Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 11:14

 

 

La désillusion:

Photo1447La kalâa des Beni Abbes, j’ai commencé à la connaitre a travers les récits et les écrits qui lui ont été consacrés notamment les articles de presse dédiés annuellement (le 05 mai) à l’occasion des commémorations de l’insurrection de 1871.

Mais très jeune déjà, je remodelais en moi-même la légende épique de l’épopée de Hadj Mohamed el Mokrani que nous narraient nos ainés.

Ces narrations berçant mon enfance, Je me transposais carrément dans l’époque et forgeais virtuellement une image animée des acteurs du moment.

 Je donnais vie dans mon imaginaire à la citadelle avec ses murailles et ses meurtrières, ses chevaux harnachés, les soldats avec leurs épées et leurs longs fusils (mousquets), la fonderie ou se moulaient les pièces d’artillerie et se façonnaient les affuts des canons.

Au fil de l’âge, je réactualisais en fonction des informations que je puisais des différentes lectures sur la vie de cette citadelle.

Je gardais toujours en moi ce désir de me rendre sur les lieux pour constater de visu et juxtaposer l’imaginaire avec la réalité.

Ce moment est venu le 22/05/2014 sur insistance d’un groupe d’amis qui partageaient le même souhait que moi.

D’Alger nous nous rendîmes la veille et passâmes la nuit au village d’Ath Saidha.

Le lendemain matin nous partîmes dans deux voitures.

Nous marquâmes une halte à Ighil Ali et sous la statue imposante de Jean el Mouhoub Amrouche, chacun d’entre nous partit dans l’évocation des souvenirs du passé.

Après les cafés de la matinée, nous reprîmes la route sinueuse qui grimpait à mesure que nous avancions.

Vu de la route, le village d’Azrou ressemblait à une miniature juchée je ne sais par quelle magie en équilibre sur un ‘’pain de sucre’’.

Quant à Moka et les deux villages d’Ath Said et d’Ath Ahmed qui la composaient, il nous semblait que la route l’effleurait tout en la caressant de son aile invisible.

C’est à partir d’ici que la vue panoramique sur la vallée de la Soummam s’est estompée et s’offre à nous un autre relief montagneux qui se magnifiait à nos yeux de citadins habitués aux imposantes géométries sans âme des cités urbaines.

 Plus loin nous quittâmes l’axe Médjana/BBA pour  emprunter une petite route de montagne qui nous mena jusqu’à la rentrée de la Kalâa qui culmine à plus de 1000 m d’altitude.

De ce promontoire nous avions une vue d’ensemble sur le site.

D’emblée, s’effritèrent mes illusions.

Hormis l’imposante mosquée en cours de rénovation (opération de lifting serait le terme le plus appropriée) qui occupe une partie de la place, et un pan de mur encore debout, seuls témoin d’une époque glorieuse, Il y avait photo avec les villages de montagne Kabyles.

            N'étaient les écrits que j’ai eu à compulser et dont la fiabilité ne saurait être remise en cause, à priori, j’aurais été tenté de déduire -eu égard à l’état des lieux- que cette cité au passé pourtant prestigieux, reposerait sur une légende.

Si la kalâa que nous visitons aujourd’hui est là en tant qu’espace, alors l’essentielle qui a fait sa renommé s’est malheureusement estompé par l’usure du temps et surtout par cette indifférence et ce détachement pour tout ce qui relève de notre passé.

L’engouement est frappant lorsque l’on veut habiller le présent de faits historiques qui encensent des lieux et/ou des acteurs d’une époque toute récente.

Et pourtant, jugez-en par les écrits que nous résumons ci-dessous et qui édifieront le lecteur sur un pan de notre histoire aujourd’hui enfouie dans les tréfonds des cachots de l’ignorance et de la bêtise humaine.

Il me revient un adage qui dit :

‘’Un fossoyeur est fait pour creuser des  tombes parce que c’est ce qu’il sait faire le mieux’’.

Les écrits de certains auteurs que nous avions cités précédemment dans ce même blog, et que nous reproduisons dans une synthèse en bas de page, résument la situation passée et présente de la citadelle :

 Epilogue :

Point de vestiges de ces lieux prestigieux qui ont nourri mon imagination.

Encore moins de musée, de restauration et de mausolées.

La réalité, en l’espace d’une visite, reprend sa place et me plonge aujourd’hui dans la frustration.

A titre comparatif, il me vient à l’esprit, la petite ville de Belgique du nom d’Ypres (Ieper), -que j’ai eu la chance de visiter- prise en sandwich entre deux fronts, a été le siège de batailles sanglantes ayant fait plus de 300 000 morts parmi les alliés de la guerre 1914/1918

.Elle eu à subir pendant 4 ans des bombardements qui l’ont totalement rasée.

Elle compte aujourd’hui plus de 170 cimetières militaires.

Après l’armistice, ce village par la volonté des hommes renait de ces cendres.

Ce qui est frappant, c’est cette mobilisation et cette abnégation pour maintenir vivante la mémoire de cette ville.

A ce titre, tous les soirs à 20h précises et cela depuis 1918, oui je dis bien 1918 (96 ans), qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, sous la porte de Menin se déroule au son du clairon, le "Last Post", la cérémonie d'hommage aux victimes de guerres et à cette ville qui témoigne encore et toujours des conséquences des conflits armés.   

 Quant à nous… sans commentaires.

Le vestige esseulé dans sa noblesse, majestueux dans son maintien et authentique dans son architecture;

c’est ce pan de mur (voir photos) qui demeure comme l’auréole d’une cité ayant marqué son époque.

 

Photo1446Photo1449
Comme bien même, d’autorité, l’on fasse peser une chape de plomb sur la vérité historique, la postérité s’attribue toujours le pouvoir du jugement…dernier.

Nul n’est éternel, nous sommes tous des mortels.

PS/ Du point de vue de la préservation du patrimoine historique et culturel, la satisfaction est quand même venue de l’association qui a immortalisé pour la postérité la mémoire de Jean El Mouhoub Amrouche dans son village d’Ighil Ali.

 

 

 

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

 

Résumés:

<<‘’Le site de Kalâa était un fort hammadide lié à la Kalâa des Béni Hammad qui abrite un contingent militaire pour assurer le contrôle du passage stratégique des « portes de fer » (Bibans) ainsi que la vallée de la Soummam et une étape du triq sultan, le site comportait :

  • le fort militaire hammadide : il n’en reste actuellement que des vestiges sur les lieux appelés Akhriv Ouziri (ruines de Ziri) ;
  • la place d’armes hammadide : lieu de présentation des troupes situé devant la Grande Mosquée, appelé actuellement Loudha Laâli ;
  • la fonderie de Kalâa (1566-1871) : des français explorateurs et des officiers de l’armée française ont signalé l’existence de pièces d’artillerie de gros calibre trouvées à Kalâa entre 1848 et 1865. Charles Féraud (officier traducteur) a signalé dans la Revue Africaine, l’essor qu’ont connu ces canons appelés par les spécialistes « Tours de force » vu leur volume et leur poids.’’

‘’Les fils du sultan Abdelaziz ont choisi le site de la Kalâa au XVIe siècle pour sa difficulté d’accès et sa position défensive afin d'édifier leur capitale;

la Kalâa comportait pendant cette période :

  • le palais royal (aucune trace n’en reste) ;
  • le quartier entourant le palais royal dont il reste des vestiges à ce jour. Un explorateur français[a réalisé une esquisse d’une maison de Kalâa composée d’une cour intérieure et un rez-de-chaussée et d’un étage, avant que Kalâa ne soit saccagée par le général d’Armand en août 1871. Certaines parties du quartier ont été totalement reconstruites ; toutefois, le cachet architectural originel demeure en plusieurs endroits, des portails portent encore des gravures réalisées par les sculpteurs juifs et mauresques de l’Andalousie ;
  • les remparts : jusqu’à ce jour on peut observer les vestiges de fortes murailles dans certaine zones notamment à Thagurth Ou Aji (porte de Aji, à l’entrée de Kalâa) et à Thagurth El Bordj (la porte de la citadelle, entrée nord-est) appelé S’Sour Ouroumi ;
  • les sites historiques : mosquées, mausolées et garnisons militaires, Kalâa compte au total 14 mosquées et mausolées.’’

‘’En 1553, la kalaa connait la première expédition ottomane, le mur d’enceinte de la kalaa est édifié suite à cette expédition.

 

‘’Pour sa part, le professeur Djamil Aïssani, commissaire de l’exposition, président de «Gehimad» et enseignant à l’Université de Bejaïa déplore le fait que la mémoire de ce royaume ne se soit pas perpétuée même au niveau local. « On n’a pas donné l’importance qu’il fallait à cette dynastie. Ce qu’on avait mis en avant, c’est cheikh El Mokrani, c’est-à-dire qu’on a limité 500 ans d’histoire à quelques dizaines d’années, il fallait faire ce travail qui est le fruit de 15 ans de recherches » relève-t-il’’.

‘’Pour le sociologue et anthropologue Youssef Nacib, Ath Abbas a été « un royaume comme

pouvait l’être un royaume au XVIe siècle, c’est-à-dire que c’était un ensemble de villages qui ne représenteraient pas aujourd’hui un Etat bien entendu ». Et d’ajouter : « Mais ce qui est important, c’est de savoir se réapproprier objectivement son passé, qu’on le veuille ou pas un royaume comme celui des Beni-Abbas fait éminemment partie de notre histoire et de notre passé. Aujourd’hui évidemment, les données ne sont plus les mêmes, on peut sourire à l’idée que c’était un royaume alors qu’aujourd’hui il ne représenterait même pas une wilaya dans ce grand ensemble qu’est la nation algérienne, mais connaître son histoire, a-t-il ajouté c’est s’approprier un élément identitaire oublié, c’est s’approprier un élément sous-tendant une psychologie sociale d’importance.» « C’est intéressant a-t-il ajouté aussi de savoir que les siècles précédents ont connu une vie que nous avons eu à l’époque des gens qui étaient organisés, étudiaient, produisaient. Cela montre simplement une évidence, c’est que l’histoire relève du continu, c’est-à-dire que l’Algérie n’existe pas depuis1962, elle existait bien avant avec des données historiques, économiques différentes.» Et de conclure : « Mais cela appartient quand même à notre histoire. » Le professeur Slimane Hachi, directeur du CNRPAH abonde dans le même sens : « Nous essayons, avec le ministère de la Culture, de faire connaître, de faire des recherches, de publier, d’éditer et d’intervenir dans la scène culturelle de la nation ». Il impute l’effacement de cet événement historique à « la question de la diffusion de la science, des connaissances et de l’histoire » au sein de la société. Selon lui il ne s’agit pas d’une « exhumation » mais d’une « mise au présent ». « Nous sommes un centre de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques dont la mission est de diffuser l’histoire, diffuser tout ce qui a été grand dans ce pays » a-t-il dit. Et de relever : « La Kalaâ n’ath Abbas est un de ces moments, un de ces lieux forts qui représentent notre histoire. On fête le 500e anniversaire de la fondation de ce royaume indépendant au cœur des Bibans, qui s’est étendu jusqu’à Bougie, donc nous avons une histoire longue de plusieurs décennies ». Et de conclure qu’ « Il est important que les Algériens connaissent les hauts faits de leur passé ».

Par : LARBI GRAÏNE

Selon Mourad Nacer http://www.elwatan.com/dist/puce.gif, directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa, la Qalaâ n’Ath Abbès aura bientôt son musée. Il regroupera un ensemble d’objets et de documents historiques liés à la culture et l’histoire du royaume, qui a défié les Espagnols et les Ottomans et assuré une permanence maghrébine aux XVe et XVIe siècles. L’idée de l’érection d’un mausolée en l’honneur de Mohamed El Mokrani et de son frère Boumezrag a également été retenue par les autorités de la wilaya. Comme pour Cheikh Aheddad et ses deux fils Aziz et M’hand, il est question, en effet, de transférer les ossements des deux chefs des Ath Moqrane, El hadj Mohamed, enterré dans le cimetière familial de Djamaâ El Kebir et Boumezrag, enterré au cimetière de Sidi M’hamed, à Alger, vers un mausolée digne de leur statut de figures historiques nationales. Par ailleurs, nous avons également appris qu’une opération de restauration de la Qalaâ n’Ath Abbès a été inscrite pour l’année 2010, sur proposition du wali de Béjaïa avec l’appui du ministère de la Culture. Cette opération concerne le mausolée du sultan Ahmed Ben Abderrahmane, dit mosquée Ousahnoun, la grande mosquée dite Djamaâ El Kebir, le mausolée de Cheikh El Mokrani, sa maison, la medersa des oulémas musulmans construite en 1934 ainsi que la poudrière souterraine de Mokrani.

Par Djamel Alilat

C’est la dernière révolution, celle de 1954, qui a porté un coup fatal à Kalaâ. Haut lieu de la résistance, le village a été bombardé lors de l’opération dite “Pierres précieuses” — appréciez l’ironie— et décrété zone interdite par les autorités coloniales. D’Ighil Ali, une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau, on envoyait des obus de mortier à la moindre lueur de bougie et au moindre mouvement suspect repérés à Kalaâ.

  Nous poursuivons notre pèlerinage pour aboutir à Tajmaâth Nettzayart où quelques enfants jouent avec de la neige. Ils sont venus avec leurs parents pour le week-end et parlent en arabe. Ici, l’histoire vous interpelle à chaque coin de rue. “Là, nous dit Abdelmalek, C’est la maison du caïd Izem. Il y avait le téléphone du temps où cela n’existait peut-être même pas à Alger”. “Nous pénétrons dans une autre maison abandonnée, mais qui a dû être prestigieuse au vu de ce qui en reste. Akham El-Valar était la demeure d’un caïd qui a pris la fuite. Le colonel Amirouche en a fait son PC. Le PC proprement dit est dans une pièce qui donne sur un ravin vertigineux. En cas d’alerte, on pouvait s’y échapper facilement. De là, nous nous rendons à Chaffa. Un promontoire rocheux situé à l’extrémité du village et qui domine toute la vallée au-dessous de Kalaâ. à nos pieds, des falaises abruptes de près 500 mètres où la vue vous coupe littéralement le souffle. Elle embrasse tout le versant sud du Djurdjura, une grande partie de la vallée de la Soummam, le massif des Bibans jusqu’à Kherrata et vers l’ouest jusqu’à l’entrée de Bouira. Assurément, l’altitude de Kalaâ, qui est de1100 mètres, permet une vue à laquelle seuls les aigles sont familiers”.

“Vous voyez cette petite maison en bas, nous dit Abdelmalek, c’était la synagogue juive. On l’appelle encore, aujourd’hui, El-djamaâ Touzzaguine”. >>

 
Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 21:46

Ecole d'Ouled Saida 1949

Ecolier 1949 bulles
 

 

 

 

 

Identification (par ordre numérique):

01-   Benadrouche   Salah                             02-   kichou Hocine                       03-   Saadi Omar 

04-   Abdoune Kamel (dcd)                            05-   Benamar Achour                  06-   Zemiti Hocine 

07-   Non identifié                                           08-   N.I                                           09-   N.I

10-   Dahmani Djelloul (dcd)                        11-   N.I                                            12-   Hamitouche Smail

13-   Hamitouche Omar                                 14-   N.I                                           15-   Abdoune Mokhtar

16-   Fille de l’instituteur                                17-   Hamoudi Malek (dcd)         18-   Dahmani Hocine(dcd) 

19-   N.I                                                            20-   N.I                                           21-   Bouazza Ahmed

22-   Zemiti Ahcéne                                         23-   Abdoune Slimane (dcd)     24-   Benadrouche Md Ouameur (dcd)

 25-   Mihoubi  Tahar 

 

Le 17 juin 2015: Mise à niveau de la liste des écoliers.

Je remercie vivement Monsieur Smail HAMITOUCHE qui a apporté sa contribution et a permis de faire avancer l’identification des potaches de 1949.

Il a reconnu les personnes suivantes :

  • N° 08           - Monsieur ADROUCHE Amar

  • N° 14           - Monsieur KIRAT Mohand

  • N° 20           - Monsieur BACHIR Said

Dont acte.

P/S: il ne reste plus que 04 personnes à identifier. En l’occurrence les N° 07, 09, 11 et 19.

Les bonnes volonté à vos souvenirs!!!.

Omar BOUAZZA

omarbouazza@yahoo.fr

 Obs/ Sur un total de 25 élèves, 18 (+3 le 17/06/2015) ont été identifiés et émergeant exceptionnellement du lot, eh oui en 1949 déja, une fille se positionne sur la voie de l’émancipation.

Par le passé, les filles de nos contrées ne partageaient avec l’école que la communauté du genre… féminin.

Une fille à l'école au milieu de garçons et c'était précurseur.

Une innovation qui a brisé un certain tabou misogyne (ce tabou continue malheureusement à trainer ses guêtres dans le pays post indépendance).

Comme quoi, Ouled Saida était, en ces temps déjà lointains, en avance sur son temps en termes de droits à l’instruction et à l’émancipation de… la femme.

Ces concepts qui font de nos jours le fonds de commerce de nos politicards surannés étaient en usage depuis fort longtemps chez nos grands-mères.

Quelques unes d’entre elles aujourd’hui disparues avaient d’ores et déjà clos leurs études et maitrisaient magistralement la langue française.

C’est le lieu ici de leur rendre un vibrant hommage.

Une pieuse pensée aux six personnes rappelées à Dieu et immortalisés par cette photo en l’occurrence :

-          Abdoune Slimane

-          Dahmani Djelloul

-          Abdoune Kamel

-          Dahmani Hocine

-          Hamoudi Malek

-          Benadrouche Md Ouameur

-     et aux autre disparus.

Ina li Allah wa ina ilayhi radj

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 15:22

 

Souvenir de mon grand père

Du haut de ma stature qui ne dépassait pas trois pommes j’essayais de toiser mon père;

 ah mon Dieu ce qu’il est grand et moi tout menu.

Quand j’esquissais l’évaluation de son âge, dont l’étalon de mesure était des plus aléatoire du point de vue du mien, je trouvais qu’il était âgé mais pas vieux comparativement à mon grand père qui lui était à mes yeux d’un âge très avancé puisque sa barbe, ses cheveux à l’instar de son burnous et de sa gandoura rivalisaient de blancheur avec le Djurdjura recouvert de neige en février.

Je continuais à fantasmer sur les choses en leur donnant un sens des plus approximatifs et surtout imaginaires.

Mais c’est à l’adolescence que s’imposa à moi une visibilité de mon environnement et appréhenda la juste mesure des choses.

       AÂmmi Aâdarouche et Tayeb Benacer-copie-1 Voila un souvenir en compagnie de mon grand père quand moi j’avais 10 ans et lui 80.

Malgré sa canne qui constituait pour lui un accessoire plutôt d'apparat, il tenait bien sur ses jambes et maintenait les rennes familiaux d’une main ferme.

J’en ai tout de même profité de sa compagnie et des conseils qu’il me prodiguait du haut de ses 105 ans (1871-1976).

Voila résolue l’énigme qui consistait à se demander pourquoi les gens de tous âges, fussent elles frappées par les signes de vieillesse, t’appelaient tous Aâmmi Aâdarouche.

105 ans, respect oblige, leur doyen tu étais.

Repose en paix et que Dieu t’ouvre grandes les portes du Paradis.

Ton petit fils Md Tayeb.

Ecrit et mis en ligne par Omar Bouazza

Omar BOUAZZA

 

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 13:55

Ecole d'Ouled Saida 1949

 

                                                                           Ecole d'Ouled Saida 1949

 

* Oui, parfaitement, c'est bien lui qui, malgré son très très jeune âge, a eu l'intelligence de conserver jalousement aussi longtemps ce (son) ''trophée'' symbolisant toute une époque immortalisée désormais et à jamais pour la postérité.

 

Monsieur Zemiti Ahcéne que nous remercions beaucoup et saluons au passage, a eu l’amabilité de rappeler  aux souvenir de toutes les personnes ayant fréquenté l’école du village, la photo ci-dessous ayant immortalisé les élèves des classes de 1949.

Pour faire parler cette relique et la raviver dans le subconscient, mais aussi et pourquoi pas, suivre et retracer l’itinéraire de ces potaches

 -il en est issu sans aucun doute des universitaires et des cadres de valeur ayant servi le pays - ; 

nous invitons toute personne se reconnaissant sur cette photo ou toute autre pouvant identifier un ou plusieurs écoliers, de se manifester pour y apporter les compléments nécessaires.

Les bribes d’informations que j’avais glanées brièvement sur l’organisation des classes et de la dispense du savoir, malgré l’indigence de l’époque du point de vue matériel, relève d’un esprit ingénieux et mérite d’être conté autour de nous.

(Exemple de deux classes d’élèves de deux niveaux différents dans la même salle et sous l’autorité d’un seul maitre.

L’autre exemple frappant, c’est celui des études du soir à la lumière de la lampe au pétrole ‘’quinquet’’.

On m’a rapporté aussi qu’à la vue du maitre d’école, lorsque d’aventure, il venait à arpenter les venelles du village (l’école et les logements des enseignant étant excentrés), les enfants qui y jouaient, se mettaient au garde à vous jusqu’à ce que sa silhouette ait disparu).  

Et il y en a très certainement d’autres exemples difficilement imaginables de nos jours,

Le chapitre reste ouvert à toutes personnes de bonne volonté pouvant apporter leurs contributions.

A suivre…

Cordialement votre.


Omar BOUAZZA

 

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 13:13

Voici au 23 mai 2016, quelques statistiques de votre blog depuis sa création.

- Date de création: 21/04/2012

- Articles publiés: 71

- Pages dédiées: 21

- Abonnés au blog: 03

Total des visites depuis la création du blog

11368 visiteurs uniques

32904 pages vues

2.89 vues / visiteur

Merci beaucoup à tous pour votre fidélité

            C'est très encourageant lorsque l'on constate qu’il y a des personnes qui s'intéressent au blog et qui attachent une importance à la vie de la communauté, du village en particulier d'une part et à leurs origines d'autre part.

    Nous sommes une petite communauté composée d'environ 15 familles dont la quasi totalité de ses membres est éparpillée de par le monde.

Le corollaire de cet effritement, c’est la disparition quasi certaine de la grande famille des Ath Saidha dont le lien ombilical est entretenu bon gré mal gré par certaines bonnes volontés qui maintiennent à leur corps défendant les usages qui régissaient les rapports familiaux (silet arrahim).

    Tentons un exercice de mémoire et ressuscitons l’image du village dans le passé et superposons la sur le présent;

il n’y a vraiment pas photo.

Alors n'en rajoutons pas en nous émiettons par nos entredéchirements et nos comportements puérils, immatures et dénués de toute raison.

    Essayons tous ensemble de réhabiliter notre cohésion sociale.

Comment?

Tout simplement en nous basant sur des concepts ancestraux qui ont fait traverser à nos aïeux des siècles de cohabitation harmonieuse.

    Tous les habitant du village obéissaient à des codes de conduite intrangisants dont les paramètres essentiels reposaient sur des socles que sont :

Ø  l'honneur,

Ø  le respect,

Ø  l'esprit communautaire, 

Ø  la Fraternité,

Ø  l'entraide,

Ø  la sincérité,

Ø  la vérité,

Ø  la parole engagée, 

Ø  la solidarité,

Ø  le pardon,

Ø  la rahma,

Ø  le rapprochement les uns des autres et la compréhension mutuelle.

   En d'autres termes, vaincre la griserie de cette modernité d’importation sophistiquée et nous convaincre nous-mêmes en prenant conscience que nous faisons preuve d’entrisme en y pénétrant de plein pied sans gardes fous.

    L’image que nous renvoi le comportement excentrique et totalement déjanté de nos enfants en perte de repères ne force pas à la réjouissance.

    Réveillons nous et (ré)imprégnons nous de nos valeurs originelles.

    Ce sont ces valeurs qui ont prémuni nos ancêtres des diverses invasions et qui leur ont permis et jusqu'à nos jours de garder notre identité.

    Dépassons nos clivages  et rapprochons  nos enfants en les armant de connaissances, sur leurs origines communes et surtout sur leur ascendance, pour qu'ils puissent un jour se réapproprier leurs VALEURS et par conséquent leur IDENTITE.

Encore merci

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:30

 

Ath Saidha le 11 janvier 2014

La mosquée ancestrale du village

100 0121

 

Le village d’Ath Saidha est paisible et sa mosquée l’est encore davantage.

Par analogie à ce qui a été rapporté par des écrits sur la kalaa des Beni Abbas, les villages avoisinants dont l’existence anté, seraient tout au moins dans un nouvel aspect organisationnel et politique, le démembrement de ce qui deviendrait le royaume des Beni Abbes après la prise de Bougie par les Espagnoles en 1510.

La mosquée daterait, à priori, de la fin de cette époque ( XVIéme siècle) coïncidant avec l’avènement des Ottomans qui reconquirent les villes sous domination espagnoles.

Quelle que soit l’âge de cet édifice (ce qui n’est pas important en soit), elle a traversé les époques et elle a vu nombre de nos ancêtres accomplir leur devoir religieux et remercier Dieu clément et miséricordieux face à l’aisance et l’implorer face à l’adversité.

C’était le lieu de piété mais aussi la tribune ou l’on exposait devant l’Imam en présence de tous les priants, l’objet de tous différents ou tous autres conflits d’intérêts pouvant naitre de la cohabitation dans la cité.

La doléance étant entendue, une instance collégiale prend le relais pour suite à donner.

Exposée aux sages réunis en ce lieu mythique des villages Kabyles qui est Thajmaath, elle est traitée séance tenante ou différée à une date rapprochée.

Toutes solutions qui en découlent après délibération de cette autorité, laquelle est revêtue d’un pouvoir moral implicitement reconnu et respecté par tous, ne sauraient faire l’objet de contestations par les parties en conflit.

Tout contrevenant s’exposerait de fait à une condamnation unanime et exécutoire dont les plus légères se trouvent être l’amende (khtiya) et/ou la mise en quarantaine.

Et c’est comme cela qu’a été sauvegardée la cohésion communautaire à travers les époques.

 Un tel lieu (la mosquée) qui témoigne de l’histoire des civilisations et des religions se trouve, en d’autres contrées, sauvegardé et entouré de toute l’attention qui lui revient.

Il est reconnu comme patrimoine collectif et identitaire.

Notre mosquée aurait pu rencontrer un sort regrettable si ce n’est les âmes charitables et les donateurs qui ont veillé à sa restauration, son entretien et sa rénovation.

Tous ses efforts conjugués ont redonné un nouveau visage à ce lieu sacré (voir photos ci dessous).

 

Photo1192  Photo1195

 

Un couple de donateurs aujourd’hui disparus, ont vu de leur vivant, exhaussé leur vœux qui consistait à doter la mosquée d’un minaret.

Cette toute nouvelle réalisation donne désormais un cachet imposant à ce lieu et par extension à tout le village.

Le village a traversé les âges, plongé profondément dans l’anonymat des lieux.

Il était jusqu’alors confondu aux couleurs sans teint du relief rocailleux au point de faire corps avec les montagnes d’où sont issus les matériaux ayant servi à son édification (pierres et liants en terre).

L’imposante stature de cette excroissance, tout de blanc immaculé, a permis l’émergence du village, son identification et sa localisation à partir de plusieurs lieues à la ronde.

A ce couple et à toutes les âmes charitables, nous témoignons notre considération et rendons un hommage appuyé.

 

Photo1196  Photo1198

 

 

Ils demeurent encore et toujours des volontés agissantes, bénévolement et s’investissant physiquement et financièrement, à l’image de Benadrouche Mustapha et Kichou Mohamed, qui ne ménagent aucun effort pour la sauvegarde des lieux et la veille sur le bien être de tous.

C’est le lieu ici, de leur témoigner toute notre considération, les soutenir par une présence assidue et les assister ne serait ce que moralement.

Témoignons à ce lieu sacré tout le respect qui lui revient.

Tu donnes 1 et Dieu t'en donnera 10 et qui s'occupe des mosquées, lui est assuré le Paradis.

Omar BOUAZZA

 

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

https://www.youtube.com/watch?v=oRCr82YpClA

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:17

Cet étudiant a obtenu 0/20 sur cet examen.

Voici les questions et les réponses :

Rigolons


- Q1. Dans quelle bataille Napoléon est-il mort ?
              Sa dernière bataille.
- Q2. Où a été signé la déclaration d'indépendance ?
             Au bas de la dernière la page.
- Q3. Dans quel état se trouve la rivière Rio-Grande ?
             Liquide.
- Q4. Comment expliquer autant de divorces ?
            Trop de mariages !
- Q5. Quelle est la raison principale de l'échec scolaire ?
           Les examens.
- Q6. Qu'est-ce que vous ne pouvez jamais manger au petit déjeuner ?
           Un dîner ou un souper.
- Q7. Qu'est-ce qui ressemble le plus à une demi-pomme ?
           L'autre moitié.
- Q8. Si vous jetez une pierre bleue dans la mer Rouge, que va-t-elle devenir ?
           Humide, et même très humide !
- Q9. Comment un homme peut-il rester huit jours sans dormir ?
           En ne dormant que la nuit.
- Q10. Comment pouvez-vous soulever un éléphant avec une seule main ?
           Impossible, ça n'existe pas, un éléphant avec une seule main !
- Q11. Si vous aviez trois pommes et quatre oranges dans une main, et quatre pommes et trois oranges dans l'autre, qu'auriez-vous ?
           De grandes mains.
- Q12. Il a fallu 8 heures à 10 hommes pour construire un mur. Combien de temps faudrait-il à quatre hommes pour le construire ?
            Inutile, le mur est déjà construit.
-Q13. Comment peux-tu laisser tomber un œuf cru sur un sol en béton sans le fissurer ?
           Pas de problème, les planchers de béton sont très difficiles à fissurer.

 

Et enfin la meilleure de toutes
- Q14. Complète la phrase suivante: "Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent..."
         "... et les autres sont célibataires !"

Mis en ligne par

Omar BOUAZZA
omarbouazza2@yahoo.fr

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 16:34

 

 

A  MES  PARENTS

 

Maman-1972-copie-1.jpg                   1949

                                          Photo 1 de 1972                                                                  

                                          Photo 2 de 1949                                            

   Combien j’aurais désiré aujourd’hui, que vous puissiez me tendre l’oreille afin que je puisse vous faire part de vive voix de toutes les paroles que j’aurais aimées façonner pour vous et vous les dire de votre vivant

   Combien de bonnes choses que j’avais dû rater et que je me serais efforcé aujourd’hui de créer pour vous et vous les offrir pour vous combler de plaisir.

   Avec la pesanteur de l’âge et les vicissitudes de la vie, je mesure toutes les souffrances et les privations que vous aviez endurées pour nous élever, nous protéger et nous armer contre les aléas de l’existence.

   Comme il demeure impossible de faire un feedback sur le passé, il ne me reste qu’à vous rendre un grand et filial hommage, prier Allah de vous réserver une place en son vaste Paradis et quémander Sa clémence lors du jugement de nos fautes et de nos errements commis ici bas.

  Votre fils, qui vous doit la vie et tout ce qu'il est devenu, reste toujours avec vous dans ses pensées et avec qui vous demeurez présents dans ses cinq prières quotidiennes.

Ina li Allah wa ina ileyhi radji3oun  

Omar BOUAZZA 

omarbouazza2@yahoo.fr 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:19

 

        Bennacer Mohamed-copie-1

        Bennacer Mohamed (aout 2013)

 

Salut l’artiste

         Malgré les aléas de la vie, tu es demeuré égal à toi-même, Jovial, disponible et toujours respirant et <<expirant>> la bonne humeur.

         Même autour des conversations les plus basiques et anodines, il est décelé chez toi ce sourire benin et permanent.           

         Ta nature paisible et sereine t’a préservé des réactions triviales, irascibles et du rejet de l’autre.

          Consciemment ou inconsciemment, tu as de tout temps transcendé les médisances et balayé du revers de la main la culture de l'hypocrisie.

          Pas du tout condescendant, tu as toujours été à l'écoute et su établir un rapport convivial en donnant la juste mesure valorisant les personnes qui te côtoient, toutes catégories d’âge confondues.

         Se plaindre n’a jamais fait partie de ton vocabulaire, et face aux aléas et aux difficultés de la vie, avec courage et abnégation, tu as toujours su maintenir un certain équilibre, garder la foi et préserver ta dignité.

Et pour cause;

        C'est la sommation de toutes ces petites choses qui en ont fait de toi, et de tous temps, une agréable compagnie.

Bravo l’artiste.

         Je termine avec quelques passages d’ Océano Nox deVictor Hugo

Oh ! combien de marins, combien de capitaines

Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines

Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,

‘’Attendaient’’ tous les jours sur la grève,

 Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande " Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont' ils délaissés pour un bord plus fertile ? "


        
On a attendu longtemps et les enfants prodigues sont quand même revenus.

         Bienvenus
      
Toute ma considération et tous mes hommages.

Omar BOUAZZA 

omarbouazza2@yahoo.fr 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:08

 

Complément au village et la révolution:


          Ci dessous la photo de Zemiti Ali prise à Paris en 1954.

 

Zemiti Ali dit Jeddi Ali - Copie

 

En 1954, résidant à Paris où il travaillait, feu Zemiti Ali dit  ''Jeddi'' Ali a quitté les joies et les lumières de cette ville par appel du devoir pour rejoindre la lutte de libération nationale.

   A l'unanimité des témoignages, il s'est engagé corps et âme dans des actions politiques et paramilitaires.

Il a milité durement en y mettons toute la fougue de sa jeunesse a la disposition de la cause nationale.

Il est notoirement connu et reconnu que sa devise était:

''de ne jamais obtempérer à la soldatesque de la France quand bien même il serait tenu en joue à une distance de moins d'un mètre''.

 

L'histoire a confirmé dans les faits sa devise puisqu'il a été exécuté alors qu'il refusait d'obtempérer aux sommations des militaires français positionnés en embuscade.

 

il serait né en 1933/34 et serait mort en 1956

(les dates restent à confirmer).

Il mourut en martyre à la fleur de l’âge.

Il venait de gouter à peine aux joies d'une très courte vie de couple.

Que le Bon Dieu L'accueille au Paradis.

 

 Ina Li Allah wa ina Ilayhi radji3oun.

A suivre…

Omar Bouazza 

 

omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

Repost 0
Published by Omar Bouazza Athsaidha
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Athsaidha (Ouled Saida) - Omar BOUAZZA
  • Le blog de Athsaidha (Ouled Saida) - Omar BOUAZZA
  • : HISTORIQUE ET GENEALOGIE DU VILLAGE
  • Contact

Recherche

Liens