà aujourd’hui partagée et immortalisée à jamais.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

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