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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 22:01

LE PREMIER MAI

Comme ils sont loin mes 20 ans.

Le 1et Mai
Aujourd’hui 1er mai,
J’ai encore vieilli d’une année.
On n’a pas idée de naitre un premier mai,
Fête du travail, journée chômée et payée.
Les naissances de ce jour n’ont pas été payées de retour puisque leur avènement a été chaotique.
Alors que le monde entier était au repos et profitait de cette journée de farniente, c’est ce moment-là, aux aurores, que choisit ma Génitrice pour déroger à la règle et entamer son travail... procréatif.
En ces temps de disette, les seuls hôpitaux (régionaux) qui se comptaient sur les doigts d’une seule main et auxquels nous n’avions que rarement accès, n’assuraient qu’un service minimum…du minimum pour une communauté du ‘’deuxième collège’’.
Moi-même je ne voulais pas de ce jour de fainéantise (ragda wetmangey) pour débuter mon existence à l’entame d’un mois de mai.
Sa phonétique qui s’apparente à un moment suspendu dans son cours, à une phrase tronquée ou à une interrogation, MAIS…???.
On peut l’assimiler aussi à un possessif de frustrations : MES allusions, Mes espoir, MES confusions.
Une réforme s’impose, réformons ces M… et assaisonnons les dans un bon Met.
Que vaudra ma copie face à l'expectative orthographique de tous ces synonymes?
MAIS que seront, MES METS pour le 1er MAI…
Combien, mon Dieu, c’est compliqué!
J’avais déjà dans le cartilage qui allait devenir mon petit cerveau, des velléités pour le 21 juin.
Juin étant l’ouverture de la (belle) saison estivale, il ne prête pas à complication dans sa rédaction hormis pour les accro de joints.
Et comme on ne choisit pas son destin, par ‘’taghenente’’, je me suis mis de la partie pour accélérer l’événement à ma manière.
Comme l’art du vindicatif, du désordre ‘’khalouta ‘’ est précoce et inné chez nous, exciter les prémices de l’accouchement aux aurores, c’était mon œuvre.
La famille surprise par cette subite accélération du travail de ma mère, était prise de court.
Aussi, on pallia à l’urgence en sollicitant, tradition et esprit grégaire obligent, les dons obstétriques approximatifs de la doyenne de la famille (il faut dire aussi qu’il n’y avait pas d’autres alternatives).
Dans un coin de la pièce, grossièrement crépie de torchis local, qui pour la circonstance faisait usage de bloc opératoire, à partir d’un crochet faisant corps avec la grande poutre latérale du plafond, on y a déjà fait descendre une grosse corde en chanvre -pas la corde du pendu mais celle de la délivrance-.
Le 1et Mai
C’est cet artifice, auquel s’agrippaient fermement des deux mains les parturientes, qui catalyse les efforts pour extruder le petit corps lové en leur sein pendant les neuf mois de gestation.
Une fois hors de ce logis douillet qu’était le ventre maternel, je me retrouvais né(z) à nez avec l’accoucheuse du jour, dont la myopie n’allait pas plus loin que l’horizon de mon nombril.
Cet appendice a été le premier organe de mon corps à avoir à subir un acte chirurgical exécuté magistralement par ces mains ridées, qu’en âge de raison, j’ai reconnues comme expertes.
La perfection de ce petit ‘’bouton’’ ventral en est la certification.
Suspendu par les pieds par une de ses mains tandis que l’autre donnait une tape bien placée, il s’en est suivi l’inévitable vagissement donnant naissance à la vie.
Ce fut le signal auquel était suspendue toute l’attention pour donner libre court aux Zgharit et au baroud d’honneur.
Ce fut ce signal auquel était suspendue toute l’attention, que se libérèrent les Aslilou des femmes.
Ces premières manifestations de joie ont redoublé d’intensité à chacune des salves de baroud auxquelles ouvre droit le statut de garçon.
La liesse pendant plusieurs nuitées, dans le rythme, d’avendhir, d’Achouik, d’Idhabalene, d’aslilou et de la poudre était de coutume.
C’était comme ça qu’on naissait et qu’on festoyait dans le temps.
Pas dans les choux, mais dans un coin de la maison que l’on partageait avec le ‘’kanoune’’ et le ‘’douh’’ fait main à base de lanières et de rameaux d’olivier, suspendu à ce même crochet une fois débarrassé de sa corde.
Même un 1er mai est finalement bon à prendre puisque, le monde actif célèbre avec vous cet anniversaire.
Mais, comme les ans sont durs à porter.
Lorsqu'il fut un temps!
Le 1et Mai
Le temps de la sagesse.
Le 1et Mai
Comme j’ai épuisé tout mon vocabulaire dans la rédaction de ce -préambule-, il ne me reste qu’à demander à ceux qui n’ont pas eu le weekend prolongé de ne pas trop en vouloir au mois de mai de cette année.
A tous ceux qui ont ouvert les yeux pour la première fois en ce jour de mai, bienvenue au club du 1er mai.
NB/ certaines situations remontant à une époque ancienne sont décrites suivant des faits rapportés.
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Published by Athsaidha
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 07:58
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

Évocation d’une époque en 3 parties.

I/. Les Groupes Laïques (GLEA)
II/. Heda Frost
  • Une grande championne algéroise
  • Une grande championne Héda FROST
  • Cherif Hamia -Baby face-
III/. Mes premiers brevets élémentaires de natation
  • 25m nage libre
  • 4 nages sur 100: crawl, brasse, dos, papillon.

NB/. Pour des commodités de lecture, j’ai jugé utile de déclasser la partie - II/. Heda Frost et Cherif Hamia-.

Je laisse la liberté au lecteur qui désire en connaitre les performances des deux champions de trouver les détails en annexe en fin d’article.

COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

Partie I : - Les groupes laïques(GLEA) Chemin Yusuf/Alger

L’Année 1958/1959 la guerre battait son plein, J’étais alors scolarisé à l’école du Parc du Mont Riant.

En plus des cours qui s’étalaient du lundi au samedi en matinée, des plages horaires étaient dégagées pour des activités extra, notées au même titre que celles inscrites au programme scolaire.

Elles se résument en :
  • travaux manuels ;
  • sortie culturelles (théâtre, cinéma, kermesses etc.) ;
C’est dans ce cadre, que quelques temps plus tard, nous avions assisté à la projection de la guerre des boutons au cinéma le Français.
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
C’est comme cela aussi que l’on a découvert le gramophone à manivelle dans sa valise que le professeur utilisait pour la lecture des œuvres littéraires.
  • travaux manuels ;
  • sortie culturelles (théâtre, cinéma, kermesses etc.) ;
C’est dans ce cadre, que quelques temps plus tard, nous avions assisté à la projection de la guerre des boutons au cinéma le Français.
En classes du secondaire, Le Cid de Corneille était celle qui me fascinait le plus-. Lorsque Don Diègue clama : ‘’Rodrigue, as-tu du cœur ?
Rodrigue : ‘’Tout autre que mon père l’éprouverait sur l’heure’’
Ou alors quand il dit : ‘’ ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? …’’
Nous avions aussi deux activités qui étaient prisées par tous:
  • les sorties ludiques ;
  • et surtout les activités sportives.
La participation à cette dernière étant liée à nos efforts dans nos études et au comportement intra et extra école, elle nous cartellisait pour toujours faire mieux.
Le jeudi après-midi étant libre, donc les deux dernières heures de la matinée étaient consacrées à l’activité sportive (le brevet sportif était requis pour tout axemen de fin de cycle- il améliorait de ce fait certains élèves moyens-).
Pour notre classe et une classe du niveau inférieur, c’était la natation.
Au terme du cours de 8 à 10, nous nous dépêchions de former unilatéralement un rang 2X2 parfait.
Sous la conduite de nos deux maitres d’école, nous empruntons le chemin des groupes laïques(GLEA) Chemin Yusuf/Alger
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

Notre première prise de contact avec ce site a été son entrée ou trônait un majestueux arbre avec un tronc immense à nos petits yeux ébahis.

Nous ne pouvions mettre un nom sur ce géant de la nature qu’on nous identifia plus tard comme étant un fucus communément appelé ‘’caoutchouc’’.

Nous étions frappés d’émerveillements par ses racines proéminents que nous effleurions au passage pour satisfaire notre curiosité d’enfants.

Avec son feuillage fourni et ouvert comme un parasol, il ombrageait le hall d’entrée que fermait un immense portail que ralentissait notre évolution à tous tellement il était beau.

Après le contrôles d’usage, il fallait suivre une allée, bordée de terrains de sport à gauche, et de petits espaces de ci delà dotés de bancs en bois à droite.

A l’extrémité de ce grand parc tout en verdure et en fleurs diverses, se trouvait le compartiment –Natation-.

Elle jouxtait le site actuel de la salle Harcha, entame de la cité Mahieddine (bidon ville dans la ville).

Au seuil du portail à deux battants, on nous sépara en deux groupes.

Après avoir rangé nos affaires et habillés de nos maillots, nous avions été dirigés vers un couloir étroit (cela m’a tout de suite rappelé les couloirs dans se servaient les cows boys pour orienter les bêtes vers les parcs à bestiaux ‘’corall’’).

A l’amorce de ce parcours, il était d’usage de tremper les pieds d’emblée dans l’eau javélisée, puis suivait la trempette sous des puissants jets d’eau latéraux.

A la sortie, le premier groupe (les petits) était dirigé sur l’entresol ou se trouvait leur bassin.

Quant à nous, on arrivait par des escaliers au niveau supérieur

Emerveillement, un grand bassin magnifique surplombé d’un plongeoir à trois niveaux est bordé par des gradins pour accueillir les galeries de spectateurs lors des compétitions.

La conjonction du vitrage de panneaux translucides qui habillaient les façades et les panneaux des ouvrants en verre du toit, plongeaient les faisceaux de lumières lumière et les rayons de soleil jusque dans l’eau du bassin.

Dans l’eau, la réverbération des rayons du soleil qui traversaient la verrière ajoutées aux mosaïques dont sont revêtus les côtés latéraux et le fond de la piscine, créaient une sorte de ballet de couleurs qui implicitement mettent à l’esprit l’image subliminale de la danse aquatique synchronisée.

COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
Comme le fond de la piscine était en dénivelée et augmentait de profondeur à partir de son milieu, on nous mis en file indienne et sous la conduite d’un couple au teint halé par le soleil et au corps fuselé par la pratique de la discipline, nous nageâmes à tour de rôle dans le sens de la largeur du bassin.
En bout de course, chacun donnait son nom qu’inscrivait sur un carnet le jeune homme qu’on appelait le moniteur.
Ayant tous souscrit à ce premier test, on fit l’appel de nos noms et on nous orienta en deux groupes.
Au terme de cette opération, le premier groupe échu au moniteur du nom de Lucien Enderlène (professeur d'éducation physique, qui travaillait les mois d'été sur les bords du bassin.) et le second dont je faisais partie à la monitrice du nom de Heda Frost.
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Qui est Heda FROST ?

Voir les détails en annexe en fin d’article.

Partie III/. - Mes premiers brevets élémentaires de natation
  • 25m nage libre décroché en 1960/61
  • En préparation 1961/62: 4 nages sur 100: crawl, brasse, dos, papillon. (interruption prématurée)
Sous la conduite dont d’Heda Frost et quelques fois par Henderlin Lucien, lorsque Heda était en préparation des compétitions, je faisais mes premier pas dans la discipline.
Il faut dire que Heda était très rigoureuse dans les entrainements.
Elle suivait nos mouvement à partir de la margelle du bassin avec souvent dans la main une longue perche en bois qu’elle manipulait avec une très grande dextérité :
  • lorsqu’il faut la tendre pour sortir de l’eau quelqu’un en difficulté,
  • ou lorsque elle la porte en horizontalement en son milieu et à hauteur de poitrine
pour donner un mouvement brusque à l’autre extrémité qui nous arrivait sur le crane lorsqu’on relâchait le rythme.
Recevoir sur la seule partie du corps qui émergeait de l’eau, la tête, un bâton de 4 m de long et de 6 cm de diamètre de surcroit imbibé d’eau, croyez-moi ça fait mal et ça réveille.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour apprendre à connaitre cette magnifique demoiselle et à suivre assidument et goulument ses conseils et ses orientations pour améliorer ma technique et mes performances.
Par mes performances, j’ai tout de suite survolé les premiers stades d’initiation et certains de mes anciens collègues pour être versé dans un statut spécial (cours particuliers accélérés) toujours sous l’aile d’Heda mais en aparté lorsque elle n’était pas prise par les préparations aux compétitions nationales et internationales (qui se déroulaient généralement en pleine saison estivale).
En quelques mois, je passais des traversées en largeur à longer la piscine dans sa longueur intégrale y compris la moitié la plus profonde où les grandes personnes n’avaient pas pieds.
Vive Heda, je faisais partie de ses préférés
Mes performances augmentait son affection et son attention envers moi mais, ne diminuait pas pour autant sa rigueur et celle des gnons sur la tête.
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
Ce régime strict s’est concrétisé lors des concours de la saison 1960/1961 par la réussite au Brevet de Natation Nage libre. Cette première réussite que j’ai due exclusivement à Heda, m’a été attribuée par (délégation d’Alger) de la Fédération Française de Natation (FFN) -27, rue Taitbout- Paris (9°), en date du 2 avril 1961.
En ce début d’année 1961, nous avion entamé les entrainements pour la saison 1961/1962.
Il y avait au programme le brevet de natation des quatre nages sur 100 m et compétitions inter écoles.
Si les effets de la guerre n’avaient auparavant que très peu d’effet sur les enfant que nous étions, maintenant que les troubles ramenée par l’OAS en ville, cela devenait contrariant.
Si à l’entame du premier trimestre de l’année scolaire 1961/1962, l’école et le GLEA maintenaient la régularité des séances et ce jusqu’en janvier 1962.
A partir de cette date et compte tenu de la multiplication tueries et de la terreur que faisait régner l’OAS, l’administration de l’école a décidé d’une position de prudence en suspendant cette discipline.
Le GLEA en fait de même en fermant les lieux jusqu’à accalmie qui sécuriserait les lieux.
Il s’en est suivi malheureusement une perturbation sociopolitique dans Alger et les grandes villes du pays à tel point que le chaos a pris possession de la ville, le mois de mars en a été le crescendo.
Les écoles et les marchés fermés, les transports arrêtés, les rues barricadées, certains quartiers assiégés, les gens fuyaient qui la ville, qui rejoignaient des lieux communautairement sûrs.
  • Dans la nuit du 4 au 5, opération Rock and Roll, nuit "bleue" à Alger, il a été
enregistré 130 explosions de plastic.
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Notre domicile familial au 64 chemin Joseph Picard en faisait partie.
- Cette nuit-là, je faisais le gué sur la terrasse, les lumières des lampadaires dans la rue étant rendues non fonctionnelles suite à un acte prémédité depuis la veille, J’ai juste aperçu une ombre furtive traverser la rue et déposer un paquet sur le seuil de notre porte.
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Instinctivement, je me suis empressé de me maitre à l’abri et d’alerter par mes cris toute la maisonnée.
Pendant un moment, mes hurlements étaient couverts par le staccato de rafales d'une arme automatique.
Un laps de temps plus tard, le souffle d’une forte explosion emporta la porte et le mur d’enceinte et une partie des chambres de la maison-.
  • Le 24 février 1962 : 20 morts dans une ratonnade à Alger, à la suite de
l'assassinat par le FLN d'un chauffeur de taxi très populaire de Bab El Oued, Angélo Victori.
  • 26 février 1962 : Vague d'attentats de l'OAS contre les musulmans algérois.
L'affrontement des deux communautés s’étant désormais engagé sans aucun espoir de retour, les attentats OAS ne sont plus seulement sélectifs.
dont l'écrivain Mouloud Feraoun, suivi par le mitraillage de musulmans pris au hasard dans une file d'attente.
  • 20 mars 1962 : l'OAS tire au mortier sur la casbah d'Alger.
  • Le 25 mars 1962 : bombardement au mortier par l'OAS d'un quartier musulman à
Oran, provoquant une quarantaine de morts.
  • Le 6 mai 1962 : La politique de la terre brûlée est instituée par l'OAS.
  • Durant le mois de mai, des campagnes ciblées d'assassinats visant les musulmans
par catégories professionnelles (femmes de ménage, facteurs...) contribue à séparer les deux communautés.
Ce qui précède n’est qu’un résumé de succinct de toutes les exactions qui ont émaillé les années 1961/1962.
Ces campagnes de terreur sans relâche ont duré jusqu’au 3 juillet date d’accession de l’Algérie à son indépendance.
Le 05 juillet 1962 est proclamée l’indépendance du pays.
Pour les Algériens qui festoient ce jour béni, une page se tourne, une autre vie s’ouvre.
Nous avions repris après une guerre de 7 ans ½ notre pays et nos villes.
Dans les rues pavoisées, on savourait intensément ces moments de cohésion et de liesse populaires.
C’était l’euphorie de l’indépendance. Les Algériens brimés pendant 132 ans de colonisation laissaient libre cours à leur enthousiasme, ils vivaient tous grands et petits au grand air des nuits chaudes de juillet à chanter, et à danser sous les lampions et les airs de musique des galas animés par les artistes de retour d’exil.
Après ces mois de félicité, il fallait reprendre les chemins de l’école.
Nous avions tous à l’esprit la préparation des compétitions 1961/1962 perturbées puis interrompues par la recrudescence des troubles provoqués par l’OAS.
Nos espoirs de reprendre le cours de notre vie et relancer nos projets scolaires et sportifs ont été déçus par ce charivari des premiers jours de la rentrée des classes.
Nous étions les spectateurs de ce tumulte qui dépassait notre discernement de chérubins mais qui en fait, présageait notre avenir et modelait d’ors déjà un atypique projet de société à l’Algérienne –qui ne se souvient pas du socialisme spécifique prôné par nos dirigeants politiques au ’’col Mao’’-.
Adieu veau, vache, cochon couvée, adieu Perette et pot au lait, adieu GLEA, piscine, et joie de la trempette…
Cette période chaotique 1962/1963, a laissé beaucoup de blancs dans mon esprit.
Il en est resté tout de même quelques réminiscences et une poignée d’autres souvenirs émergents comme :
  • La session spéciale 1962 de l’examen du CEP que j’ai passé avec succès dans
l’enceinte de l’Ecole/CEG de la rampe vallée-Alger.
  • L’inscription en classe de 5éme au CEG Dordor – rue Dupuch Alger-.
  • Le banquet au Palais d’été auquel nous avions assisté en fin d’année scolaire
1963 en tant qu’invités des 1er, 2eme et 3eme de chaque classe par le président Ben Bella.
Nous étions éblouis par le faste des lieux, toutes ces sucreries et ces friandises qui s’étalaient sur des plateaux scintillants à portée de mains, que ne pouvaient imaginer le plus nanti des Algériens lambda.
A l’image des gnous à l’approche d’un point d’eau, la ruée qui s’en est suivi, au terme de la courte allocution du Président, donnait déjà le tempo de la partition qui s’écrivait…
Ce discours et cette débandade, que les moins avertis mettaient par patriotisme ou par crédulité sur le compte de circonstances particulières, faisaient redondance pour forger un état d’esprit et des comportements que nous trainons depuis, comme un sacerdoce.
Il m’est resté aussi les souvenirs des :
  • Parties de Hand Ball au lycée Gautier
  • Défilés interminables du 1er novembre auxquels les écoliers comme d’ailleurs
pour les volontariats à profusion, à défaut d’être des invités de marque étaient par contre des ‘’invités’’ d’office.
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
Les années 1963/65 dessinaient le premier tournant de ma vie.
Comme une courroie, cette période charnière opérait l’inévitable translation vers une phase encore plus critique qu’est l’adolescence;
Des besoins et de projet idoines;
Un palier supérieur dans les études, qui forcément, fait naitre de nouveaux hobbies;
Une mutation totale des habitudes et du comportement ;
Un besoin de s’exprimer dans la société.
Dans le domaine du sport, la période des bassins étant révolue, la tendance était au foot ball.
La saison 1966/1965 a donné naissance à ma première licence dans cette discipline.
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
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COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.
(J’y reviendrais à l’occasion, plus en détail, sur les autres chapitres du vécu).

Omar BOUAZZA

omarbouazza@yahoo.fr

Partie II/. - Heda Frost ?

Qui est Heda FROST ?
COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

Héda Frost, une grande championne algéroise était mon moniteur/entraineur de natation de 1959 à 1962

Le GLEA
La section de natation du GLEG comptait 3 Internationnaux en Equipe de France : , Heda FROST(59 sélections) Marc KAMOUN (9 élections), Jacqueline CAMPINCHI (5 sélections) et d'autre part, on peut signaler le record de France du relais 4x100m nage libre dames détenu en 1960 par H.FROST, J.CAMPICNI, M. MATHIEU et D.ZENOU.

Heda FROST et Marc KAMOUN furent tous deux sélectionnés aux Jeux Olympiques de Rome en 1960.

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HEDA FROST
UNE GRANDE CHAMPIONNE ALGÉROISE

Posté par Algerazur

extrait de " aux échos d'Alger, numéro 46 + numéro 57, juin 97"

-------Comme beaucoup d'athlètes qui ont mis le sport français et plus particulièrement la natation algéroise à l'honneur, Héda Frost fait partie de cette race de champions rageusement liés à cette notion de bien nager pour vaincre.
-------Héda Frost, de parents Tchèques, est née à Alger en 1936, dans un petit coin de rêve le long du littoral, entre les Deux-moulins et la Pointe Pescade, peu avant le Casino de la Corniche.

Rien ne semblait prédestiner cette fillette blonde aux yeux bleus à la natation.

A sept ans, elle nageait sans jamais avoir appris, simplement en imitant ses aînés. Elle s'initia au volley-ball, sport qui lui ouvrit la voie des compétitions puisqu'elle opéra en équipe première de 1'A.S.M.A. alors qu'elle était à peine cadette.

Fin octobre 1954, elle s'orienta vers la natation en adhérant au G.L.E.A., entraînée par M. Soron qui remarqua aussitôt ses qualités de nageuse.
-------En 1955, elle est championne d'Alger des 100 et 800 mètres nage-libre et 100 mètres dos en s'appropriant le record détenu par l'algéroise Jacqueline Laverne.

Au mois de juillet 1955, elle bat à Alger, en 5' 9" 6/10e, en piscine de 25 mètres (eau de mer, El Kettani ?), le record de France du 400 mètres nage-libre, améliorant au passage en 2' 28" 2/I Oc, le record de France du 200 mètres nage-libre détenu par Ginette Jany.

-------Toujours en juillet de la même année, dans la piscine municipale d'Alger, au Ruisseau, en bassin de 33 m 33, Héda Frost bat Jacqueline Campinchi des G.L.E.A. sur 100 mètres nage-libre en 1' 07" 9/10e contre 1' 10" 1/10e, après un demi parcours acharné entre les deux championnes.

-------A Tunis, la même année, dans un bassin de 33m33, en eau douce, elle devient championne d'Afrique du Nord des 100 m et 400 m nage-libre en 1' 07" 9/10e et 5' 29".

Suite à ses résultats, elle est convoquée télégraphiquement à Paris pour rejoindre l'équipe de France pour participer aux épreuves internationales France- Hollande.

Le résultat est en faveur de la Hollande mais Héda Frost, qui fait ses débuts marquants en équipe de France, est tout de même satisfaite.

En effet, bien que devancée par deux nageuses hollandaises, elle bat, sur 400 m nage-libre, la championne Ginette Jany.

Cela constitue son premier résultat national ; son espoir de gagner le championnat de France l'envahit. Par ses résultats, elle confirme qu'elle est la meilleure nageuse française de demi-fond, succédant à Yvonne Godart, une grande championne aussi, qui habitait au Ruisseau et s’entraînait à Alger, dans les années 50.


-------Le 27/07/1955, elle participe à Strasbourg au match France-Allemagne de l'Ouest et les résultats obtenus la classent parmi Les 5 meilleures nageuses du classement international.
-------Quelques années plus tard, Héda Frost confiait à un journaliste qui l'interviewait " Je n'ai commencé à nager qu'à 17 ans. Peu de gens croyaient en mes chances de rattraper ce retard, mais j'aime tenter l'impossible... Ma carrière a été courte j'ai nagé de 1954 à 1962, de l7 à 25 ans".

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Heda FROST aux CHAMPIONNATS. de FRANCE 1962

HEDA FROST monta sur le podium à l'issue du 400 mètres nage libre.
------Courte mais étincelante car notre petite nageuse algéroise va être championne de France des 100, 200, 400 et 800 m nage-libre (sur toutes les distances !) de 1955 à 1962.
Elle détiendra 26 records de France sur ces distances et ses temps resteront inégalés pendant 15 ans.
-------Elle sera finaliste aux jeux olympiques de Melbourne sur 400 mètres, en 1956. Puis aux jeux de Rome, en 1960, sur 100 m nage-libre. Elle détiendra le record d'Europe du 200 m nage-libre et sera 6 fois finaliste des championnats d'Europe à Budapest, en 1958 à Leipzig, en 1962.
-------Sa carrière terminée, elle sera entraîneur national en 1965, s'occupant des équipes féminines aux jeux olympiques de Mexico en 1968 et de Munich en 1972. Sous sa direction, les nageuses françaises obtiennent 142 titres en France, battent I 30 records de France et obtiennent un titre de championne d'Europe avec Claude Mandonnaud en 1966.

-------Médaillée de la jeunesse et des sports, elle est nommée officier de l'ordre national du Mérite à Vittel
-------Bravo Héda ! Vous avez su porter bien haut les couleurs françaises de la natation ; vos compatriotes d'Alger en sont fiers. Parmi les grands champions Nord-Africains qui ont donné des jours de gloire au sport français, Héda Frost, notre blonde nageuse du G.L.E.A. d'Alger, mérite bien d'être parmi les tous premiers.
Par Schiano Vincent
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Une grande championne Héda FROST


-------- 3 février 1956 préparation olympique Héda FROST (Groupes Laïques d'Etudes d'Alger) disputera le 100 m et de 400 m de France-Allemagne...
-------- 17 mai 1956 : Héda FROST - CURTILLET et POUSSIN sélectionnés pour France-Italie, seront aujourd'hui à Trieste. Ils ont bien failli rester à Alger, car les départs en avion étaient supprimés. Grâce aux efforts de M. BORTOLOTTI, nos trois représentants ont pu s'embarquer sur le "Kairouan".
-------- 5 juin 1958 : Héda FROST et KAMOUN dans les équipes de FRANCE qui rencontreront la
Grande-Bretagne, le 13 et 14juin à Blackpool, etc.

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HEDA et Dawn FRAZER

Pépinière de champions, notre ville possède avec Heda FROST une étoile sportive de première grandeur. La jeune Algéroise vient de s’adjuger le record de France des 400 m. crawl battant son propre record en 5’ 02 6/10, temps mondial qui la qualifie pour représenter la France aux Jeux Olympiques de 1956 à Melbourne.

------Héda FR0ST a marqué le sport et particulièrement la natation. Jugez-en au travers de son palmarès.

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-------Héda FROST ou Edwige DUCOULOMBIER est née en 1936 à Alger; elle a opté pour la nationalité française en 1955. Mariée en 1961 à Yves DUCOULOMBIER (décédé), elle a un fils Marc (ingénieur) qui est marié et a deux enfants.

-------Licenciée de la Fédération Française de Natation de 1954 à1962 aux Groupes Laïques d'Etudes d'Alger.
--------1)14 fois championne de France de 1955 à 1962 sur 100 m nage libre, 200 m nage libre, 400 m nage libre
--------2-Championne de France de natation à Alger E1 Kettani, le I7 juillet 1959.)
-------- Recordwoman de France 22 records améliorés, recordwoman d'Europe, un record battu en 1960.
--------3) Finaliste olympique du 400 m
nage libre aux Jeux de Melbourne, de Rome
-------Finaliste des Championnats d'Europe, de Budapest et Leipzig.
* 59 sélections internationales

COMMENT J’AI OBTENU MON BREVET ELEMENTAIRE DE NATATION.

HEDA avec MANDONNAUD
-------4) Entraîneur durant 30 années (de 1960 à 1990) dont les élèves ont remporté 162 titres de Championne de France, battus 130 records de France. Entraîneur, notamment de Claude MANDONNAUD, qui fut Championne et Recordwoman d'Europe (4 fois) et d'autres dont 15 sélectionnés olympiques, trois recordwomen d'Europe, 2 médaillées de bronze aux Championnats d'Europe (MANDONNAUD et BERGLUND) et plusieurs finalistes olympiques et européennes.


-------- Durant 10 ans Directeur technique national adjoint de la Fédération Française de Natation, responsable des Équipes de France féminines aux jeux de Mexico et Munich. Depuis 1978, à Aix-en-Provence, comme directeur technique d'un club, aujourd'hui conseiller technique auprès de la Fédération de Natation.

-------Autres actions:
Vice-président de l'Amicale des Internationaux français de natation
Membre fondateur du Cercle algérianiste
d'Aix-en-Provence.
-------- Distinctions
Officier de l'Ordre National du Mérite
Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports

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Heda avec Cherif Hamia et Marc Kamoune

Héda FROST était à l'honneur lors des journées nationales marquant le 30éme anniversaire de l'Amicale des Enfants de l'Algérois à Uzès, le 7 et 8juin 1978.

Partie II.2 Cherif Hamia

Qui est Chérif HAMIA ?

Comme tous jeunes algériens qui étaient en perpétuels conflits avec les Français -pieds noirs- nous aimions, pour donner le change, les taquiner sur le fait que le palmarès de la France dans divers domaines culturels et sportif est essentiellement dû aux prédispositions de nos compatriotes.

Nous mettions un honneur à leur ressasser les performances artistiques et sportives de nos coreligionnaires qui leur damaient le pion à l’image de ceux qui lui redorent le blason.

J’en cite quelques-uns de mémoire :

Mouloudji, Piaf, El Ouafi Boughera premier Algérien médaillé d'or en 1928 lors des jeux olympiques d'Amsterdam au Marathon, Mimoun né Ali Mimoun Ould Kacha1 le 1er janvier 1921 à Maïder (arrondissement du Telagh)2 en Algérie, est un athlète français ayant eu 32 titres de champions de France et a porté à 86 reprises le maillot tricolore dans des compétitions internationales. Il est particulièrement connu pour sa victoire au marathon des Jeux olympiques d'été de 1956 à Melbourne.,

Foot Ball : Mekhloufi, Zitouni, les frères Soukane, Boubekeur, Bentifour, Benfeddah, Maouche, Oualikene, Oudjani, Laribi, Zouba, Kermali, En boxe : Omar Kouidri, adversaire tenace de Marcel Cerdan qui n'a jamais réussi à le mettre KO après plus de quatre confrontations; c'était bien sûr avant que Cerdan devienne Champion de France. D'autres noms: Bob Omar, dans la catégorie des poids mouches, Omar le Noir en poids légers champion d'Afrique du Nord, Mohamed Bellatréche, champion d'Afrique du Nord poids coq, Hocine Khalfi en poids légers, vainqueur sans titre en jeu du Champion du Monde de la catégorie de l'époque, l'américain Dick Sadler. Enfin le plus prestigieux, le premier à avoir disputé un championnat du monde en professionnels, Chérif Hamia etc...

Plus tard, nous prenions de l’ascendant sur eux quand il s’agit de parler foot ball C’était l’époque des Makhloufi, Boubekeur, Zitouni et autes…

Cherif Hamia qui a décroché en 1957, Je l’ai connu à Paris en 1984 quelques années avant son décès 1991.

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CHERIF HAMIA né à Guergou en 1931

Cherif Hamia, né a Guergou en Algérie en 1931, grand boxeur poids plume de l'epoque ayant gagné 33 combats (dont 15 par KO), perdu 3 et 2 nuls, il a meme reussi a gagné les golden gloves a New York.

Fascinée par son beau visage, la presse américaine le surnomme ‘’baby face’’

Véritable coqueluche de la boxe parisienne des années 50

Il a remporté le golden gloves le 16 juin 1953 au chicago stadium (usa).

Sacré champion de France en novembre 1954

+ de 200 combats avec quelques tres rares défaits

Janvier 1957 au terme d’un combat épique en 15 rounds, il devient champ d’europe face à jean Sneyers l’ange du ring adulé dans son pays la Belgique.

Quelques mois plus tard il le championnat du monde à paris face à Hoga Kid Bassey. Après deux round ou il envoya son adversaire au tapis, il renonça à boxer et se laissa etrangement malmener pendant le reste du combat arrêté par l’arbitre à la 10 éme reprise. On parla d’un simulacre de combat.

Selon une thèse discutée et contestée ça et là, Cherif à expliqué plus tard ce renoncement dans le combat.

En plein guerre d’Algerie, le FLN lui aurait demandé de ne pas remporter le titre pour la France.

L’autre thèse est celle de la manipulation par des faux membres du FLN à la solde de l’énnemi qui aura agit pour ceux qui ne n’acceptaient pas qu’un ‘’indigène’’remporte un titre de champ du monde.

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ARTICLE SUR CHERIF HAMIA

L'Algérien Chérif Hamia est certainement le meilleur boxeur de l'histoire pugilistique française et l'un des plus grands boxeurs de tous les temps. On n'imagine mal, aujourd'hui, à quel point ce génie du ring a fasciné le public, les stars, la presse, les observateurs...

Véritable coqueluche de la boxe parisienne, il était aussi une vedette mondiale. Vainqueur des Golden Gloves en 1953, champion de France des plumes en 1954 (contre Jacques Dumesnil) et 1955 (contre le redoutable cogneur Mohamed Chikhaoui), champion d'Europe de la même catégorie en 1957 (contre l'excellent belge Jean Sneyers), vainqueur des meilleurs américains de l'époque qui étaient au top des classements mondiaux (Ike Chesnut, Carmelo Costa...) et du portoricain Miguel Berrios, il a aussi battu par KO Robert Cohen (champion du monde des coqs). Il échouera, dans des conditions étranges, au championnat du monde des plumes en juin 1957 contre le nigérian Hogan Kid Bassey.

Pour moi, Hamia est une légende de l'histoire de la boxe mondiale, l'un de ses plus brillants ambassadeurs. Il est souvent étrangement "oublié" par ceux qui évoquent les grandes figures passées de la boxe tricolore... Ne l'oublions pas et rendons-lui justice.

NASSER NEGROUCHE

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1956 : Chérif HAMIA s’ouvre les portes du titre mondial

Publié le 03/01/2014 à 21:48 par infosboxe

En cette année 1956, Cherif HAMIA est une grande vedette de la boxe professionnelle en France. Bien dirigé par Philippe Filippi, l’un des deux grands managers français du moment, le poids plume sait que pour postuler au titre mondial, il lui faut se rendre aux Etats Unis. Cette tournée outre Atlantique sera tout simplement triomphale pour Cherif HAMIA, un garçon d’une extrême gentillesse et qui bien plus tard, se fixera dans l’Aisne. Le champion de France des poids plumes va remporter haut la main ses trois combats contre Carmelo COSTA au Madison Square Garden, Ike Chesnut et Miguel BARRIOS. Trois succès significatifs qui en disait long sur la qualité du moment de Chérif HAMIA qui put tranquillement revenir en France à bord du paquebot Liberté. Cherif HAMIA avait d‘autant plus de mérite à s’imposer qu’à chaque fois, les adversaires qu’il avait rencontrés avaient directement été désignés par l’IBC, la grande fédération du moment. Faute de quoi Cherif HAMIA n’aurait eu aucune chance d’être désigné challenger du champion du monde, le célèbre Sandy SADDLER. Epoque bénie de la boxe française capable de s’exporter de l’autre côté de l’Atlantique. De son côté, Philippe FILIPPI avait pris goût à ces déplacements aux Etats-Unis. Alors que Cherif HAMIA foulait le sol du Havre, son manager envisageait un autre voyage outre Atlantique avec évidement HAMIA mais aussi Charles Humez, le populaire boxeur d’Hénin Liétard et Séraphin FERRER. Chérif HAMIA répétait à l’envi que « en Amérique, c’est le plus fort qui gagne. » Outre ce trio, Philippe FILIPPI comptait aussi dans son écurie le coq Alphonse HALIMI qui n’aura pas à franchir l’Atlantique pour devenir champion du monde l’année suivante.

Par Lionel HERBET

Omar BOUAZZA

omarbouazza@yahoo.fr

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 22:55

Hommages a titre posthume

Je suis enfin rendu destinataire par Ahmed Rachid Saadi (que je salue et remercie au passage), de quelques photos auxquelles j’y tenais particulièrement notamment, celle de Aâmmi Malek Saadi, qui va enfin avec celle du ‘’Vieux Grenadier’’, agrémenter l’article qui lui a été consacré sur le blog d’Ath Saidha et par la même le rappeler aux bons souvenir de tous.

C’est l’occasion ici pour lui rendre un vibrant hommage et de rappeler par la même occasion aux bon souvenir de tous, son frère Mahmoud et son cousin germain Mohand Said.

Aâmmi MAHMOUD

Toute la fratrie (après la disparition précoce de leurs pères) émigrait très jeunes qui à Alger qui en France.

Par contre le droit d’aînesse

et la sagesse faisait que Aâmmi Mahmoud était assigné à la sédentarisation pour conduire les affaires familiales.

Jusqu’en 1959, où il a été contraint par la guerre de s’expatrier vers la ville, il travaillait la terre.

Selon les dires de nos ainés, il était très doué pour la taille, la greffe, la semence et les labours.

Il était quelque peu frêle, mais son intelligence et son savoir-faire ont été bonifiées par la jeunesse, la robustesse légendaire et l’ardeur à la tâche de son jeune cousin, son protégé et disciple Mohand Chérif Saadi.

A ce propos, on raconte que ce jeune apprenti n’avait pas son pareil pour retourner la terre d’une traite avec un outil de piochage ou une charrue en bois attelée à des mules.

Ils ont constitué pendant une courte période un couple exemplaire et très performant aussi bien dans la vie en société que dans l’abnégation et l’investissement de leurs personnes au bénéfice de leur famille.

Les bouches à nourrir étaient nombreuses et les temps étaient durs.

A Lakhdar le benjamin (12/13 ans), étaient attribuées, à l'instar de tous les jeunes enfants d'autres familles du village, comme l'usage l'exigeait. l'astreinte ‘’à domicile’’ et la charge des petits travaux à sa portée (approvisionnement en eau, en bois etc.).

L’union de la fratrie Saadi (hommes et femmes) était proverbiale.

De Aâmmi Mahamoud, je garde juste deux souvenirs :

  • L’un parce que je rendais visite à Khalti Yamina à Baraki, où pendant la guerre, toute la famille habitait en voisinage avec mon oncle Hadj Akli Rabi Yrahmou.

Il parait que 3ammi Mahmoud et son compère Hadj Akli (un autre personnage grand amoureux de la terre, étaient très complices et s’entendaient à merveille, ce qui expliquerait l’achat simultané de deux propriétés adjacentes à Baraki.

  • L’autre fois, juste avant son décès Rabi Yrahmou dans l’appartement qu’ils occupaient à la rue Didouche Mourad à hauteur de l’ex monoprix.

On l’a tous, grands et petits, accompagné à sa dernière demeure au cimetière d’El Kettar.

Qu’il y repose en paix.

Que tous ceux qui les ont connus aient une pensée pour eux.

Allah Yerhemhoum

Mohand SAID :

 

Il y a quelques petits souvenirs qui me lient à lui et mon père notamment au sujet des lectures et de romans policiers (série fleuve noir) qu'ils s'échangeaient par mon biais.

C'était moi qui faisais la navette entre Hussein Dey et Alger pour leurs échanges de lectures.

Mohand Said, Rabi Yrahmou était friand de la cuisine de ma mère, sa tante, notamment ''Afdhir Oukessoul''.

Il m'aimait bien, mon grand Miss Khalti.

Je ne sais pas si c'est parce-que j'étais son petit cousin ou alors parce-que je l'alimentais régulièrement en bouquins lors de ses périodes de récupérations après les séjours d’astreintes professionnelles au sud.

Non, les deux à la fois et j'en suis certain. Allah Ysseknou fil Djena.

A l’adolescence, avant l’avènement de la TV et des TIC, j’étais féru des bandes dessinées et des illustrées de l’époque :

(Blek le Roc, Tex Tone, Mickey le Ranger, Tartine Mariole, Zambla, Robin Wood, Tintin, Rintintin, Davy Crockett, Hondo, Spirou, la route de l’ouest, Bibi Fricotin, Les Pieds Nickellés , Dafy Duck et autres…Tex Willer et j’en passe).

J’en lisais beaucoup mais, je ne pouvais égaler ces avaleurs de bouquins qu’étaient mon père et Mohan Saïd.

C’est ce qui me valait d’ailleurs mes fréquents allers retours Alger-Hussein Dey.

Très souvent je demeurai admiratif devant sa façon de retourner les pages avec ce petit tremblement de la main (sans doute dû au tabac) qui lui était caractéristique.

On relève aussi ce tic nerveux et ses répliques tout en humour lors de ces interminables parties mémorables de dominos organisées régulièrement et le plus souvent au domicile des uns et des autres à tour de rôle.

Tellement il excellait dans ce jeu, il conduisait souvent le duo avec toujours sa façon propre d’égayer l’atmosphère des lieux.

C’était à la fois convivial et cela maintenait la cohésion sociale et soudait les rapports entre familles.

C’est, cet état d’esprit et ce mode de vie communautaire (que je ne pouvais encore interpréter à cet âge-là) qui, avant mon adolescence, m’ont inconsciemment marqué et se sont gravés dans mon esprit.

C’est aujourd'hui, ces relents d’histoire qui refont surface à l’évocation de la rétrospective de nos tranches de vie.

Mohand Saïd, malgré son mordant et son tempérament vif, Il était captivant, accommodant et débonnaire, un joyeux drille comme il n’existe rarement de nos jours.

C’est les traits de caractère typiques de quelqu’un qui a été trop tôt confronté aux contingences de la vie et qui a trimé dur durant sa prime jeunesse.

 

Je sais de par son fils Ahmed Rachid qu’il a été confronté précocement déjà à des petits métiers ardus dans les rues d’Alger.

Ayant répondu à la vie par un mordant et une pugnacité à toutes épreuve, il a clôturé sa carrière professionnelle comme chef de base au Sahara.

Cet homme responsable, au caractère bien trempé, a fondé une grande famille et a été plusieurs fois grand père avant d’être rappelé à Dieu en 2005.

Ina li Allah, Wa ina Ilayhi Radji3ounes.

Quant à Aâmmi MALEK :

Voir son portrait en suivant ce Lien :

http://athsaidha.over-blog.com/article-feu-saadi-malek-125118748.html

Omar BOUAZZA

omarbouazza@yahoo.fr

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 16:10
Projet Petrochimique à Boudjellil

PROJET d’un COMPLEXE PÉTROCHIMIQUE dans la COMMUNE de BOUDJELLIL.

Voilà un projet qui réhabilitera la région et démentira par la même le négativisme cultivé par certains esprits tortueux.

Ils ont prononcé délibérément leur sentence condamnant cette région à une atrophie définitive.

Dans leur vision presbyte, ils la vouent, sans autre forme de procès, à une évolution vers les ténèbres d’un no man’s land.

Projet Petrochimique à Boudjellil

N’en déplaise aux atavismes détracteurs, ce projet vient à point nommé pour démontrer que rien n’est figé dans le temps.

Tout est heureusement dynamique et, pour preuve :

  • qui aurait prévu le développement économique d’un bourg comme Allaghan.

Voilà une décennie, ce lieu-dit se résumait à un simple quai de gare où les trains ne ralentissaient que pour avertir les gardes barrières des deux passages à niveau fermant la voie ferrée;

  • le projet de dédoublement de la voie de chemin de fer devant relier la gare de Beni Mançour commune de Boudjelleil au port de Béjaia ne pouvait effleurer ne serait-ce que l’imaginaire.
Projet Petrochimique à Boudjellil
  • serait il venu à l’esprit, que les champs d’oliviers constituant jadis la seule source de revenus, accueilleraient des usines à technologies modernes à ‘’Afedhri9’’;
  • qui aurait imaginé une autoroute à un jet de pierre des villages de Boudjelleil, d’Ath Saidha, Bouaziz etc.

Est-ce des événements qui présagent le renouveau de la localité?

Ce qui est certain, cette mutation de la région n’est autre qu’un signe de La Providence.

Ces plans de développement arrivent à un point nommé pour sortir la région de la léthargie et de l’oubli...et… - apporter, à certains caciques de la négation, la preuve de l’évolution normale et concrète de tout environnement et de toutes générations -.

Tout vient à point à qui sait attendre.

Que ces réalisations soient des plus profitables aux populations locales longtemps privées du minimum vital.

Cela serait un juste retour des choses.

Omar Bouazza

Omarbouazza2@yahoo.fr

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 16:51

La fougue de Hadj Mohand Arezki et

La fugue de ma Grand-Mère 

 

      Voilà une personne qui me revient en mémoire en l’occurrence feu  Benadrouche Mohand Arezki Oubaha, suite à l’insertion des hommages qui lui sont rendus dans la rubrique du même nom par ses petits-enfants.

 

      Hormis les liens familiaux et amicaux qui le liaient à mes parents, il subsistait une reconnaissance, que je partageais d’ailleurs, puisque la fin de notre calvaire à mon père et à moi-même ainsi que la survie de ma grand-mère lui étaient dus.

 

      Pour comprendre les sentiments que nous éprouvions envers cet homme, il faut remonter à l’année 1959 et au 64 bis chemin Joseph Picard où nous habitions.

 

Le Chemin Joseph Picard:

 

      Cette artère, tout en lacet, tracée sur un terrain meuble, a quasiment disparue suite aux fréquents glissements

 

      A cette époque-là, j’allais sur mes douze ans et j’usais mes fonds de culotte sur les bancs de l’école du parc le Mont Riant aujourd’hui parc de Beyrouth.

   Moi en 1959 A 12 ans au Chemin Picard 1959              

                                          Le Parc le Mont Riant Parc Mont Riant

 

      

 

                                                                         

                                                               

Plan du Chemin Picard

Chemin Joseph Picard

 

Ce chemin prenait naissance sur le boulevard Krim Belkacem exTelemly perpendiculairement à la rue Edith Cavell pour aboutir  au milieu du boulevard Bougara ex Galliéni  face à la station d’essence.

Il faut croire qu’à l’origine, son tracé suivait le cours des eaux qui ravinaient depuis El Biar jusqu’aux sablettes via le Champ de manœuvre.

 

  

 

 Les faits : La guerre battant son plein, ma mère a imposé la cohabitation avec ma tante et mes deux cousines qu’elle ramena du bled.

 Elle leur attribua une pièce dans une maison basse avec des chambres alignées comme trois wagons de train.

      Les portes des chambres donnaient toutes sur une courette centrale à ciel ouvert que l’on se partageait selon les besoins –pour étendre le linge, et autres salaison de la tomate etc.-.

      Cette courette donnait sur les toilettes communes excentrées et la porte principale qui donnait directement sur la rue.

      Cette rue pentue et tortueuse donnait tout son sens au relief de ce quartier des hauteurs de la ville.

      Pour mesurer abstraitement cet escarpement, on peut aisément  imaginer  un gros cylindre métallique (ou comme le rocher de Sisyphe) dévalant cette inclinaison.

Sans encombres il finirait sa course au port d’Alger tout près de la Gare centrale.

 

Ma grand-mère : Madame Kichou Chérif née Mihoubi Megdouda dite Megdouda T’tèhmimi 1888/ 08/07/1963

 

      Ce jour qui a revêtu un caractère particulier reste à marquer d’une pierre noire.

Mes parents s’étant absentés pendant une partie de la journée,  ma tante, ma grand-mère et mes deux cousines demeuraient seules à la maison.

A leur retour, ils ont constaté l’absence de ma grand-mère à l’insu de tous.

N'ayant aucune connaissance de l'environnement, son absence étant énigmatique, la premiere réaction était de vérifier, en desespoir de cause, chez les voisins chez qui nous étions locataire. Constat: nada.

 

      Le quartier habité exclusivement par des Français, il serait impossible qu’elle se soit rendue en visite chez eux d’autant plus que nous n’entretenions avec eux qu’une relation distante se limitant aux formules de politesse d’usage.

 

     Donc, restait une seule hypothèse :

En âge avancé et frappée par les prémices d’Alzheimer, elle a dû dans ses déplacements, emprunter la mauvaise porte qui donnait sur la rue.

Comme le cylindre métallique, elle a dû déambuler droit devant mais, à la différence du rocher de Sisyphe, elle n’est plus remontée.

 

      Mon père et moi, on s’est tout de suite mis à sa recherche en suivant un itinéraire préétabli calqué sur des trajectoires possibles.

Comme il parlait bien le Français, il s’est chargé des quartiers européens et moi au regard de mon âge, je pouvais frapper à toutes les portes des foyers et communiquer avec la gent féminine du plateau Sauliere,  l'immense bidon ville de la cité  Mahiéddine (il prenait naissance à hauteur de la salle Harcha qui n'existait pas à l'époque et contournait les Groupes laiques) et Belcourt en particulier.

 

      Nous avions été éreintés par les recherches qui ont duré une huitaine de jours sans interruption.

Nous avions perdu, ma mère tout particulièrement, tout espoir lorsque contre toute attente, une lueur pointa son nez.

L’information selon laquelle il semblerait qu’elle eut été retrouvée a   transité, comme d’ailleurs lors de sa disparition, par 3ammi Malek  Saadi - Vieux Grenadier-.

Le cellulaire n’existant pas encore, les nouvelles nous sont parvenues par la voie du bouche à l’oreille.

 

Ce bol d'oxygène donc, avait pour nom: Mohand Arezki Oubaha.

 

Mohand Arezki Benadrouche: dit Hadj Mohand Arezki Oubaha 08/11/1917 -09/09/1999

 

Hadj Mohand Arezki Benadrouche-copie-1Je connaissais marginalement cette personne au hasard des rencontres familiales.

De rigueur, la distance générationnelle s’imposait tacitement dans les rapports avec nos ainés.

 

      Son envergure physique qu’amplifiait cette distanciation  renvoyait dans l’imaginaire d’un petit gars, une image d’un personnage d’exception et, il l’était effectivement.

Cet aperçu à priori ambigu, s’est évidemment confirmé plus tard avec le discernement de la maturité.

 

      Je dirai même, qu’il s’apparentait dans sa prime jeunesse,à un personnage de fiction.

Il se distinguait par ses allures et sa forte carrure au point de l’associer  dans mes élucubrations chimériques, aux grands catcheurs professionnels Français; Lino Ventura (catcheur/acteur) ou Jacques Ducrez (le bourreau de Béthune) avec lesquels il partageait non seulement la masse musculaire mais aussi l’enthousiasme et la rigueur.

  

   A cette époque dont les difficultés étaient accentuées par les effets de la guerre et du chômage,  il travaillait chez un transitaire Français qui avait ses bureaux et ses magasins aux rue Maréchal Soult et Escaliers rue généraux Morris respectivement parallèle à la wilaya d’Alger et faisant la jonction entre la rue d’Isly et le Palais du Gouvernement.

 

      Hadj Mohand Arezki se distinguait par son attachement rigoureux aux règles morales et religieuses.
Par son esprit communautaire très marqué, il s’est fait un devoir de caser le maximum de ses proches dans des emplois dans la même société.

C'est comme çà qu"activaient plusieurs d'entre ses cadets, entre autres: Salah,  Mahmoud, Tayeb, Kamel etc.

 

Juste une digression; -- Je saisis cette opportunité pour rendre ici, un  hommage

appuyé à Salah Benadrouche.

-- Un homme réunissant beaucoup de qualités, intègre, pieux, doté d’une maitrise de soi et  d’une correction assez rares.

--   C’est de lui qui j’ai appris par un heureux hasard l’expression Kabyle qui dit :

Kathène aghalzim guè  9ouray ensen (Par bêtise,  Ils se piochent le crane délibérément). Rabi Yrahmou we Ywasse3 3aleyh--.

 

      3ammi Mohand Arezki, avec le camion de la société, était mandaté pour l'expédition ou la réception  des marchandises en douanes.

 

      C’est donc au cours de ses déplacements sur le site du port d’Alger  qu’il aperçu furtivement une vieille femme assise sur le quai les jambes ballantes et les pieds immergés dans l’eau.

A la surprise de l'avoir reconnue, s'en suivie une joie immense qu'il ait eu la primeure des retrouvailles.

{C}

 

     Sa première réaction était de la conduire chez lui à Hussein Dey et de solder ensuite ses  obligations professionnelles de la journée en prenant le soin au passage de déposer l’information au QG des Ath Saidha qu’était Le vieux grenadier

le Vieux Grenadier.

 

C’est ainsi donc que mes parents ont récupéré la vieille fugueuse et scellé l’épilogue de son aventure.


 

 Depuis cet événement, j’ai témoigné un respect et une reconnaissance indéfectible à 3ammi Mohand Arezki en particulier, et à tous ceux qui ont partagé nos inquiétudes.

 

PS/ Hadj Mohand Arezki, notre sauveur, a été rappelé à Dieu le 09/09/1999.

 

      Quant à ma grand-mère, elle mourut à Saint Eugène le 08/07/1963.

Pour des raisons que j’ignore, nous avions appris son décès par hasard sur le tard.

Je suis resté sur cette frustration pendant  27 ans.

J’ai cherché avec opiniâtreté à retrouver sa tombe,, qui dans nos esprits était à jamais perdue.

      C’est en décembre 2000, partant d’un indice suite à la disparition de ma défunte mère le 19/12/1999, j’ai relancé les recherches.

L’administration du cimetière d’El Alia ayant montré toute son inefficacité, j’ai fait recours, en dernier recours, à un vieux fossoyeur depuis fort longtemps retraité.

Il a été d’une bienveillance et d’une disponibilité extraordinaires.

       

     Au terme d’un exposé sommaire, il m’intima l’ordre de rester sur place et se mit d’emblée à chercher dans les carrés que je suppose en moi-même, à jamais  répertoriés par époque dans sa tête.

Je le voyais disparaitre par moments au milieu des tombes et des hautes herbes quand tout à coup, il leva les bras.

Je compris tout de suite que l’investigation a donné des résultats.

La tombe maçonnée, a quelque peu souffert par l’usure du temps.

27 ans d’espoirs n’ont pas été vains et j’ai ressenti sur place des sensations à la fois physiques et affectives.

 

     Mon compagnon providentiel d'un instant étant parti, je demeurai là muet de saisissement et hébèté par cette furtive apesanteur.

L'intensité de cet instant m'a immergé dans une espèce d'euphorie au point de perdre le sens des réalités pendant un bon moment.

 

     Depuis, et quelquefois accompagné de mon épouse, nous nous recueillons en sa mémoire.

 

Allahomma Yghfir lahoum wa R’Hamhoum wa 3'fou 3anhoum wa Akrimhoum; Allahomma Wassi3 mèdkhalahoum wa Adkhilhoum Aljannah.

Ina li Allah wa Ina Yleyhi Radji3oun.

 

Omar Bouazza

Omarbouazza2@yahoo.fr

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:20

 

Commentaire sur Flash Info N° 1 -

 

 

Laissé par : touf le 16 février 2015 à 13h44

  • bonjour monsieur omar je te remercie beaucoup pour tous ce que tu fait pour notre village avec tes belle photo qui nous rappelle notre enfance et les souvenirs de toi quand tu joue au boule a la place de l'école et le soir tu branche la tv avec ta voiture pour voir le mach de foute et la meilleure ta belle danse ami omar avec (edabalen) et papa mouhand arab bennacer te supplie pour que tu dance encore je te remercie encore monsieur omar.  touf luxenbourg

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:55

 

Commentaire sur Test de Mémoire N° 01 -

Laissé par : kichouAzeddine le 15 fevrier 2015 à 00h59
  • azule felawene je remerci beaucoup omar bouaza qui a donner de sont temps pour cette initiativede créer ce site qui nous concerne tous les enfants de athessaidha mon village natale ou mes ayeux ce repose en paix; sa ma fait un réel plaisir de regarder toutes les photos surtout les maison de toutes les familles du village mille merci sincèrement bravo soyons nombreux a rejoindre le site la ou vous etes azeddine kichou fils de arezki kichou et malika kichou

 

 

 

  • Réponse: 

       Azeddine bonjour et merci beaucoup pour ta contribution.

 

        En effet, le site a besoin d'etre boosté par une large adhésion et des contributions pour son enrichissement    et  surtout son maintien en vie ce qui est hors de portée d'une seule personne ou même d'un petit groupe de     personnes.

Cà devrait etre une affaire communautaire.

Si tu es sur facebook, voila mon adresse: Omar Bouazza

Mail: omarbouazza2@yahoo.fr

Toutes tes suggestions seraient les bienvenues.

Porte toi bien.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 11:30
Commentaire sur Flash Info N° 1 -

Laissé par : Mustapha Bennacer le 08 février 2015 à 20h34

  • bonjour je veux bien de m exprimes et racontes quelque anciens histoire de notre village

  • quelque souvenir (TIMECHRATE) ou jour de laid tout les villageois ce rand visite l'in et l'autre et (ANEDJMOUA) DI THADJMAHTHE ) le responsable du village fait appelle au villageois (AYASTLAAMARA)(ASTRAVHAM) (ANADJMOUA)AGTHADJMAHTH OUFALA mes chaleureux salutation Abien tôt dans une autre histoire BM

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:11

 

À plusieurs reprises durant les cent trente années de présence française, les Algériens se révolteront.

 

Quand ces descendants d’Algériens déportés en Nouvelle Calédonie revendiquent leur appartenance. 

Algériens déportés en n calédonie

 

Quand les uns à 22 000 km (dans le Pacifique), revendiquent leur identité algérienne, d’autres sur place, tentent de la renier.

Ils sont nationalistes, ils prient, ils jeùnent, ils se rendent aux lieux de l'Islam, ils pensent Algériens mais ils sont ignorés par le pays de leurs ancetres.

 

  Documentaire : Les exilés algériens de la Nouvelle-Calédonie


Le film documentaire « Les exilés de la Nouvelle-Calédonie », présente le contexte de la tragédie humaine causée par le colonialisme français en l’Algérie à partir de 1871.

Dès le XIX e siècle, l’occupation coloniale sera confrontée à une résistance des plus tenaces, orchestrée par : cheikhs Mohamed El-Mokrani et Amaziane El Haddad.

Malgré le courage et la détermination des acteurs de la révolution, la France finira par procéder à l’arrestation des plus importants dirigeants, chouyoukhs, stratèges… de cette résistance.

Le film que nous vous proposons, expose brièvement les faits de brutalité, dont a fait preuve le colonisateur envers les populations locales; lesquelles finirent expulsées, exilées, et envoyées à l’autre bout du monde : au cœur de l’océan pacifique, à 22 000 Km  de l’Algérie, en Nouvelle-Calédonie (à ce moment la colonie française).

Des décennies plus tard, les enfants et petits-enfants de ces algériens « déportés » se sont élevés, et ont décrié les crimes commis contre leurs grands-parents et ancêtres, exilés en Nouvelle-Calédonie.

 

Regarder le film au milieu de l’article en suivant le lien.

(On en pleure tellement c'est poignant)

 

Algériens de la Nouvelle-Calédonie

 

http://www.babzman.com/2015/documentaire-les-exiles-algeriens-de-la-nouvelle-caledonie/

La Nouvelle-Calédonie aux parfums d'Algérie

 

https://www.youtube.com/watch?v=ie7PUqB_gak

 

يبدأ الفيلم برسم خلفية للمأساة الإنسانية التي تسبب فيها الاستعمار الفرنسي للجزائر بدءاً من عام 1871 عندما تصدى لمقاومة الشيخين محمد المقراني وأمزيان الحداد بطريقة قمعية لم يسبق لها مثيل في تاريخ الانظمة الاستعمارية. الفيلم وبعجالة يستعرض تلك الوحشية التي سلطها الاستعمار على الجزائريين المقاومين للاحتلال عندما القى القبض على أهم القيادات والشيوخ البارزين والمخططين للمقاومة والقيام بنفيهم وإبعادهم الى اصقاع الدنيا في جزيرة هي الاخرى احتلتها فرنسا في قلب المحيط الهادي تبعد عن الجزائر بـ 22 الف كلم، تسمى كاليدونيا الجديدة. وبعد مرور عقود من الزمن استيقظ الأحفاد وابناؤهم على الجرم الذي تعرض له اجدادهم المنفيون الى كاليدونيا، حيث بدأوا يشعرون باختلافهم عن الاخر في هذه الجزيرة، وعندما تصدوا لمحاولات تذويبهم في مجتمع لا يشبههم، تعرضوا للعنصرية المقيتة والميز العنصري، ولكنهم واصلوا مقاومتهم التي بدأها أجدادهم في الدفاع هذه المرة عن هويتهم المسلوبة وكيانهم الذي تعرض للمسخ. هي جريمة بكل المقاييس يتعرضون لها بشكل دائم في غياب سلطات بلدهم الأصلي  » الجزائر » التي لم تقو على فتح ملفهم مع السلطات الفرنسية منذ أن استقلت الجزائر قبل خمسين عاما. وهكذا ظل تاريخهم مجهولا وقضيتهم مسكوتا عنها، وتظل المعركة مفتوحة حيث يتحدثون عنها بمرارة لا توصف، حيث يرفعون صرخات الاستغاثة عبر هذا الفيلم الذي ينقلها كما هي للعالم لأول مرة.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr  

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:55

 

 

VOILA CE QU’EST L’ISLAM

                                                                                              L'ISLAM n'est pas la religion des arabe

L'Islam est nun message universel

 


AMALGAME


Définition : (latin médiéval des alchimistes amalgama, de l'arabe 'amal al-djamāa, fusion, union charnelle)

 

Synonymes : rapprochement, alliance, confusion, combinaison, réunion etc.


L’amalgame et le racisme son intentionnels.

L’amalgame et le racisme ont de tout temps existé en France et ils ont évolué en fonction des époques.


Aujourd'hui, on veut couvrir le racisme et les inégalités sociales en réorientant la question vers le religieux (pour les extrémistes et les médias en mal d'audience, ça impacte mieux).


N’a-t-on pas entendu nos concitoyens interpelés en des termes injurieux et racistes tels que : raton, bicot, bougnoul, melon, rebeu.
Jusqu’ici, cette animosité serait à mettre sur le compte de la décolonisation et des flux migratoires.

C’est prémices racistes qui avaient tendance à s’estomper quelque peu avec le temps, ont été ravivés pour la circonstance, et ils ont conduit vers une assimilation intentionnelle de tout ce qui a une origine arabe, et maghrébine surtout, à des terroristes.


Mais l’amalgame comme la stigmatisation (ces termes sont à la mode comme l’était le scoubidou les années 60) ont dérivé vers des atteintes délibérées à une religion qu’est l’Islam.
Les Arabes et les musulmans de 2015 remplaceraient ils les juifs de 1939/45 persécutés par les nazis?


« Sous prétexte d’un attentat à la pudeur commis par un confrère, nous voilà tous eunuques » colle parfaitement à la conjoncture.

 

Un terroriste n'est rien d'autre qu' un terroriste, un criminel n'est rien d'autre qu'un criminel.

Et en voilà quelques spécimens.


KLAUS BARBIE, HITLER, STALINE, LA FRANC MACONNERIE, LA MAIN NOIRE, LES CHEVALIERS DU CERCLE D'ORLA, SOCIETE THULE, SKULL & BONES, ILLUMINATI.


N'a-t-on jamais dit ou écrit, de tous ces terroristes qu’ils sont de telle ou telle confession ?

Jusqu’à preuve du contraire on ne les a jamais affublés d’un qualificatif  autre que celui d’assassins ou de criminels.

Pourquoi alors revêtir les terroriste du XXI éme siècle d’un habit religieux ?

Intérêt (pétrole) stratégique quand tu nous tiens !!!

On parle à cor et à cri d’islamophobie.

Pourquoi ne parle-t-on pas de la ‘’philosophobie’’.

 Oui ils nous font peur ces ‘’tisonniers’’ philosophes de l’apocalypse.

Quelqu’un a dit :

« J’approche doucement du moment où les philosophes et les imbéciles ont la même destinée ».


Voir en tete de l'article quelques statistiques qui aideraient certains à voir plus clair et se départir de cet amalgame et de la stigmatisation de toute une communauté.

 

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr

 

Ecoutez ce Chti de Damian qui vit sa conversion dans le calme et la sérénité.

Sur:

ISLAM - LUTTE CONTRE LES AMALGAMES

Hier soir, Le Petit Journal de CANAL+ a consacré une émission "SPÉCIAL ISLAM". 30 min

https://www.facebook.com/video.php?v=10152487562167126&set=vb.177591452125&type=2&theater]

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