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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 17:38

Khali Mouloud l’homme pacifique.

Khali mohand Tahar le dynamique,

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Khali Mouloud les années 50

Khali Mouloud

Je garde beaucoup de souvenirs de lui et de ses qualités humaines.

Jamais une remontrance, jamais un ton élevé dans la voix.

Tellement il forçait son estime, mon défunt père (bien que son beau frère fut son cadet de 20 ans) lui fit l’honneur de conduire la cérémonie du henné traditionnel lors de mon mariage.

Quant à ma défunte mère, elle le cajolait à outrance.

Pendant les années troubles de la guerre, nous habitions le haut du Telemly et lui était grand bonnet au centre d’Alger

C’était le puiné de ma mère, son préféré et son protégé bien qu’il soit un jeune homme totalement indépendant.

Enfant d’une douzaine d’année, je ne saisissais pas encore le pourquoi et la profondeur de ce penchant maternel que lui témoignait ma mère.

A défaut de cultiver un soupçon de jalousie, je restais quand même débutatif.

Bien que ma grand-mère fût encore vie, c’était d’autorité ma mère qui veillait sur le bien être et les affaires de la flatterie, notamment celles qui relèvent de son cadet (autant, jadis, la cohésion familiale et l’instinct ’’grégaire’’ étaient érigés en principes intangibles, autant aujourd’hui, et malheureusement, cette notion communautaire a été vidée de son sens).

Je garde un souvenir de ses démarches assidues d’entremetteuse pour lui dégoter l’âme sœur et le fixer dans le giron familial.

L’approche et le déblaiement du terrain pour ce qui relève des alliances, obéissaient à l’époque à un cérémonial et aux us et coutumes auxquels on ne pouvait se soustraire.

C’était les requis auxquels on ne pouvait déroger.

Une fois les accords conclus entre les deux parties, ma mère s’investit totalement dans les préparatifs des noces et l’organisation de l’événement festif.

Ô mon Dieu, ce qu’elle était affairée et toute excitée au point de nous maître entre parenthèses ma sœur et moi, nous petits spectateurs de ce grand ramdam.

Les responsabilités revenant toujours aux personnes de stature et de caractère, ma mère imposait de fait son leadership.

Khali Mouloud, j’ai appris à le connaitre petit à petit pendant les années où la guerre urbaine battait son plein dans la ville d’Alger.

Le monument aux morts et en arrière plan le forum et le gouvernement général

Les rues et ses habitants tressaillaient sous le fracas de bombes des fidaïs de la ZAA-FLN d’un coté et des ultras-OAS- de l’autre (voire la nuit bleue d’Alger -130 explosions de plastic).

Pour mémoire, c’est durant cette nuit bleue qu’ont été plastiquées la maison que nous habitions au 64 chemin Joseph Picard -haut du Telemly - et pour la seconde fois, la petite épicerie que cogérait mon père au bas de la même rue.

A cet environnement explosif, se greffait les bruits sinistres et itératifs des armes assassines de nos compatriotes par représailles de la part des forces de police et des tueurs de l’OAS.

Les proies à portée de canon étaient quasiment les femmes de ménage, les dockers –((‘’le 2 mai 1962 à 5h 45mn et avant la distribution des jetons, une voiture piégée explosa au milieu de ces travailleurs. Une charge si puissante qu’elle fera près de 300 victimes: 110 morts et 150 blessés’’ (voir annexe ci-dessous)) et les citoyens lambda qui vaquaient dés l’aube à leur occupations quotidiennes).

Le centre ville en ces années 1958/1962 constituait un centre de conflits et de contestations urbains.

Les rassemblements des activistes de l’Algérie française se faisaient sur le forum du GG.

La rue Charles Péguy face aux facultés d’Alger et celles limitrophes ont été dépavées pour ériger des barricades.

La Gaillarde sur les barricades - facultés centrales

Au cœur de la contestation des insurgés, se distinguaient : Pierre Lagaillarde ( député d'Alger), Joseph Ortiz (patron du bar Le Forum), Jean-Jacques Susini (président de l'Association générale des étudiants d'Algérie) rejoints par des membres des unités territoriales Formées de réservistes originaires d'Algérie.

C’est comme çà, pendant cette période chaotique et nourrie d’incertitudes que se résolvaient les énigmes et les questionnements de mon enfance à propos des rapports ataviques qui liaient les membres de la famille.

Ces liens se consolidaient encore plus lorsque les proches sont décentrés par rapport à la cellule familiale de base.

Chez Gaspard

A cette époque Khali était grand bonnet chez Gaspard (avec son cousin Mohand Said Saadi-voir photo-) puis chez Dédé rue du coq – à Alger centre.

Bien qu’il soit logé et bien placé pour être très bien (auto) nourri, sa sœur s’inquiétait continuellement de sa santé.

Pour cela, elle m’assignait la mission de le pourvoir assez souvent en plats du terroir.

Rue Ben M'Hidi es-Isly / rue du coq

Quelle corvée pour un enfant de douze printemps d’acheminer un couffin depuis les hauteurs d’Alger (Gallieni) jusqu’à hauteur de la rue d’Isly.

Afroukessoul - (Guetta3 warmi)

Un jour c’était carrément une ‘’Kazdira’’ pleine d’ ‘’afroukassoul -Kate3 warmi’’,’’ tout chaud que j’ai eu à trimballer dans les rues d’Alger.

Sur le moment je n’ai pas évalué les risques de la démarche et quand bien même je l’aurais fait, je ne pouvais rouspéter et aiguiser le courroux de ma mère.

L’attention des soldats et la suspicion que pouvait susciter cette ‘’kazdira’’ pendant cette période où les ‘’kazdira’’ explosaient dans tout Alger et les petits ‘’Yaouled’’ suspectés.

Ravioli

Pour l’anecdote, à la réception de ce plat, mon oncle eu cette réflexion qui a provoqué l’hilarité de tous les présents : « toi tu m’as ramené des pates Kabyles, moi je t’offre un plat de pates Italiennes.

Nous nous mimes à table, eux à trois dégustaient goulument ‘’la nostalgie’’ du pays et moi je ne relevais pas la tête de mon plat de ravioli que je découvre pour la première fois -et là, mon oncle a fait œuvre de mon émancipation-.

Le ravioli aurait des origines Persanes, mais vu les similitudes avec notre ‘’afroukassoul’’ on aurait tendance à lui donner une parenté de chez nous.

Sur le chemin du retour lors d’une de ces virées culinaires -couscousilaires et afroukasoulinaires-, j’ai eu maille à partir avec les militaires de Massu.

Escaliers Debussy/Telemly

C’est en arpentant en dandinant les toutes premières marches des majestueux escaliers faisant la jonction entre le Debussy ‘à hauteur du cinéma patronyme) et le Telemly que je me suis découvert une âme de ‘’fidaï’’.

J’ai voulu me mettre à l’air du temps et m’essayer à la résistance.

Comme à l’époque de nos classes élémentaires nous découvrions l’art de l’écriture, nous trimballions dans nos poches (à défaut d’un stylo à plume hors de portée de notre bourse), un petit bout de crayon à mine que nous dégainions à la moindre occasion, surtout, pour donner le change à nos camarades de classe.

La contribution à la révolution baignant dans l’environnement de tout Algérien, le seul moyen à ma portée pour y contribuer se trouvait être mon arme… à mine en ardoise noire.

Je sortis ma ‘’mitraillette’’ de substitution et entrepris de griffonner sur le mur un ‘’VIVE FLN’’.

Ayant à peine ébauché mon entreprise de grand militant, j’ai senti mon oreille prise en étau entre deux doigts rugueux et mes pieds perdant leur adhésion au sol pédalant dans le vide.

On me fit pivoter sur mon centre de gravité et j’ai eu juste le temps d’apercevoir furtivement les ‘’sardines’’ sur l’épaule de ce géant en tenu de parachutiste.

Une voix gutturale, comme un lance flammes dégurgita : « petit fellagha, je vais t’apprendre à faire de la résistance,… écris vive la France ».

Oui m’sieur, oui m’sieur, tout t’suite.

Une fois l’ordre exécuté et le molosse satisfait, je senti l’étau sur mon oreille se desserrer et un coup de rangers bien placé me projeta à bonne distance de l’objet de mon attentat contre l’ordre établi.

Et oui, on est (ancien) moudjahed comme on peu !!!

Khali Mouloud nous quitta paisiblement un jour d’avril de l’année 2006.

Khali Mohand Tahar.

Khali Mohand Tahar était l’ainé de la famille.

Très tôt, il émigra vers la ville d’Akbou (années 40’) où il activa comme assistant dans le cabinet du docteur Si L’Hassen.

Au début des années 50’, il atterrit à l’hôpital Mustapha –salle Dupétrin- Alger, service du professeur Serror.

Je me souviens de cet imminent professeur et d’une gentille infirmière française qui se chargeait de mes soins lors de mon opération d’appendicite dans ce même service lors de mon évacuation d’urgence à partir de l’école Dordor –rue Dupuch- Alger, en 1964.

C’est par toute l’attention dont on faisait preuve à mon égard pendant tout mon séjour que j’en ai déduit toute l’estime et tout le respect qui lui sont témoignés par le personnel du service.

C’est dans cet hôpital qu’il a fait l’essentiel de sa carrière.

Je vénérai mes oncles et plus particulièrement Khali Mohand Tahar qui imposait par son élégance, sa vivacité, son élocution, son enthousiasme et sa stature.

Il engrangeait tellement de qualités que l’on rencontrait très rarement chez ses contemporains, c’était un citadin très en avance sur son temps et ses compatriotes.

Il rivalisait avec les pieds noirs par sa classe ‘’Hatta’’ de grand séducteur: toujours rasé de frais, costumé, cravaté, raie et cheveux gominés, chaussures bien cirées.

Avenue Commandant Abderahmane Mira, ex- Malakoff

Très jeune déjà, je prenais la graine sur lui et pour rappel : c’est à lui que je dois, entre autres, mes premières chaussures italiennes.

Et pour dire, il se confondait parfaitement avec la population du quartier chic où il habitait en couple – avenue Malakoff, Saint Eugene, front de mer à équidistance des stades Marcel Cerdan et St Eugéné.

Du haut de mes trois pommes, j’étais habitué à rendre visite au couple régulièrement pour les weekends.

Mon plaisir était d’emboiter le pas à sa compagne le dimanche matin pour faires ses emplettes au marché de Bab el Oued.

Les trois horloges - BEOued

Je m’émerveillais de la féérie des lieux et de l’animation dans les ruelles convergeant vers la place des trois horloges.

Le tramway - BEOued

Par le tramway en provenance du palais d’été, qui finissait sa course au boulevard de Provence (jusqu’à 1959 date à laquelle la ligne a été désaffectée), les artisanats de tous genres et les ‘’Djitano’’ empailleurs des chaises, se distinguaient les ruelles enveloppées dans des effluves et des odeurs de viandes grillées ;

Les grillades dans les rues de BEOued

Les nuages de fumée en suspension et les airs joués sur des instruments épars et hétéroclites mariés aux grillades qui devaient aboutir sur les tables dressées par les familles résidentes à même la chaussée au bas des immeubles, les cris des enfants et les rires francs des femmes affairées à dresser les couverts, agrémentaient cette ambiance dominicale et bon enfant.

L'écusson pieds noirs

C’était la bamboula du weekend.

C’est ainsi que vivait le petit peuple de BEO, à majorité pieds noirs.

Les courses terminées, nous regagnons la maison vers les coups de midi chargés de victuailles.

Le déjeuner s’étirait jusque à 14h.

L’ordinaire dominical (amélioré à mon attention) se composant le plus souvent de poisson et de viandes se clos avec le fromage et la corbeille de fruits de saison.

Notre régime alimentaire en produits halieutiques se résumant à quelques poissons bleus, c’est auprès de mon oncle que je découvris qu’il existait d’autres espèces de poisson autres que la sardine et la bonite seuls poissons à la portée de la bourse familiale.

Mais, malgré la richesse de cette table bien garnie, -les produits de la bouche étant un art réservé aux nantis et aux initiés-, je jetai mon dévolu sur la merguez qui faisait partie indissociable (et exclusivement à mon attention) des approvisionnements hebdomadaires.

C’était pour moi à chaque fois l’occasion de faire ripaille.

Mes penchants pour la merguez relevaient sans doute d’un phénomène de frustration aiguisée et sublimée par les manifestations festives des rues de BEO.

Le repas terminée, sieste dominicale oblige, mon oncle me glissait la pièce pour suivre les matchs de foot au stade de Saint Eugène ou celui de Cerdan tous proches.

Le hasard a fait que quelques années plus tard je foule, de mes chaussures à crampons, le tuf de ce terrain de football.

C’est dans ces antres que je fis la connaissance entres autres de :

  • MCA : Moulodia Club d’Alger
  • ASSE : Association Sportive de Saint Eugene
  • GSA : Gallia Sport d’Alger
  • OHD : Olympique d’Hussein Dey

et le club de mes premiers pas footballistique :

  • Le RUA : Racing Universitaire d’Alger, club de ma première licence en 1964/1965.

C’était une époque…

J’ai perdu ma mère le 19 décembre 1999, suivie de Khali Mouloud le 06 avril 2066.

Quant à Khali Mohand Tahar, que nous a séparés les contingences de la vie et les tiraillements ataviques dont on n’a pas su faire l’économie pour assurer une harmonisation des relations intra familiales, est disparu un certain 13 octobre.

Malgré toutes les leçons que nous enseignent les tumultes des époques, on ne sait toujours pas, et on ne sera pas en mesure, de transcender le futile au bénéfice du fondamental et de l’essentiel… et c’est dommage.

J’en garde une certaine amertume et une certaine frustration du fait que :

  • Au même titre que toute la famille, j’ai appris par un pur hasard son décès plusieurs années post mortem.
  • Frustré de n’avoir pu assister aux obsèques et lui rendre les hommages qui lui sont dus,
  • Situer et identifier sa tombe pour un recueillement.

La vie est ainsi faite, nul n’est maitre du destin.

Que Dieu les accueille tous trois dans son vaste paradis.

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

ANNEXE A

Filiation :

  • Kichou Cherif ben Mohand Tahar et Abdoune Ouerdia - né en 1879 décédé le 02/06/1937
  • Mihoubi Megdouda bent Hmimi et Zemiti Djohra - née en 1988 décédée le 08/02/1963
  • Kichou Mohand Tahar – né 08/11/1910 décédé le 13/10/1979
  • Kichou Louiza - née 25/11/1919 décédée le 19/12/1999
  • Kichou Mouloud – né le 17/08/1927 décédé le 06/04/2006

ANNEXE B

Voiture piégée par l'OAS au port d'Alger à l'heure d'ambaucher des dockers

Le 2 mai 1962 à l’aube, comme tous les habitants de la Casbah, je fus réveillé par une puissante déflagration. « Cela se passe à la place du gouvernement » avons-nous pensé sur le coup, vu la puissance de l’explosion. On apprendra rapidement que cela s’est passé plus bas, sur le port. La voiture piégée actionnée par un commando de l’OAS visait les centaines de dockers venus s’inscrire à l’embauche. 62 morts seront dénombrés. Le jour suivant un autre désastre, sans doute plus effroyable, sera évité grâce dit-on aux pompiers aidés de quelques pieds noirs : l’OAS avait amené sur les hauteurs qui dominent la Casbah un camion-citerne contenant plus de 12 000 litres de mazout et projetait de le rouler en notre direction et de le faire exploser.

Jeune lycéen en rupture de ban, avant l’attentat du 2 mai, j’habitais la Casbah depuis quelques semaines. Avant le cessez-le-feu, les jeunes musulmans internes du lycée Bugeaud, proche du quartier OAS de Bab El Oued, avaient été transférés au lycée de Ben Aknoun. Le 15 mars, un commando delta de l’OAS assassinait Mouloud Feraoun, Max Marchand et quatre autres inspecteurs de l’enseignent, à Chateauneuf, non loin de notre nouveau lycée. Après les Accords d’Evian, notre présence à Ben Aknoun devenait aléatoire, malgré la présence d’une compagnie de CRS, cantonnée à côté des néfliers... Je quittais Ben Aknoun en avril 1962

 le général Salan, chef suprême de l’O.A.S

6 février 1962, édition spéciale de l’Echo d’Oran,

avec Salan en couverture

Trois jours après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, le général Salan, chef suprême de l’O.A.S., avait rendu public son appel à l’insurrection qui l’ordre d’« ouvrir systématiquement le feu sur les unités de gendarmerie mobile et de CRS ». Mais, l’action des commandos de l’OAS sera surtout dirigée contre les populations civiles musulmanes ou contre les Français qui acceptaient ou soutenaient les Accords d’Evian. En Algérie, on a compté 2 200 morts jusqu’à l’arrestation de Salan, le 20 avril 1962. Au total, France métropolitaine comprise, l’OAS a perpétré environ 13 000 explosions au plastic, plus de 2 500 attentats individuels et 510 attentats collectifs.

Les historiens admettent généralement que c’est la fuite en avant meurtrière des partisans de l’Algérie française, galvanisés par l’OAS, qui a conduit à une situation où, pour la majorité des Pieds noirs, l’exil est apparu inexorable.

Saoudi Abdelaziz, 2 mai 2013

ANNEXE- C

El Watan, 5 mai 2008

Il y a 46 ans, l’attentat du port d’Alger

L’Algérie a commémoré, ce 2 mai, le quarante-sixième anniversaire de l’attentat perpétré contre les dockers du port d’Alger.

Le bilan est des plus lourds : soixante-trois chouhada et cent-dix blessés graves. Les victimes n’étaient pas tombées sous les balles de l’armée française, mais suite à un attentat à la voiture piégée. C’était la réponse de l’OAS aux Accords d’Evian, signés le 18 mars 1962. Le 19 mars 1962 ne marque donc pas la fin de la guerre. Une autre guerre allait se poursuivre. « Le cessez-le-feu n’est pas la paix. Le danger est grand et les hordes fascistes et racistes de l’OAS, désespérant de maintenir ‘’l’Algérie française’’, vont tenter d’ensanglanter encore le pays… » Lourde de sens, cette citation est extraite de l’appel lancé le 19 mars 1962 par le président du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, Benyoucef Ben Khedda. Parmi les grands problèmes auxquels est confronté le G.P.R.A., réuni au grand complet à Rabat le 21 mars, celui de l’OAS. La rébellion des généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller le 26 avril 1961 contre le général de Gaulle, président de la République française, qu’ils accusent de vouloir brader « l’Algérie française », complique davantage les choses pour la partie algérienne. Forte de l’appui que vient de lui apporter le « quarteron des généraux factieux », l’OAS, constituée début mars 1961 à partir de Madrid, autour de Pierre Lagaillarde, se sent pousser des ailes. Elle se présente comme la troisième force entre les gaullistes et le FLN. Heureusement pour le GPRA. cette question sera réglée au plus vite par le général de Gaulle qui voyait là une menace pour la France. En perte de vitesse, voyant que leur « Algérie française » était bien morte, saisis de folie meurtrière les ultras, regroupés autour de l’OAS, tentent le tout pour le tout. Dans « un tract explicatif », les chefs OAS ordonnent à leurs commandos « de mettre les grandes villes à feu et à sang, tout détruire, tout incendier ». Ils ont en mémoire Verdun, entièrement détruite pendant la Première Guerre Mondiale et Stalingrad, rasée au cours des rudes combats qui opposèrent l’Armée rouge aux troupes allemandes. Le mois de mars connaît une recrudescence des attentas à Alger.

Dans la seule « nuit bleue » du 4 au 5 mars, 130 explosions ont retenti dans Alger qui retient son souffle. Les instructions des chefs de l’OAS, particulièrement celles de Raoul Salan, visent « à empêcher la réalisation pratique des accords conclus entre de Gaulle et le FLN » par la création de zones insurrectionnelles"… en ouvrant le feu systématiquement sur les unités de gendarmerie mobile et les CRS, en abattant « les personnalités intellectuelles algériennes (professions libérales) et notamment les médecins, dentistes et pharmaciens… ».

Le 19 mars, le général Salan condamne dans une « émission pirate » de l’OAS le cessez-le-feu. Alger, Oran, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tlemcen, Constantine, Annaba, Skikda… vivent à l’heure de l’OAS. Les manifestations des « casseroles » et concerts de klaxons « trois brèves et deux longues » (Al-gé-rie fran-çaise) rythment l’avant et l’immédiat cessez-le-feu.

Les commandos Delta, commandés par le lieutenant Degueldre, sèment la mort.

Les 611 attentats commis pour le seul mois de mars font 110 chahids, dont Mouloud Feraoun, Ali Hamouten, Salah Ould Aoudia mais aussi trois pieds-noirs Max Marchand, Robert Eymard et Marcel Basset, tous engagés intellectuellement au service de l’Algérie indépendante. Le mois suivant, 647 attentats font 230 chahids. Les attentats culminent au mois de mai avec 1728 attentats pour 350 chahids. Les chefs OAS décrètent, le 18 mars, un « deuil national et une grève de deux jours dans toute l’Algérie ». Une vaste campagne de désinformation est menée tambour battant. L’objectif : provoquer l’apocalypse en cultivant la culture de la peur. Les quotidiens algérois, Le Journal d’Alger et La Dépêche Quotidienne déforment à souhait les clauses des Accords d’Evian. Ces deux titres consacrent de longs articles à « l’abandon complet (par de Gaulle) de la minorité européenne livrée aux tueurs du FLN ». « Placés devant le fait accompli du cessez-le-feu, isolés, sans soutien extérieur, les nervis de l’OAS pratiquaient, en désespoir de cause, la politique de la terre brûlée. Pour mieux contrecarrer les Accords d’Evian, signés à leur insu, ils cherchèrent à bloquer la voie du passage à l’indépendance. Poussés par la haine, ces groupes fascistes fanatisés eurent encore le courage misérable de se lancer aveuglément contre une population désarmée ». C’est dans ce climat de tension extrême d’une part, de désespoir pour l’OAS d’autre part, que le 2 mai, une voiture stationnée à proximité du port explose, là où comme à l’accoutumée s’étaient agglutinés devant le bureau d’embauche des dockers algériens dans l’espoir d’être recrutés pour une journée de dur labeur. Il était 6 heures du matin, ils étaient « près d’un millier avec femmes et enfants », le fourgon piégé était bourré de clous, de boulons, de ferraille. « Une véritable boucherie », soixante-trois morts (63) et cent-dix (110) blessés graves dont certains ne survivront pas à leurs blessures. « Quelques heures plus tard, Belcourt, Climat de France et le quartier musulman d’Oran furent soumis à un intense tir au mortier. Les équipes spéciales des Delta, note Yves Courrière dans Les Feux du Désespoir, s’en donnèrent à cœur joie. Ce jour-là, les attentats de l’OAS firent cent dix tués et cent quarante-sept blessés ». Comme la tribu des Nekmaria décimée en 1865 par la mise en œuvre d’une nouvelle arme, l’enfumage, les « dewkras » d’Alger, chômeurs de toujours, seront à leur tour décimés, emportés par une arme jamais expérimentée auparavent en Algérie, la voiture piégée. La fumée mortelle des grottes de Nekmaria annonce à un siècle d’intervalle les chambres à gaz dans l’Allemagne nazie, quant aux voitures piégées, elles continuent de semer la désolation parmi les populations civiles, cibles en 1961-1962 de l’OAS. Une autre invention à mettre à l’actif des héritiers de Bugeaud, Cavaignac, Lamoricière, Montagnac, Saint Arnaud, Pélissier et autres criminels de guerre. L’attentat du port d’Alger est qualifié d’ « horrible » par le cardinal Duval, archevêque d’Alger depuis 1954. Celui qui a dénoncé la torture deux mois après le déc lenchement de la lutte de Libération nationale, qui a appelé à l’autodétermination en 1956 rapporte qu’ « une agitation extrême régnait dans les rues (d’Alger) ». Toute la population était traumatisée ». Se portant au devant des blessés, il organise avec les Algériens les premiers secours. Il dirige les Filles de la Charité vers les « cliniques clandestines qui étaient établies dans La Casbah » pour prêter main forte aux autres infirmiers et médecins. Nous sommes informés par le cardinal que celui-ci intervient pour que « les blessés les plus graves soient admis à la clinique de Verdun qui était sous l’autorité des Français. Comme cette clinique n’avait pas les moyens de soigner ceux des blessés qui étaient les plus dangereusement atteints, il a fallu intervenir pour que ceux-ci soient admis à la clinique Barbier Hugo, qui dépendait de l’autorité française ». Les militaires français, dont dépendait cette clinique, firent preuve de compréhension et les contacts avec les responsables du FLN ont été « très faciles ». à partir de ce moment que les contacts entre le cardinal et les responsables FLN du quartier se développèrent. Non contente d’avoir provoqué la mort de soixante-trois victimes, l’organisation Delta s’apprête le 3 mai à commettre un attentat encore bien plus sanglant, bien plus barbare. Un camion citerne contenant 16 000 litres d’essence a été lancé, direction bloquée, des hauteurs de La Casbah sur le quartier le plus populeux d’Alger. « Brûler le principal nid où se cachent les rats du FLN » , tel était l’objectif de cette opération qui n’est pas sans nous rappeler dans sa formulation comme dans l’intention de ses concepteurs, les déclarations d’un général américain. Lui aussi, il avait assimilé les résistants de Felloudja à des rats. Le camion de la mort est arrêté à temps par des pompiers et La Casbah ne brûla pas. Témoins vivants d’une histoire héroïque, les « d’wékra » puis après eux les « Fatma », ces malheureuses femmes de ménage au nombre de sept, assassinées par les commandos Delta, le 10 mai, d’une balle dans la nuque, alors qu’elles se rendaient chez leurs employeurs européens, ne doivent pas mourir une seconde fois. Les chouhada de ce mois de mai 1962 sont la conscience de l’autre Algérie, celle des hommes, des femmes et des enfants qui ont bravé, les mains nues, le ventre creux mais le courage plein le cœur et le regard plein d’espoir, les commandos Delta, dignes héritiers des nazis aujourd’hui glorifiés, magnifiés par une droite française revancharde et un pouvoir que rien ne distingue de l’extrême droite raciste ; un pouvoir qui défie l’histoire de France et d’Algérie en perpétuant la mémoire des semeurs de la mort, de ceux qui avaient projeté d’occuper Paris et monter le coup du Petit Clamart contre le père de la Ve. République. Le monument à la gloire des « dewkra » à l’entrée du port d’Alger est une bonne chose, il mérite d’être mieux mis en valeur. Une simple note d’histoire au bas de ce monument à mettre sur un socle plus massif suffirait à rendre la parole à ces chouahada « dewkra », morts pour l’Algérie. Les lieux de mémoire appellent de la part des concernés un plus grand intérêt, car ils matérialisent une histoire trop abstraite qui n’accroche pas. Pourquoi ne pas penser à l’occasion de la prochaine commémoration du 1er Novembre à retranscrire sur une stèle géante, en lettres dorées la proclamation du 1er Novembre ?! La réconciliation de la jeunesse avec l’histoire de son pays passe par des gestes simples, faciles à décrypter qui s’incrustent d’eux-mêmes dans une mémoire à réhabiliter.

Mohammed El Korso

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:57
Début du périple
Début du périple

A l’assaut de la Californie et du Nevada.

Les carnets de voyage d’Arezki Metref avec Dahmani Dahmane son ‘’guide’’ et ‘’Ange Gardien’’.

''Si tu vas à San Francisco''

Périple qui nous fait fantasmer sur la Californie et la Nevada à suivre quotidiennement sur le soir d’Algérie.

Le soir d’Algérie : Edition du 12 mars 2016 - page 8

Partie I: USA, fascination et répulsion. http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/12032016.pdf

Parties 2 à 4

2/ Hadouche au pays de Hippyes

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/13032016.pdf

3/ Makache the hop

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/14032016.pdf

4/ premier dimanche à San Francisco

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/15032016.pdf

Arezki Avec Dahmane et d'autres amis algériens
Arezki Avec Dahmane et d'autres amis algériens

Le soir d’Algérie : Edition du 16 mars 2016 - page 8

Partie V: Début du Road Trip avec Dahmane

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/16032016.pdf

6/ Une escale chez Bonanza

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/17032016.pdf

Quelques heures dans la ruée vers l'or
Quelques heures dans la ruée vers l'or

Le soir d’Algérie : Edition du 19 mars 2016 - page 8

Partie 7: Quelques heures dans la ruée vers l’or

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/19032016.pdf

lien du quotidien:

http://www.lesoirdalgerie.com

Avec les Algeriens de Silicone Valley
Avec les Algeriens de Silicone Valley

Le soir d’Algérie : Edition du 20 mars 2016 - page 8

Partie 8: Avec les Algériens de Silicone Valley

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/20032016.pdf

A suivre sur les prochains numéros du quotidien le soir d‘Algerie :
http://www.lesoirdalgerie.com

Epilogue de voyage en 13 parties.

SI TU VAS A SAN FRANCISCO:

Remerciements de l'auteur parus sur le soir d’Algérie du 27 mars 2016

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr

Dahmani Dahmane et Arezki Metref
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 03:09
Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane

Dahmane bonjour.


C’est toujours un plaisir pour moi que de retrouver les membres de la famille, en particulier ceux éparpillés de par le monde.
Notre communauté (Ath Saidha) se limite à une douzaine de familles qui dans le temps étaient très proches les unes des autres par leur descendance (deux ou trois branches généalogiques) mais aussi par des liens conjugaux (on se mariait souvent -intramuros- dans la famille ou l’enceinte du village).
Cette forme d’organisation sociale atomisée par la guerre et l’essaimage de ses composantes a réduit la famille a sa plus simple expression et c’est dommage.
C’est d’ailleurs un peu pour ça que j’essaie par tous les moyens modernes (TIC) de (re)tisser des liens et les consolider à travers le blog dédié au village d’Ath Saidha auquel nous devons tous quelque chose ne serait qu’un minimum de reconnaissance.

A propos du village :
En plus du blog qui j’ai créé d’une part, par devoir et reconnaissance à nos ancêtres et d’autre part, pour donner l’opportunité à tous les membres de la famille de se (re)connaitre et partager leurs souvenirs.
Le bilan depuis sa création le 20 avril 2012 a été des plus satisfaisant puisque plusieurs personnes de générations différentes ont pu se retrouver après de longues séparations pour certains, renouer les contacts entre eux pour d’autres ou alors (re)construire les liens de consanguinité.

A la naissance de ce blog, pour immerger totalement dans l'environnement villageois, je me suis attelé à restaurer les maisons (3) de mes aïeux.
Après 4 ans de durs travaux, je peux dire aujourd’hui que ces bâtisses qui étaient croulantes, après tant d’années d’abandon, ont pu renaitre à la vie sous leur lustre d’antan.
Je me suis efforcé de les réhabiliter sous l’architecture originelle (bois et pierre bleue) en mariant le passé et le présent, l’ancien et le moderne.
Les maisons intégrées autour d'une cour (afragh) couverte au 3/4, sont dotées de deux cuisines, d’un espace jardin intérieur, de 4 chambres, 2 chambres pour enfants, un bureau, un salon, 3 SDB avec sanitaires -dont deux intégrées aux chambres-, électricité, eau chaude, climatisation et/ou ventilation générales.

Il y a quelques photos sur ma page Facebook et sur le blog : suivre ces liens :

La maison familiale-

-Lien-

http://athsaidha.over-blog.com/2015/12/maison-familiale.html


Adresses des publications : liens et raccourcis.

http://athsaidha.over-blog.com/adresses-des-publications-liens-racourcis.html

j’y reviendrai ultérieurement sur tous ces sujets au fur et à mesure de nos échanges.

Au fait, nos deux mamans portent un même prénom : Louiza.
Il faut dire que c’est des pièces (louis d’or -thilouizines ou deblonates-) rares dans leur genre.
Que Dieu les accueille en son vaste Paradis.

PS/ voila une photo de L’Feldja que jouaient nos parents jadis et qui est gravée sur les dalles de Tajma3th.
Elle t’inspirera peu être pour tes projets.
Elle mérite d’être virtualisée.
Il y a d’autres jeux perdus de vue que l’on pourrait ressusciter.
J’ai essayé de collecter la liste et rétablir les règles de ces jeux (comme par exemple ‘’Ilakafen et/ou Ighanimen –les roseaux-) par le biais des résidents, mais cela reste mitigé et incomplet comme informations.
Ce n’est que partie remise.

Mes amitié et à bientôt.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane
Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane
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et voila un Monsieur en pleine méditation du coté de ''AN'NER du village'' que tu reconnaitras sans aucun doute.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:04
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA

Cette photo a été prise au plus tard début des 50’s.

Cette pièce est demeurée inhabitée et à l’abandon depuis plus d’un demi siècle.

La revoilà à l’âge de la post retraite, photographiée sous le même angle et sous d’autres perspectives en décembre 2015.

Après 4 années de restauration, elle a repris toute sa jeunesse avec quelques uns de ses attributs remis au gout du jour (bien sur, son âme et son architecture sont sauvegardées).

Toutefois, il faut dire que cette photo a immortalisé une seule chambre construite en étage et qu’on appelait ‘’La3li’’.
A l’époque, un ‘’La3li’’ était synonyme d’aisance.
- La3li étant dérivé de a3lay avec deux signification : surélevé ou haut.

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Délaissée et frappée par l'usure du temps, voilà l'état dans lequel se trouvait une aile (Afragh N'Mohand Said) de l'Hara à la veille de l'entame des travaux de restauration engagés en avril 2012.

La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.

La3li en 2012 avant sa restauration.

En fait, chaque famille avait son espace vital personnalisé qu’on surnommait ‘’El Harra’’.
Dans le cas de notre famille, on le désignait par : ‘’El Harra Nath Vou3azza’’.
Cette espace clos étant organisé socialement, on retrouvait plusieurs distributions qui obéissaient à la généalogie du nom.

Généralement,’’ l’harra’’ érigée en une espèce de citadelle entourée d’une haute muraille de 60cm de largeur, donnait accès par une unique porte à deux volets en bois massif et dont les dimensions n’avaient d’égales que celles des grandes forteresses.
On la dénommait : Thagourth Nat Vou3azza.

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Ce monument travaillé dans les essences locales à mains nues juste munies d'une espèce de serpe, une fois franchi, on se retrouvait dans une deuxième distribution des espaces que l’on dénommait : ‘’Afragh’’ (cour).

Dans notre cas il y en avait au moins quatre que l’on désignait nommément par référence au chef de famille :
- Afragh Gokhli
- Afragh N’Ahcene
- Afragh Ganouche
- Afragh N’Mohand Said
C’était comme cela qu’est compartimentée l’Harra.

Chaque compartiment obéissait à la même architecture que celle de l’Harra avec sa grande porte d’entrée, sa muraille d’enceinte et son Afragh (cour).
A l’intérieur du compartiment, une troisième redistribution qui suivait l’importance de la fratrie.

Toutes les cours longeaient de part et d'autre ''Askif'' et son prolongement en forme d'allée en cul de sac fermé en amont par Taghourth Oufella.

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Dans le cas de mon grand père Mohand Said, on retrouve un autre compartimentement de quatre subdivisions eu égare au nombre important de descendants utérins et/ou consanguins (issus de plusieurs lits - au moins cinq épouses connues-).

Là, on remarque la distribution compartimentée comme des poupées russes, avec chacune ses chambre et sa cour fermée par une porte (voir la vieille porte en avant plan sur une des photos).

NB/ c’est cette aile de l’Harra que, comme frappé d’une grâce ésotérique, j‘ai eu l’honneur de restaurer pour garder quelque peu vivant leur souvenir.

Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said

Afragh N'Mohand Said

En voilà un autre souvenir complètement effacé de ma mémoire.
Sur les hauteurs du village, à hauteur de Tha Kharouvth N’Sidhi Ali, durant l’exode ‘Alger/Athsaidha dû à l’OAS en 1962, j’ai moi-même gravé par incision mon prénom -OMAR- sur un rocher.

Comme par enchantement, cette ardoise naturelle a été polie et dressée comme le chevalet du peintre, exclusivement à mon attention.
N’ayant pas résisté à cette invitation, je me mis à l’œuvre sous les regards de mes jeunes compagnons de circonstance.
Prédispositions ???

Acte innocent???
C’était peut être, quelque part, une manière sibylline d’affirmer son coté citadin policé et d’impressionner l'imaginaire de l'auditoire.

C’est à l’occasion d’une rencontre récente à Akbou, que mon cousin Ferhat à évoqué ce fait.

Le 13/12/2015, Je repartis à la recherche de cette œuvre produite par l’innocence juvénile.
M’accrochant à cette opportunité pour vaincre les appréhensions de l’âge et des muscles récalcitrants, je partis à l’abordage de cette auguste montagne qui constituait pour le village, en même temps, un bouclier naturel, un creuset de souvenirs et un arrière plan haut en couleurs en saison printanière et ardent en saison estivale.

De montée en descente, de buisson en buisson et de rocher en rocher j’ai retrouvé cette ‘’estampe’’ aussi belle que la liberté retrouvée la même année 1962.
Jusqu’alors, à jamais perdue, la voilà aujourd’hui partagée et immortalisée à jamais.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 04:13

MILLÉSIME 1967

.

.

1967, un grand cru du terroir.

Qui se souvient et qui reconnait ?

Quand la fraternité avait un sens.

Nous ne savions pas grand-chose de la vie

Mais nous avions tout d’un grand cru.

Nous pouvions enfin donner libre cours à nos rêveries d’enfants.

Nous ouvrions à peine les yeux sur le monde et nos espoirs.

On s’affirmait.

C’est à cet âge là que nous n’étions jamais assez prudents.

Pour certains, nous avions vingt ans.

Pour d’autres, précocement nous nous rapprochions.

Nos oripeaux en lambeaux nous les troquions.

Pour l’illusion kaléidoscopique de la civilisation.

Oui nous étions la nouvelle génération.

Toute fougueuse de ses vingt printemps.

Nous sortions du joug de la colonisation.

Des affres et de la soumission.

Habités par la passion de défendre les acquis.

Reconquis par nos aînés après une spoliation d’un siècle et demi.

Persuadés résolument.

Que désormais propice était pour nous le temps

L’innocence de notre adolescence aidant.

Du parfum enivrant de la liberté nous nous grisions.

Naïfs que nous étions.

Nous croyions pouvoir influer sur le cours des événements.

On nous abreuvait goulument.

Du millésime des grandes illusions.

Crédules, aux idéaux nous avions cru très longtemps.

Par embrigadement aux slogans nous souscrivions.

Ah! Grands novices que nous étions.

Passée cette euphorie du moment.

De stratagèmes en tromperies.

Les déboires nous ayant muris.

Nous avions tous revu nos copies.

A postériori nous broyons du noir.

Et

Nous persistons à cultiver nos (dés)/espoirs.

Au terme de nos aventures et de nos errements.

De nos extravagances qui n’ont pas mené bien loin.

Si ce n’est vers des échecs et des horizons incertains.

Il est arrivé le moment (…du méa-culpa et) du passage du témoin.

Rendons à César.

Ce qui appartient à César.

Nos modèles partis de si haut.

Pour finir aussi bas.

‘’Les incompétences…Partiront’’?

Résolument elles partiront.

Aux cadets du nouveau printemps de dresser les bilans.

D’en tirer les conclusions.

Retracer la trajectoire et enserrer le timon.

Par la grâce de Dieu, virer de bord vent devant.

Mouiller le navire à bon port, ‘’ à cœur vaillant…

rien d’impossible’’

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 09:27
Le rocher dit Ch'fer (le sourcil) à 200 m du village Nath Saidha - coté nord ouest -

Le rocher dit Ch'fer (le sourcil) à 200 m du village Nath Saidha - coté nord ouest -

Feedback au commentaire du 02/12/2015 de Monsieur Dahmane DAHMANI, Inventeur résidant depuis 1975 à San Diego, Californie -USA-.

Il est l'inventeur voilà 10 ans, notamment du zingamino (www.zingamino.com) ...

Objet : L’Algérie compte 539 inventeurs qui vivent dans 23 pays différents.

Dahmane bonjour.

Si j’ai pris du retard pour répondre, c’est parceque je m’astreins à une présence constante au village pour terminer les travaux de restauration de la maison de mes aïeux que j’ai engagés depuis le début 2012 (4 ans).

Le chantier prend fin bientôt.

C’est maintenant habitables mais malheureusement pas d’internet ; ce qui me contraint à une connexion par semaine -lorsque je rentre à Alger-.

Tu peux avoir un aperçu sur ma page facebook : (Omar BOUAZZA)

Le profil :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100008408558517

La maison restaurée (photos de 2014):

https://www.facebook.com/profile.php?id=100008408558517&sk=photos&collection_token=100008408558517%3A2305272732%3A69&set=a.1431120470511558.1073741831.100008408558517&type=3

et pour Facebook n’ath Saidha - Ath Saidha mon village :

https://www.facebook.com/groups/1195211597161979/

On ne se (re)connait peut être pas, mais si tu es né avant 1962, nos chemins ont du se croiser puisque ta famille et la mienne ont fait le voyage Alger/AthSaidha et retour pendant la recrudescence des actes de violence la sinistre ‘’OAS’’.

Je garde un souvenir indélébile de cette aventure et de ce voyage brimbalés que nous étions au milieu de quelques meubles dans un vieux camion vermoulu, toussotant sous la surcharge de circonstance.

Je garde particulièrement ineffable le souvenir de tes parents -Allah Yarhemhoum- dévoués et avenants.

Combien était remarquable la pugnacité de ton père, tout particulièrement pour les études.

A mes yeux d’adolescent de l'époque, Il faut dire que dans le domaine de l’éducation mais aussi dans celui des devoirs et obligations familiaux, je considérai qu’il était quelque peu en avance sur la plus part des hommes de sa génération.

Qu’Allah lui réserve la place qu’il mérite dans son vaste Paradis.

Ton frère Mustapha, il m’arrive de le rencontrer quelques (très rares) fois lors d’événements familiaux ;

Par contre ta sœur (qu’elle trouve ici mes salutations fraternelles), je garde un vague souvenir puisque je n’ai plus eu l’occasion de la revoir depuis cette fameuse aventure du retour sur Alger et dans le même camion en juillet 1962.

Maintenant que le contact est établi, on pourra se remémorer dans l’intimité nos souvenir sur nos pages facebook ou nos boites électroniques. La mienne c’est omarbouazza2@yahoo.fr

PS/ ton adresse facebook pour un éventuel échange d’invitations.

En attendant, tu pourras toujours accéder à aux pages du blog en suivant les liens récapitulés sur la page ci-dessous :

Adresses des publications : liens et raccourcis pour accéder aux 65 articles et 21 pages dédiées.

http://athsaidha.over-blog.com/adresses-des-publications-liens-racourcis.html

Et notamment les liens suivants :

SOS: SAUVONS L'ECOLE

http://athsaidha.over-blog.com/article-sos-sauvons-l-ecole-125400873.html

NUL N’EST PROPHETE EN SON PAYS.

http://athsaidha.over-blog.com/article-nul-n-est-prophete-en-son-pays-124372847.html

Dahmani Dahmane & Fils

http://athsaidha.over-blog.com/article-dahmane-dahmani-pere-et-fils-124372822.html

J’attends de tes nouvelles pour définir un circuit d’échanges.

C’est toujours un plaisir pour moi que de (re)trouver des personnes proches et/ou témoignant un intérêt pour toutes formes de liens qui nous unissent (historique, identitaire, communautaire, familial, amical etc).

En attendant de te lire ;

Fraternellement.

Omar Bouazza

Omarbouazza2@yahoo.fr

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 15:00

Pour moi aujourd'hui, comme le disait si bien Michel Polac;

"Le seul événement marquant de ma vie: AVOIR VIEILLI".

Chacun est à l'image de ses vieilles connaissances (des années 50s).

Chacun est à l'image de ses vieilles connaissances (des années 50s).

COMMENTAIRES:

- Amina : c'est ton anniversaire tonton?

Bonjour Amina,

Comme les époques et les générations se mesurent en annuités et celle de 2015, à quelques jours prés, tire vers son crépuscule, cela interpelle et rappelle la pesanteur d'un certain âge et...''d'un âge certain''.
Forcément, on a l'âge de ses artères mais, cela ne diminue en rien la beauté et le romantisme de la vieillesse pour peu que l'on ait une approche philosophique sur la question.
« Il est bon de rassembler les années, de rire de ce qui est passé, d'arriver à un grand âge et de mener une vi
e de sage ».

Pour mon anniversaire suit ce lien:

http://athsaidha.over-blog.com/2015/05/le-1et-mai.html

- Amina : ah ouiiii j'avais oublié....que c’était le 1er Mai désolée tonton.

- Yamina : vieillir est un privilège que seul dieu nous donne Omar...

- Wardia : On a l'âge de ses illusions et de ses rêves Omar et de ce côté tu me parais bien jeune!

Bonjour Yamina,
Bonjour Wardia,

Parfaitement, on devrait en profiter tant que l’on peut de ce privilège Divin
Les illusions et les rêves sont une forme de voyages à moindre cout.
Et comme ’’les voyages forment la jeunesse’’, je dirai que les voyages spirituels ralentissent la décrépitude.

Autrement :
- « La résignation est un suicide quotidien. »H.B

Ce qui reste aussi vrai :
- « Les hab
itudes du jeune âge reviennent avec force dans la vieillesse de l'homme. »H.B

Voila un 1er décembre bien ensoleillé, profitons en.

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:25
Les Gargantuas des temps modernes.

Ces deux photos sont des plus éloquentes sur l'anarchie dans l'urbanisation des nos villes et villages.

Elles montrent aussi le fossé qui sépare notre génération de celle de nos ancêtres.

La valeur des choses et notamment de la terre étaient préservées et avaient un sens à leurs yeux.

Admirez l’agencement du village des années 50’s et l’éparpillement de ses nouveaux démembrements (extension chaotique).

Autant on rationalisait les espaces vitaux en étant avare sur les terres agricoles dans le temps, plus de nos jours la fièvre urbanistique qui, comme un Gargantua des temps modernes, lape goulument ces prés et prairies dépossédés de leur verdure au profit de grandes masses cubiques en béton.

Ce village qui abritait plus de 300 âmes était érigé dans un rectangle de 200m de coté.

Aujourd’hui sa population résidente évaluée à moins de 100 individus essaime sur une superficie de plus d’un km².

Cette délocalisation a eu des conséquences sur la quasi-totalité du vieux bâti (seules quelques maisons ancestrales se comptant sur les doigts d’une seule main, comme par défit, maintiennent en vie le cœur du vieux village).

Déclassé par la ‘’modernité’’, délaissé par les siens, il a été livré à l’usure du temps et des prédateurs…quel gâchis !!!

"C'est une triste chose de songer que la nature parle, et que le genre humain n'écoute pas" -Victor Hugo-

Il est démontré factuellement que nos prédécesseurs avaient une grande marge d’avance dans tous les domaines comme par exemple :

  • la pratique implicite du ‘’P.O.S – Plan d’Occupation des Sols’’ comme le démontre l’implantation des habitats compactés dans un espace réduit et généralement stérile ;
  • la préservation et les soins apportés aux (lopins de) terres fertiles et cultivables ;
  • l’organisation politique et socioéconomique basée sur la collégialité (Thajma3th’’.
  • Etc.

Peut-on en dire autant de la gestion actuelle de nos cités ?

Comme bien même nous maitrisons les technologies de pointe, nous possédons des écoles d’ingénieurs et d’architecture, des instituts agronomiques, l’outil informatique et ses logiciels variés et spécialisés, nous sommes aux antipodes de leur rationalité.

On maitrise les nouveautés technologiques, ils possédaient la sagesse, l’abnégation et comme lubrifiant ‘’l’huile de coude’’ basé sur la diplomatie, la force musculaire et par extension le courage opposé à la paresse.

Il faut dire qu’à contrario de l’aisance et du ‘’farniente’’ de notre ère, le catalyseur de leur sens de l’innovation se trouve être l’hostilité et l’austérité de leur environnement.

« Parfois, il faut avoir connu l’obscurité pour apprécier les couleurs de la vie. » -Franck Nicolas-

Sous l’influence des NTIC nous subissons l’addiction subliminale aux phénomènes de modes et de modes de vie importés.

Ces concepts se trouvent totalement en inadéquation, non seulement avec nos us et coutumes mais aussi avec nos modèles culturel et cultuel.

Nous consommons sans discernement et sans contre partie productive, et à ce titre, nous sommes passés maitres dans l’art du copié collé.

Moralité : nous nous (re)trouvons acculturés se dandinant sur le pont d'un vieux rafiot dérivant au gré des vents …

« N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe ». -Victor Hugo-

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 17:23
ATH M'HAND OUMOUSSA:

Commentaire de Monsieur Hassaine en date du 24 juillet 2015 à propos de l’Addenda suivant:

Lien :

Abdoune Khaled (Addenda à l'histoire d'ATH Abbas) –

La question posée par Monsieur Hassaine :

« qui sont les ould mhand oumoussa du moment que vous avez site taouriort tansaout ? ».

00000000000000000000000000000000000000000000

Tout d’abord, permettez moi de vous remercier pour l’intérêt que vous portez au Blog d’une part et à l’histoire de la région d’autre part.

Votre contribution, d’autant plus pertinente -à plus d’un titre- s’agissant de l’histoire d'Ath Abbas, m’a interpelé et contraint à creuser le sujet.

J’ai eu la chance de retrouver un manuscrit intéressant, ''légué'' à la postérité par feu:

Mohand Tayeb KICHOU

·décédé à Paris le 03/12/2012 où il a vécu depuis 1947 et enterré le 11/12/2012 à Ouled Saida lieu qui l'a vu naitre en 1928.
- que tous ceux qui l’ont connu, aient une pensée pour lui -

Je reproduis ci-dessous ce manuscrit et laisse le soin aux fidèles lecteurs du blog d’apprécier et enrichir l’item.

La composante d'Ath Mhand Oumoussa
La composante d'Ath Mhand Oumoussa

La composante d'Ath Mhand Oumoussa

PS/-Par mesure de précaution, je laisse le soin aux initiés pour peaufiner et compléter cette carte insérée ici juste pour illustration.

Dont acte et vifs Remerciements renouvelés à Monsieur Hassaine.

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 17:30
Mokhtar Ath AMAR (Benamar) l'inoubliable

MOKHTAR.

Mokhtar wlid houmti.

Mokhtar, cet homme honnête, jovial et plein de tendresse.

Mokhtar, cet homme toujours rasé de frais.

Mokhtar, cet homme élégant dans ses vêtements taillés sur mesure.

Mokhtar, cet homme exemplaire, accommodant et bienveillant.

Mokhtar, cet homme, par le ton velours de sa voix et son sourire au bout des lèvres, incarnait la générosité.

Mokhtar, cet homme dévoué, disponible, toujours à l’écoute de ses proches.

On se croisait très souvent à hauteur du Cadix.

Lui, afféré à ses obligations professionnelles,

Moi, c’était mon chemin pour mon école (Dordor) de quartier et plus tard lors d’événements familiaux auxquels je prenait part une fois adulte.

Malgré notre différence d’âge (c’était mon ainé), il ne manquait jamais de me consacrer une poignée de minutes de son temps pour:

  • S'enquérir des nouvelles de mes parents (de ma défunte mère en particulier qu’il appelait Khalti L.).
  • Mais aussi, toujours avec le sourire qui lui était caractéristique, il me prodiguait des encouragements toujours ponctués par un mot gentil et bien à propos.

Avec les contingences du temps, je l’ai perdu de vue mais toutefois, son souvenir indélébile est demeuré vivant.

Il avait beaucoup de considération à mes yeux.

C’était un GRAND MONSIEUR qui forçait le respect de tous, grands et petits.

Oui nous ressentons toujours une grosse amertume doublée d'une grande tristesse à l'évocation d’un être disparue.

Oui, si la mort ne crie jamais gare et elle nous surprend souvent mais;

elle demeure cependant, le seul évènement équitable dans la vie d’ici bas.
"Se souvenir des êtres chers qu’on a perdus, nous aide à nous sentir vivants".
Confronté à une tristesse indescriptible, dans ces douloureuses circonstances on demeure seul face à son chagrin.
Toutefois, Allah 3aza WaDjel reste le Plus Grand réconfort et dans sa miséricorde, il a doté les êtres humains de la vertu de la patience ‘’ASSEBR’’.
« la patience face à ce qu’a décrété Allah comme afflictions et malheurs est une

partie de la foi en Lui».

On plus du fait que l’on accepte ce qui vient de Dieu, on trouve toujours un réconfort pour nous aider à guérir la blessure et supporter l’absence physique de ceux qu’on aime.
En effet, face à notre désarroi, on recherche un substitut pour transcender cet ‘’orphelinat’’.
Subconsciemment, on le trouve généralement dans son voisinage immédiat et très souvent auprès de ses enfants qui demeurent l’interface et le reflet naturels de nos sentiments.

Le fait de garder en souvenir ceux qui nous ont quittés et de quémander pour eux la miséricorde Divine, cela les maintient à jamais présents dans notre quotidien et vivants dans nos cœurs.
Qu’ils reposent en paix et que leur soient ouvertes les huit portes du Paradis Incha ALLAH.

Je compatis à la douleur de vos souvenirs,
Bismi Allah,
ALLAHOUMA Arghifir lahoum wa Arhamhoum wa 3'fouw 3anhoum wa Akrimhoum;
ALLAHOUMA Aghassilhoum bi attalji wa l’ma wal barad.
ALLAHOUMA Na9ihoum mine khatayahoum kama yona9a athawb al abiadh mina addanass
ALLAHOUMA Wassi3 Mèdkhalahoum wa Adkhilhoum al a3la al djanna
ALLAHOUMA Arghfir li 7ayyina wa mayitina wa chahidina wa ghayibina wa sarghirina wa kabirina wa jami3o mawta almosslimine.
ALLAHOUMA Atti bi sebr li 3ayilathoum.

Mokhtar l’inoubliable, repose en paix au paradis.

En ces jours de l'Aid el Fitr, que tous ceux qui l'on connu, aient une pensée pour lui.


Ina li ALLAH wa ina Ilayhi raji3oun
Wa Salla ALLAH 3la Sayidina Mohamad wa 3la Ahlihi wa Ashabihi ajma3ine.
Amine ya Rabi el3alamin.

Omar OUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

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