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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 13:09

Le 21 janvier 2015 j’ai publié le texte suivant :


MANIÈRE DE DÉCOMPRESSER

A PARTIR DE DIMANCHE EN HUIT, JE VAIS VARIER QUELQUE PEU L'ACTUALITÉ DE MON MUR EN ME REPLONGEANT DANS NOTRE BONNE VIEILLE ALGER.
POUR SE RESSOURCER DANS CET ÉCRIN DE BLANC IMMACULÉ (ELLE REPRENDRA SES PLUS BEAUX ATOURS INCHA ALLAH AVEC LA VOLONTÉ DE CES GENERATIONS MONTANTES) ;
BIENVENUE A TOUS CEUX QUI VEULENT PRENDRE AVEC MOI, LA CALÈCHE, LE TRAMWAY, LA PASTERA ET AUTRES TRAIN ONZE, C’EST SELON.

 

 


Le 25 janvier 2015
J’ai entamé ma tournée avec cette publication :

LE PARC LE MONT RIANT/

A tout seigneur tout honneur.

Dans ma tournée à Alger à travers quelques photos (que j’emprunte d'ici et là notamment à ‘’Alger à une certaine époque’’) qui durera quelques jours, Je donne la primauté à ce lieu où j’ai fait ma première scolarité 1958/1963.


C'est là que j'engrangeais l'alphabet et les premières perles du savoir comme on égraine un chapelet ou des épis de blé.
Le Parc Mont Riant est (était) un espace intégré:


- 1) Dans la partie basse que l'on voit sur la photo, un jardin, une garderie d’enfants, un espace de jeux pour les enfants. Il est délimitée par le boulevard du Telemly..
- 2) Dans la partie centrale, une école primaire construite - en horizontal- toute en bois y compris son magnifique préau.
3) Un petit Musée (pédagogique).
- 4) Dans la partie supérieure,une magnifique foret délimitée à gauche par le chemin La perlier (Sfindja) jusqu'aux limites de: Ain Zeboudja en haut et par la Robertsau en bas à droite. Au fond l'un des bâtiments de l'aéro-habitat..

MANIÈRE DE DÉCOMPRESSER

Aujourd’hui 28 février 2015, je reprends le chemin de ‘’la buissonnière’’ avec à l’esprit la présence de mes ami(e)s pour repartir ensemble à la reconquête de l’AMIRAUTE d’Alger.
Le périple a été remis au gout du jour par une publication en date du 26 février par mon amie Wardia Bouzidi à qui je dédie cette escapade.

NB/ Toutes les photos identifient les lieux et sont suivies d'un léger commentaire explicatif pour aider les nostalgiques à se remémorer leur promenades et faire revivre leurs souvenirs.

 



J’emprunte ces lignes à Jacques Costagliola :
« J'ai trouvé cette monographie de l'Amirauté d'Alger, après sa mort, dans les papiers de mon père, le capitaine de frégate Marcel Costagliola, qui y fut en ser¬vice de novembre 1939 à avril 1941 comme commandant de l'école des mousses indigènes et chef du 1er bureau, puis de fin 1945 à 1947 comme chef du 2e bureau. Je n'en connais pas l'auteur. J'espère qu'un lecteur érudit me permettra de rendre à César ce qui est à Jules et de signer et de dater cette œuvre dont je ne sais pas si elle a été publiée. Je n'ai pas touché au texte sauf à remplacer « ère chré¬tienne » par « ère grégorienne », l'ère julienne n'étant pas tellement moins chré¬tienne. Il s'agit en fait de l'histoire de l'Amirauté avant la conquête d'Alger par l'armée et la marine françaises en 1830. Il n'y avait aucun plan ni croquis joints à cette monographie. J'ai tâché de remédier à cette carence ».
Jacques Costagliola

L’AMIRAUTÉ I

ÎLOTS DU PORT D’ALGER coté Nord Est LA DARSE ACTUELLE

A - Îlot du Penon.
B - Îlot Nord.
C - Petit Îlot.
D - Îlot Sud ou grand Îlot.
E - Écueils et bancs de sable (enracinement du futur grand môle.)
F - Écueils (future jetée Khair Ed-Din.)
G - Écueils (futur môle de la Santé Maritime.)
H - Roches à fleur d'eau supprimées par les Turcs 1 - Bureaux de la Place.
2 - Hôtel de l'Amirauté (ancien palais du Dey.)
3 - Fontaine de Baba-Ali.
4 - Ancienne mosquée.
5 - Marabout.
6 - Voûte du Père Levacher.
7 - Chambre de la main sanglante.
8 - Minaret des Sultanes.
9 - Porte des Lions.

Des magasins existaient dans l'îlot au commencement du XVIIIème siècle ; ils servaient à abrier le matériel d'armement des vaisseaux et les marchandises prises.
Les dernières constructions élevées sur le môle de Kheïr ed-Dîn, du côté de la mer, furent achevées au commencement du XIXème siècle, ainsi qu'en témoigne une inscription turque placée contre e mur d'un local qui a servi longtemps de chapelle à l'Amirauté (en face de la Poste Navale actuelle).
Notice historique de l'Amirauté d'Alger p. 5. (Janvier 1950).
5 7
DEUX CHEVALIERS DE MALTE EN MISSION OBSERVENT LE PORT D'ALGER A LA FIN DU XVIème SIÈCLE
La muraille du rivage court également du Sud-Est vers le Nord-Ouest presque en ligne droite. Presqu'au milieu de (cette muraille) sort une langue de terre, qui forme comme 'un bras replié dans la mer à son coude, le terrain s'élargit beaucoup et forme comme une presqu'île. Le bras sert de port ou môle la presqu'île -sert d'arsenal. On voit que le dit môle a été fait artificiellement, il ne peut contenir plus de vingt galères. Le fond y est grand, si bien que peuvent y entrer n'importe quelles grandes naves. Mais ce n'est pas une place sûre pour l'hiver car, outre les vents dangereux qui sont ceux d'Est-Nord-Est et d'Est-Sud-Est, on doit y craindre aussi les renversements et les sautes des tempêtes venant d'autres aires de vent, surtout du Nord-Nord-Est. Il convient par suite en hiver de tirer à terre la majeure partie des vaisseaux, de démâter les rares qui restent en mer et de bien amarrer. Le port possède aussi une darse qui pénètre dans la ville elle-même où l'on peut tirer à terre quatre galères et quelques autres petits vaisseaux ; elle se ferme avec sa porte. (Cette darse) fait également office d'arsenal. A l'ultime pointe de l'entrée, le môle porte une petite tour avec deux pièces d'artillerie légère, qui sert pour la garde du même et de l'île. Celle-ci est entourée d'une muraille basse vers le rivage au dehors. Bien que la garde de cette tour soit très faible et peu importante, l'île et le môle sont néanmoins bien gardés et flanqués par les boulevards et courtines de la ville. (Ils sont protégés) surtout par dix grosses pièces de bronze placées sur une grande plate-forme faite dans les murs de la ville, qui donnent au-dessus du môle.
Extraits d'un rapport des Chevaliers F. Lanfréducci et J. Bosio - 1687. Revue Africaine - 1925.
7
A PROPOS DE DARSE
Darse et Arsenal sont deux mots qui, d'après Bloch et Wartbourg, viennent tous deux de l'arabe Dar Sinâ'a - arsenal maritime, littéralement « maison où l'on construit ». Darse est le mot génois, tandis qu'arsenal désignait d'abord l'arsenal de Venise



Première partie
« L’Amirauté entre dans l'histoire d'Alger à partir de l'occupa¬tion du « Penon » par les Espagnols au début du XVIe siècle. Depuis, jusqu'à la prise d'Alger par l'ar¬mée française en 1830, c'est-à-dire pen-dant trois siècles, l'histoire de l'Amirauté est intimement liée à celle de la ville d'Alger, dont elle était, pour ainsi dire, le cœur; c'est là que se préparaient les expéditions des corsaires et que ceux-ci amenaient leurs riches prises: navires, esclaves et marchandises, qui faisaient la fortune de la ville et qui contribuaient à maintenir la puissance des Turcs, maîtres des lieux. Aussi, tous les renseignements historiques intéressant l'Amirauté sont-ils disséminés dans de nombreux ouvrages et études relatifs à la ville d'Alger et à la domination turque dans l'Afrique du Nord. Il existe bien quelques monographies et quelques articles de revues concernant les faits particuliers dont l'Amirauté a été le théâtre, mais il n'a été publié aucun tra¬vail d'ensemble sur cette partie impor¬tante de l'ancienne Alger. C'est pour combler cette lacune que nous avons réuni dans la présente notice les faits intéressants concernant le vieux port turc et les établissements élevés sur les îlots dont il est formé ».
Le Penon d'Alger avant l'occupation turque
« Jusqu'au début du XVIe siècle, le port d'Alger était constitué par un abri naturel formé de petits îlots et une ligne de rochers qui s'étendaient entre les îlots et la terre ferme. Ce massif rocheux était appelé El-Djezaïr (Les îles), d'où la ville prit son nom.
En 1505, les Espagnols avaient pris le fort de Mers el-Kébir; en 1509, le cardinal Ximenès s'emparait d'Oran. Le 6 janvier 1510, le comte Pedro Navarro prenait Bougie au nom du roi d'Espagne.
Le 31 janvier de cette même année, une députation de notables d'Alger, venue par mer à Bougie, signait avec Pedro Navarro un traité qui reconnaissait l'in¬dépendance et l'autonomie de la ville d'Alger qui, depuis 50 ans, avait répudié la souveraineté des rois de Tlemcen, et déclarait celle-ci vassale de l'Espagne. En même temps, les Algérois concé¬daient au roi d'Espagne l'îlot de Stofla, la principale des petites îles, pour y construire un fort et y tenir garnison. Aussitôt, Pedro Navarro construisit la forteresse qui prit le nom de Penon de l'Argel et y installa une garnison de deux cents hommes (1).
Le Penon était bordé par la mer à l'ouest et entouré ailleurs par les canaux qui le séparaient des îlots voisins. Le plus grand de ces îlots situé au sud et au sud-est, paraît avoir reçu quelques construc-tions espagnoles.
La citadelle espagnole se composait de deux ouvrages qui menaçaient la ville et tenaient ses habitants en respect.
Pendant dix-neuf ans, les Espagnols occupèrent le Penon dans des conditions parfois difficiles par suite de l'incurie du gouvernement espagnol et de l'hostilité des habitants d'Alger; souvent on y manquait de vivres et de poudre et il fal¬lait faire venir des Baléares l'eau douce nécessaire à la garnison. Les Algériens, qui avaient d'abord bien accueilli les Espagnols, ne tardèrent pas à s'irriter de la présence des chrétiens ; ils refusaient de fournir des vivres aux habitants de la forteresse et les empêchaient de prendre de l'eau aux fon¬taines de la ville.
En 1516, le roi Ferdinand étant mort, les gens d'Alger espèrent, à la faveur des troubles que devait créer le règlement de sa succession, se soustraire à la domina¬tion des Espagnols. Le Penon était comme une épine dans le cœur et ils appelèrent à leur secours le corsaire Aroudj qui était célèbre par ses exploits contre les chrétiens.
Aroudj s'empressa de répondre à l'appel des Algériens. Il attaqua la forteresse espagnole mais, à cause de la faiblesse de son artillerie, il ne lui causa aucun dommage notable et, au bout de vingt jours, il dut abandonner son entreprise sans avoir obtenu le moindre résultat. Au mois de mai 1529, Kheir ed Dine, qui avait remplacé son frère Aroudj comme souverain d'Alger, trouva le moment propice pour se débarrasser de la garni¬son espagnole du Penon dont l'existence était à la fois pour lui une humiliation et une gêne ».
Voir la suite : http://www.cerclealgerianiste.fr/index.php/archives/encyclopedie-algerianiste/histoire/histoire-avant-1830/periode-islamique/361-histoire-de-l-amiraute-d-alger

"L'Amirauté. Alger (Algérie)

Description:
Ce photochrome de l'Amirauté dans le port d'Alger est extrait de « Regards sur les habitants et les sites d'Algérie », du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Le port espagnol d'origine fut détruit et reconstruit par le pirate gréco-turc Khayr ad-Din Barberousse (1478–1546 env.), qui fut également un amiral ottoman et pacha d'Alger. Les Français entreprirent de vastes travaux pour agrandir le port et occupèrent le palais de l'Amirauté, à l'architecture néo-mauresque. Dans l'édition de 1911 de son ouvrage La Méditerranée, ses ports et ses routes maritimes : manuel pour voyageurs, Baedeker écrit : « On pouvait traverser la rampe de l'Amirauté sur l'ancienne jetée de Khayr ad-Din. Cette jetée, ou quai, la plus ancienne de toutes, relie l'ancienne Porte de France sur le continent (autrefois Porte de la mer turque) à ce qui fut jadis l'île du Peñón, aujourd'hui la presqu'île de l'Amirauté ».

 

L’AMIRAUTÉ dans l'Histoire d'Alger

« L’Amirauté entre dans l'histoire d'Alger à partir de l'occupation du « Penon » par les Espagnols au début du XVIe siècle. Depuis, jusqu'à la prise d'Alger par l'ar¬mée française en 1830, c'est-à-dire pen-dant trois siècles, l'histoire de l'Amirauté est intimement liée à celle de la ville d'Alger, dont elle était, pour ainsi dire, le cœur; c'est là que se préparaient les expéditions des corsaires et que ceux-ci amenaient leurs riches prises: navires, esclaves et marchandises, qui faisaient la fortune de la ville et qui contribuaient à maintenir la puissance des Turcs, maîtres des lieux. Aussi, tous les renseignements historiques intéressant l'Amirauté sont-ils disséminés dans de nombreux ouvrages et études relatifs à la ville d'Alger et à la domination turque dans l'Afrique du Nord. Il existe bien quelques monographies et quelques articles de revues concernant les faits particuliers dont l'Amirauté a été le théâtre, mais il n'a été publié aucun tra¬vail d'ensemble sur cette partie impor¬tante de l'ancienne Alger. C'est pour combler cette lacune que nous avons réuni dans la présente notice les faits intéressants concernant le vieux port turc et les établissements élevés sur les îlots dont il est formé ».
Le Penon d'Alger avant l'occupation turque
« Jusqu'au début du XVIe siècle, le port d'Alger était constitué par un abri naturel formé de petits îlots et une ligne de rochers qui s'étendaient entre les îlots et la terre ferme. Ce massif rocheux était appelé El-Djezaïr (Les îles), d'où la ville prit son nom.
En 1505, les Espagnols avaient pris le fort de Mers el-Kébir; en 1509, le cardinal Ximenès s'emparait d'Oran. Le 6 janvier 1510, le comte Pedro Navarro prenait Bougie au nom du roi d'Espagne.
Le 31 janvier de cette même année, une députation de notables d'Alger, venue par mer à Bougie, signait avec Pedro Navarro un traité qui reconnaissait l'in¬dépendance et l'autonomie de la ville d'Alger qui, depuis 50 ans, avait répudié la souveraineté des rois de Tlemcen, et déclarait celle-ci vassale de l'Espagne. En même temps, les Algérois concé¬daient au roi d'Espagne l'îlot de Stofla, la principale des petites îles, pour y construire un fort et y tenir garnison. Aussitôt, Pedro Navarro construisit la forteresse qui prit le nom de Penon de l'Argel et y installa une garnison de deux cents hommes (1).
Le Penon était bordé par la mer à l'ouest et entouré ailleurs par les canaux qui le séparaient des îlots voisins. Le plus grand de ces îlots situé au sud et au sud-est, paraît avoir reçu quelques construc-tions espagnoles.
La citadelle espagnole se composait de deux ouvrages qui menaçaient la ville et tenaient ses habitants en respect.
Pendant dix-neuf ans, les Espagnols occupèrent le Penon dans des conditions parfois difficiles par suite de l'incurie du gouvernement espagnol et de l'hostilité des habitants d'Alger; souvent on y manquait de vivres et de poudre et il fal¬lait faire venir des Baléares l'eau douce nécessaire à la garnison. Les Algériens, qui avaient d'abord bien accueilli les Espagnols, ne tardèrent pas à s'irriter de la présence des chrétiens ; ils refusaient de fournir des vivres aux habitants de la forteresse et les empêchaient de prendre de l'eau aux fon¬taines de la ville.
En 1516, le roi Ferdinand étant mort, les gens d'Alger espèrent, à la faveur des troubles que devait créer le règlement de sa succession, se soustraire à la domina¬tion des Espagnols. Le Penon était comme une épine dans le cœur et ils appelèrent à leur secours le corsaire Aroudj qui était célèbre par ses exploits contre les chrétiens.
Aroudj s'empressa de répondre à l'appel des Algériens. Il attaqua la forteresse espagnole mais, à cause de la faiblesse de son artillerie, il ne lui causa aucun dommage notable et, au bout de vingt jours, il dut abandonner son entreprise sans avoir obtenu le moindre résultat. Au mois de mai 1529, Kheir ed Dine, qui avait remplacé son frère Aroudj comme souverain d'Alger, trouva le moment propice pour se débarrasser de la garni¬son espagnole du Penon dont l'existence était à la fois pour lui une humiliation et une gêne ».
Voir la suite : http://www.cerclealgerianiste.fr/index.php/archives/encyclopedie-algerianiste/histoire/histoire-avant-1830/periode-islamique/361-histoire-de-l-amiraute-d-alger

L’AMIRAUTÉ observée par deux chevaliers de Malte

"DEUX CHEVALIERS DE MALTE EN MISSION OBSERVENT LE PORT D'ALGER A LA FIN DU XVIème SIÈCLE
La muraille du rivage court également du Sud-Est vers le Nord-Ouest presque en ligne droite. Presqu'au milieu de (cette muraille) sort une langue de terre, qui forme comme 'un bras replié dans la mer à son coude, le terrain s'élargit beaucoup et forme comme une presqu'île. Le bras sert de port ou môle la presqu'île -sert d'arsenal. On voit que le dit môle a été fait artificiellement, il ne peut contenir plus de vingt galères. Le fond y est grand, si bien que peuvent y entrer n'importe quelles grandes naves. Mais ce n'est pas une place sûre pour l'hiver car, outre les vents dangereux qui sont ceux d'Est-Nord-Est et d'Est-Sud-Est, on doit y craindre aussi les renversements et les sautes des tempêtes venant d'autres aires de vent, surtout du Nord-Nord-Est. Il convient par suite en hiver de tirer à terre la majeure partie des vaisseaux, de démâter les rares qui restent en mer et de bien amarrer. Le port possède aussi une darse qui pénètre dans la ville elle-même où l'on peut tirer à terre quatre galères et quelques autres petits vaisseaux ; elle se ferme avec sa porte. (Cette darse) fait également office d'arsenal. A l'ultime pointe de l'entrée, le môle porte une petite tour avec deux pièces d'artillerie légère, qui sert pour la garde du même et de l'île. Celle-ci est entourée d'une muraille basse vers le rivage au dehors. Bien que la garde de cette tour soit très faible et peu importante, l'île et le môle sont néanmoins bien gardés et flanqués par les boulevards et courtines de la ville. (Ils sont protégés) surtout par dix grosses pièces de bronze placées sur une grande plate-forme faite dans les murs de la ville, qui donnent au-dessus du môle.
Extraits d'un rapport des Chevaliers F. Lanfréducci et J. Bosio - 1687. Revue Africaine - 1925".

L’AMIRAUTÉ:

A PROPOS DE la DARSE

''Darse et Arsenal sont deux mots qui, d'après Bloch et Wartbourg, viennent tous deux de l'arabe Dar Sinâ'a - arsenal maritime, littéralement « maison où l'on construit ». Darse est le mot génois, tandis qu'arsenal désignait d'abord l'arsenal de Venise''

 

Le PHARE

ALGER - LA DARSE DE L'AMIRAUTÉ

LA JETEE KHAIR ED-DIN


''Aussitôt maître du Pegnon, Khaïr ed-Dîn fit démolir l'enceinte crénelée du fort et les bâtiments ; il ne conserva qu'un bastion servant de batterie du côté du large et une tour sur laquelle il installa un fanal.
Au-dessus de la porte d'entrée de cette tour, on voit encore un écusson en pierre, sur lequel paraissaient avoir été sculptées, et grattées depuis, les armes d'Espagne.
Les débris de démolition furent employés à relier entre eux les petits écueils qui formaient une ligne presque droite entre l'îlot du fort et la côte ; ce fut l'origine du môle qui a conservé le nom de Khaïr ed-Dîn. Ce travail fut achevé avec des pierres arrachées aux constructions romaines de Rusgunium (Matifou) d'une part, et prises à des carrières voisines d'autre part ; en même temps, une partie des canaux qui entouraient les îlots fut comblée, et l'ensemble du groupe rocheux devint une presqu'île.
Ces travaux, auxquels furent employés tous les esclaves chrétiens durèrent trois ans, La date du 27 mai 1529 marque un des tournants de l'histoire algérienne ; elle fut le point de départ de l'ère d'Alger''.

 

Le port Militaire :

''• Les gros navires ne pourraient pas venir s’amarrer au quai de la Darse .
Ils restent un peu plus loin vers le milieu du nouveau port, à l’abri des jetées.
• La jetée Nord longue de 700 mètres ne peut abriter les navires qui calent plus de 5 mètres d’eau.
• Quand le vent souffle du Nord,
o les vagues déferlent avec furie sur les blocs de la jetée et semblent vouloir en escalader les plates-formes.
o Mais il faut que la mer soit réellement démontée pour qu’elle présente ce spectacle à la fois
terrifiant et magnifique''.

 

L’AMIRAUTÉ: les aménagements de l'amirauté par les Turcs puis par les Français.

''Au nord-est de l'Amirauté,
•'' on aperçoit un bastion de forme circulaire, massif, supportant une tour octogonale dont le sommet sert de phare.

• Ce bâtiment a été édifié sur les ruines du fort du Peñon construit par les Espagnols en 1510 et pris par Khayr al-Din en 1529.

• La tour élevée en 1541, date du règne du Bey Hassan Agha.

o Hassan Agha successeur de Khayr al-Din dont il était le Khalifa.
o C' était un renégat Sarde, il règna de 1533 à 1545.

Le phare du Peñon.
Cette jetée nord,
• autrefois édifiée sur des rochers épars, formait la première Darse d’Alger au temps
de Barberousse et de ses galères.

• C’était un endroit stratégique pour les Raïs qui dirigeaient une flotte considérable.
A l’époque, ils étaient responsables de la sécurité de la ville et de sa prospérité grâce à leurs prises.

• Les turcs aménageront une jetée sommaire que les Français consolideront par de lourds blocs de ciment pour former la jetée que nous connaissons.

Le bordj El Fanar vu de l'autre côté de la jetée en 1900.

Le port Militaire :
• Les gros navires ne pourraient pas venir s’amarrer au quai de la Darse .
Ils restent un peu plus loin vers le milieu du nouveau port, à l’abri des jetées.

• La jetée Nord longue de 700 mètres ne peut abriter les navires qui calent plus de 5 mètres d’eau.

• Quand le vent souffle du Nord,

o les vagues déferlent avec furie sur les blocs de la jetée et semblent vouloir en escalader les plates-formes.

o Mais il faut que la mer soit réellement démontée pour qu’elle présente ce spectacle à la fois
terrifiant et magnifique''.

L’AMIRAUTÉ: Chantier lancé par l'adminstration coloniale en en 1935

''Le service des Ponts et Chaussées a entrepris, depuis quelques jours, un travail très utile : l'élargissement de l'entrée de la rampe de l'Amirauté. Cette voie très passante, empruntée par tous les poids lourds détournés des boulevards Carnot et de France, s'amorçait en effet d'une manière un peu trop exiguë sur le boulevard Amiral- Pierre et de nombreux embouteillages se produisaient à cet endroit.
Lorsque les travaux entrepris et rondement menés seront achevés, les deux virages s'ouvriront plus largement rendant très aisé l'accès de la rampe de l'Amirauté.
Ce travail est doublement profitable car il facilitera la circulation et permet l'emploi de nombreux ouvriers.

Nous avions annoncé, voici quelques mois, que les services des Ponts et Chaussées, en accord avec les services municipaux, avaient entrepris l'élargissement de l'accès de la rampe de l'Amirauté sur le boulevard Amiral-Pierre. Ce travail est aujourd'hui terminé et ce carrefour, où de fréquents embouteillages se produisaient, sera maintenant dégagé et d'un abord facile. Nous avions annoncé, voici quelques mois, que les services des Ponts et Chaussées, en accord avec les services municipaux, avaient entrepris l'élargissement de l'accès de la rampe de l'Amirauté sur le boulevard Amiral-Pierre. Ce travail est aujourd'hui terminé et ce carrefour, où de fréquents embouteillages se produisaient, sera maintenant dégagé et d'un abord facile. Nous avions annoncé, voici quelques mois, que les services des Ponts et Chaussées, en accord avec les services municipaux, avaient entrepris l'élargissement de l'accès de la rampe de l'Amirauté sur le boulevard Amiral-Pierre. Ce travail est aujourd'hui terminé et ce carrefour, où de fréquents embouteillages se produisaient, sera maintenant dégagé et d'un abord facile''.

 

ALGER - LA DARSE DE L'AMIRAUTÉ

LA JETEE KHAIR ED-DIN

''Aussitôt maître du Pegnon, Khaïr ed-Dîn fit démolir l'enceinte crénelée du fort et les bâtiments ; il ne conserva qu'un bastion servant de batterie du côté du large et une tour sur laquelle il installa un fanal.
Au-dessus de la porte d'entrée de cette tour, on voit encore un écusson en pierre, sur lequel paraissaient avoir été sculptées, et grattées depuis, les armes d'Espagne.
Les débris de démolition furent employés à relier entre eux les petits écueils qui formaient une ligne presque droite entre l'îlot du fort et la côte ; ce fut l'origine du môle qui a conservé le nom de Khaïr ed-Dîn. Ce travail fut achevé avec des pierres arrachées aux constructions romaines de Rusgunium (Matifou) d'une part, et prises à des carrières voisines d'autre part ; en même temps, une partie des canaux qui entouraient les îlots fut comblée, et l'ensemble du groupe rocheux devint une presqu'île.
Ces travaux, auxquels furent employés tous les esclaves chrétiens durèrent trois ans, La date du 27 mai 1529 marque un des tournants de l'histoire algérienne ; elle fut le point de départ de l'ère d'Alger''.

 

L’AMIRAUTÉ: El MEZWER (Ras el Moul)

Le Musoir
Comme on a dérivé St Eugéne en’’ Santogé’’, Champs de manœuvres en ‘’chamanouf’’, St Benois en ‘’sidi valoua’’, St Arnaud en ‘’Satarno’’ ;
EL MEZWER ou RAS EL MOUL.
Oui, dans ma jeunesse on allait se baigner au ‘’El Mezwèr’’ ou’’ Ras el Moul’’.
Il faut dire qu’à l’époque les contrôles des entrées dans le port en générale étaient très souples.
En plus des cartes de sportifs qui nous ouvraient facilement l’accès, on arrivait toujours à pénétrer les lieux sous couvert des marins, des plaisanciers et quelquefois même des militaires.

Cette dénomination de ‘’MEZOUWER’’ n’a suscité ma curiosité bien sur le tard puisque depuis toujours, j’ai assimilé ce nom à : premier (amezwarou) en kabyle puisque s’agissant d’une jeté avancée de l’amirauté, le nom ne peut signifier rien d’autre que la première jetée, d’où ‘’El MEZWER’’. En fait, notre ‘’el MEZWER’’ n’est autre que le dérivé algérois de :
Comme l’aurait si bien dit Sid Ali Alalou dans sans pitié : El Mezouère bi loughati Molière al assiiiiiila veut dire le Mu…SOIR
Le MUSOIR qui désigne : l’extrémité, généralement arrondie, d'une digue, d'une jetée ou d'un môle, faisant une avancée dans la mer.
RAS EL MOUL : Comme on le constate sur la carte, c’était un des ilots qui renfermaient les forts de défense de la ville. Malgré toutes les transformations qu’on subit les lieux, on désigne encore de nos jours cet endroit sous le nom de RAS el MOULE ou de MEZWER.
Les voiliers du Yachting Club Algérois et du Sport Nautique se retrouvaient le dimanche en mer pour des régates âprement disputées entre le musoir nord de la jetée et La Pérouse.
Voilà la photo.
Ce qui est en couleur c’est des ajouts personnels pour plus de compréhension.
La fourchette en blanc barrée d’un trait noir, c’était, jusqu’à la mi 70’s, un boulevard de l’amirauté qu’on empruntait dans les deux sens en voiture pour monter à la rue de la Marine et les deux mosquées, Bab El Oued, la Pêcherie et vice versa.
Depuis l’entrée de la zone militaire a été avancée jusqu’au trait noir et le passage vers BEO et la Pêcherie se fait sous le tunnel que l’on voit en noir au centre du trait.
SEO de ma part.

L’AMIRAUTÉ: I). Le Mausolée de Sidi Brahim El Bahri

''Au commencement du XVIIIe siècle, Laugier de Tassy signale la présence, à cet endroit, d'un édifice carré au milieu duquel se trouvait une cour entourée d'une balustrade et ornée de quatre fontaines. L'amiral et les offi¬ciers de marine y tenaient tous les jours leurs assemblées. Sur les côtés de l'édifice, un banc de pierre couvert d'une natte, c'est là que, suivant la tradition, les captifs étaient débarqués à leur arrivée. En attendant d'être conduits chez le dey et au « badestan » (marché aux esclaves), ils demeuraient exposés à la curiosité et aux injures de la foule. Cet édifice, dont on ne reconnaît pas les traces, a été remplacé par le pavillon de l'ami¬ral au commencement du XIXe siècle. Le marabout qui se trouve auprès de la voûte du coude est consacré à Sidi-Brahim El Robérini El-Bahri. Les restes de ce saint personnage auraient été inhumés en cet endroit avant la construction des batteries dans les¬quelles le monument est encastré. Ce Sidi-Brahim serait le fils d'un mara¬bout célèbre qui a son tombeau à Cherchell où sa famille, les Robérini, a joué un rôle politique important au moment de l'occupation française. Sidi-Brahim serait venu à Alger par la mer, c'est pourquoi on lui a donné le surnom d'El-Bahri (le marin). Il est l'objet d'un culte particulier de la part des marins musulmans d'Alger. Chaque année, de nombreux pèlerins se rendant à Cherchell, viennent en procession avant leur départ faire une visite au tombeau de Sidi-Brahim à l'Amirauté''.


: II). Le Mausolée de Sidi Brahim El Bahri

L’AMIRAUTÉ

 

Le mausolée existait jusqu’au début du XIX éme siécle.
Il renfermait la tombe de Sidi Brahim El Robérini el Bahri encastrée lors de la reconstruction du pavillon de l’amiral françaises au début de la colonisation .
Il serait le fils d'un mara¬bout célèbre du nom de Robérini qui a son tombeau à Cherchell où la famille Robrini dont descend le chanteur feu Said Robrini –Allah Yrahmou- y vit encore de nos jours.

L’AMIRAUTÉ: III). Le Mausolée de Sidi Brahim El Bahri

Le mausolée existait jusqu’au début du XIX éme siécle.
Il renfermait la tombe de Sidi Brahim El Robérini el Bahri encastrée lors de la reconstruction du pavillon de l’amiral françaises au début de la colonisation .
Il serait le fils d'un mara¬bout célèbre du nom de Robérini qui a son tombeau à Cherchell où la famille Robrini dont descend le chanteur feu Said Robrini –Allah Yrahmou- y vit encore de nos jours.

L’AMIRAUTÉ: IV). Le Mausolée de Sidi Brahim El Bahri

Le mausolée existait jusqu’au début du XIX éme siécle.
Il renfermait la tombe de Sidi Brahim El Robérini el Bahri encastrée lors de la reconstruction du pavillon de l’amiral françaises au début de la colonisation .
Il serait le fils d'un mara¬bout célèbre du nom de Robérini qui a son tombeau à Cherchell où la famille Robrini dont descend le chanteur feu Said Robrini –Allah Yrahmou- y vit encore de nos jours.

 

Vue du phare au clair de lune.

« Ce photochrome du port d'Alger est extrait de « Regards sur les habitants et les sites d'Algérie », du catalogue de la Detroit Publishing Company (1905). Il montre également un des phares du port, construit en 1544 sur le site d'un ancien château espagnol et du fort du Peñón. Dans l'édition de 1911 de son ouvrage La Méditerranée, ses ports et ses routes maritimes : manuel pour voyageurs, Baedeker écrit : « Avant l'époque française, l'ancien port, également appelé la darse de l'Amirauté, construit par Khayr ad-Din Barberousse, était le seul port ». Pirate gréco-turc, Barberousse (1478–1546 env.) fut également un amiral ottoman et pacha d'Alger. Il détruisit le fort du Peñón et utilisa les pierres pour construire un brise-lames formant le port intérieur. Au milieu du XIXe siècle et au début du XXe, les Français agrandirent le port à grands frais jusqu'à ce qu'il s'étendît finalement sur plus de 86 hectares.

Mis en ligne par Omar Bouazza

omarbouazza@yahoo.fr

 

 

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