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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 10:38

   

Le saviez-vous ? L’Algérie compte 539 inventeurs qui vivent dans 23 pays différents.

Parmi eux, je reconnais:


- Dahmani Dahmane avec 6 brevets aux USA
- Zemiti Nabil avec 2 brevets en France.


Identifiez vos parents et vos connaissances en suivant ces liens:

 

Liste des inventeurs:

 

http://algerianinventors.org/list/ 

 

 

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:40

 

 

Préambule :je me fais l’écho de toutes ces bonnes âmes, du village D'Ath Saidha, qui m’ont chargé de transmettre en leurs noms ce message :

 

                                              SAUVONS L’ECOLE

- pour une large diffusion de bouche à oreille et à reprendre sur vos murs Facebook-

 

 

          Concomitamment à celle de Voujlil, Aydacen, et Taourith Ou3avla, l’école d’Ath Saidha a vu son édification entamée vers 1871.

Pour l'histoire, elle a ouvert ses portes aux premiers enfants scolarisés d’Ath Saidha et des villages avoisinants vers 1889.

Depuis cette date jusqu’à l’entame de la révolution en 1954/1955, plusieurs de nos aînés ont fourbi leurs connaissances en ces lieux, pour ensuite conquérir les grandes villes du pays et d’outre-mer.

Entre ces deux dates, elle a totalisé 65 scolarités dispensées par deux instituteurs hébergés sur place avec leurs familles respectives dans deux appartements intégrés dans cet ensemble scolaire.

Aux stigmates de la guerre, est venu se greffer le désintéressement des autorités publiques pour tout ce qui a trait à la vie dans les villages reculés et éprouvés par les durs impacts du conflit armé.

 

On a fait violence à ce lieu du savoir, puisque depuis 60 ans, l’école a été vouée aux gémonies.

Eu égard à cette indifférence autant des pouvoir publiques que de la population, la nature ayant horreur du vide et vu la vacance des lieux, des squatters du genre animal  ont pris possession des lieux… (biens) vacants.

 

Si La Fontaine était un contemporain, je tendrais à croire, que c'est en ces lieux délaissés depuis tant d'années, qu'il a enseigné aux ''personnages'' de ses fables, le langage des humains.

Dans le roucoulement des volatiles ayant pris possession des lieux, on perçoit  quelquefois en tendant bien l'oreille, des similitudes aux litanies oiseuses des humains.

 

Elle a dispensé le savoir à plusieurs génération jusqu’en 1954 soit l’équivalent de 65 scolarités.

Malheureusement, durant les 64 dernières années elle s’est vue assaillie par des nuées de sauterelles prédatrices sous le regard passif des autorités administratives.

Ces mêmes autorités qui détournaient la tête face à cette prédation ont en aussi mis du leur.

Elles se sont mises de la partie pour dégarnir prestement l’école de ce qui restait viable comme matériaux (tuiles, carrelage) et autres boiseries (portes, fenêtres etc.).

Malgré cela, elle ressuscitait juste pour accueillir les urnes à chacune des élections.

Pour mesurer son état de délabrement, suivez ce lien :

http://athsaidha.over-blog.com/article-l-ecole-en-ruine-106949356.html

                                                                    

 

Ecole en ruine identifiée 2

DSCN2089

 

 

L'école vue ouest 24 janv 2015 1

 

Ravivons notre fierté et tentons de lui redonner vie.

Je m’adresse à toutes les bonnes âmes pour un sursaut salvateur par égard à ce lieu du savoir, pour ce magnifique patrimoine historique collectif.

Observez cette architecture et ce panorama!

Ne sont-ils pas des vestiges dont le prestige  mériterait d’être réhabilité et rehaussé à l’instar de tout ce qui est en usage chez nos voisins immédiats?

 

       Vue panoramique du Djurdjura et de la vallée de la Soummam

J’appréhende d’emblée, de la part d’une poignée de négativistes, la rengaine du ‘’chante canari, chante’’.

 

Mais là, le message ne s'adresse pas à eux, il s’adresse aux :

- personnes dotées de discernement,

- personnes sensibles à tous ce qui relève du domaine culturel et de la collectivité,

- personnes attachées à leurs origines et à leur identité,

- personnes ayant un lien passé ou présent avec l’école et/ou le village,

- personnes pouvant aider par le biais d’un mécénat,

- aux cadres résidents et/ou non résidents, ayant un lien ou non avec les lieux.

- enfin à toutes personnes soucieuses d’apporter une contribution aussi minime soit-elle.

 

         Une pincée de dinars, une poignée d’euros ou quelques dollars de plus, pour des personnes dignes et jalouses de leur patrimoine, ne sauraient appesantir l’élan de solidarité qu’on brandit avec fierté et qu’on dit séculaire dans nos contrées.

Ne dit-on pas que l’intention (même validée par un modeste pécule) vaut l’action (dont la valeur est inestimable au regard de DIEU).

 

        En termes d’apports financiers, les espoirs sont fondés sur les cadres et le mécénat qui d’une manière certaine répondront favorablement CHACUN EN FONCTION DE SES MOYENS.

 

 Les bonnes actions étant rétribuées par Dieu ; 

{ A celui qui fait à Dieu un beau prêt, Dieu le rendra avec abondance.} (Coran II, 245)

 

       Dans un passé récent, les faits et les actes de nos concitoyens en témoignent. Les bonnes intentions ont réalisé une multitude de bonnes choses d’utilité publiques.

Leur contribution leur est reconnue de leur vivant et pour certains après leur disparition (Rabi Yarhamhoum) et un hommage appuyé doit leur être rendu en toutes occasions.

 

L’objectif de cette initiative, c’est de suppléer la défaillance des pouvoirs publics dans un premier temps en entreprenant des travaux d’urgence pour maintenir en vie cette école ou du moins ce qu’il en reste de viable.

L’évidence de la disparition de cet édifice eu égard à l’usure par manque d’entretien -même de fortune-, pénaliserait sans aucune équivoque le village d’Ath Saidha.

Ne sachant pas de quoi l’avenir de cette école sera fait, préservons lui une chance de survie.

Il ne saurait être engagé d’opérations démesurées qui ne seraient pas en adéquation avec nos capacités financières.

 

Le débat sur la question étant engagé, le volet commentaires de cet article demeurera ouvert pour toutes suggestions pouvant booster les choses.

 

PS/ J’ouvre en mon nom personnel la rubrique des débats.

Par ailleurs, je marque mon engagement et ma contribution fiduciaire pour une action dans les plus brefs délais.

Je mets aussi en débat quelques idées (elles restent à conforter et à débattre collégialement.

- Collecter en urgence une somme d’argent pour entamer l’opération de

- Nettoiement et de clôture de l’enceinte (grillage) et de menus travaux de maintien.

- Faire l’état des lieux et lister les travaux sans grosses incidences

financières.

- Classer et évaluer les travaux par importance et  par priorités.

- Dégager la liste des travaux à la portée de ressources potentielles et/ou

disponibles.

A mon sens, la toiture détériorée partiellement devrait etre prise en charge

à court terme.

Avec une évaluation approximative, son cout est à la portée d’une bourse moyenne.

- Le recueillement et la prière sur les morts se faisant dans la cour de l’école,

faute de mieux, il serait peut-être temps de prévoir une ou deux salles d’eaux (fermant à clefs) pour la circonstance.

Nombreux sont les personnes étrangères présentes pour la procession.

- Pour avoir l’écoute et l’audience des pouvoirs publics, leurs

interlocuteurs doivent être réglementairement structurés (par exemple: association de sauvegarde de l’école et du patrimoine en général).

Là, les voies de recours seront plus accessibles et la portée des interpellations n’aura que plus d’impact.

Auquel cas, il faut établir légalement un cahier de revendications à

soumettre d’une façon progressive et par palier à qui de droit.

Ainsi donc, en possession d’arguments réglementaires, les chances d’un aboutissement sont plausibles et envisageables.

 Inscrire la réhabilitation du site et susciter l’intérêt des administrateurs sur

des créneaux pédagogiques comme :

- Centre (ou antenne) de soins

- Annexe d'APC ou autre administration

- Ecole primaire

- Ecole de formation professionnelle de jeunes filles ou garçons

- Ecole d’initiation à l’informatique

- Ecole de couture et de broderie

- Ecole de viennoiserie et de pâtisserie

- Ecole d’alphabétisation pour adultes

- Bibliothèque centrale ou salle de projection

- Salle de sport aménagée

- Salle de culturisme

- Salle multisports de combat

- Ecole d’initiation à l’agriculture locale

- Ecole de formation artisanale

- Et autre salle pouvant abriter toutes manifestations culturelles, festives,ou tous autres événements...de la vie dans leS villageS.

 

En attendant, il y a lieu de recueillir des volontaires pour animer les préliminaires (un semblant d’Assemblée constitutive provisoire).

 

Epilogue :

Un chat, oui, un chat a bien sauvé du froid un bébé en Russie

      Le bébé était abandonné dans une rue d'Obninsk, en Russie, seul dans une boîte.

S'il a survécu au froid, c'est grâce à l'instinct animal d'un chat qui l'a réchauffé de longues minutes en se blottissant contre lui. " Le bébé n'était dehors que depuis quelques heures et grâce à Masha, il n'a gardé aucune séquelle ", a assuré un porte-parole de l'hôpital où a été transporté l'enfant.

C'est également grâce au chat et à ses miaulements que le voisinage a fini par remarquer le bébé.

" J'ai entendu Masha et j'ai d'abord pensé qu'elle était blessée. Vous pouvez imaginer ma stupeur lorsque je l'ai vu allongée dans une boîte, à côté d'un petit garçon ", a déclaré Irina Lavora.

 

A méditer !!!

 

 

    Omar Bouazza

    Omarbouazza2@yahoo.fr

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:23

 

 

‘’JE SUIS J’EN AI MARRE !’’.

J’ai fait un break sur l'actualité pendant trois jours pour me permettre d’une part,  de défragmenter cet organe  qui me sert à réfléchir et d’autre part, remettre mes idées qui se télescopaient en bonne place.

Compte tenu du ‘’zef’’ de ces derniers jours, une décantation (du chaudron) s’imposait pour discerner au mieux de mes capacités cette avalanche de controverses…en veux-tu en voilà.

Cette polémique à couteaux tirés, rappelle étrangement les parties de foot de notre jeunesse.

Les prouesses se mesuraient à l’aune des dribbles, des petits et grands ponts et souvent aux impacts de coups de ‘’bouzelouf’’ qu’on réalisait sur l’adversaire du moment.   

J’ai, bon gré mal gré, tenu trois jours à cette addiction sournoise injectée par voies/voix des Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication (NTIC).

Mais, une fois qu’on ouvre sa machine pour travailler sur des sujets anodins, le lasso de l’actualité nous rattrape.

Pour les besoins de certaines idéologies mercantiles et d’hégémonie totalitaires, les NTIC ont muées vers des Nouvelles Technologies d’Instrumentalisation et de Conditionnement.

Il m’arrive d’envier mes aînés qui dormaient du sommeil du juste, jamais interrompu par les décoctions de cet outil moderne qui s’incruste insidieusement et malgré nous dans notre intimité.

 

Hakim Lalam a ironisé sur ce tapage médiatique avec un art consommé.

Dans sa chronique du 18/01/2015 au Soir d’Algérie (ci jointe), il titre :

‘’JE SUIS J’EN AI MARRE !’’.

   

           Lui c’est j’en ai marre, moi et beaucoup d’autres, nous avons une panoplie de prénoms :

Moi je suis الكيل طفح  

Moi je suis كاووصّاما على كثّرت

des fois on m’appelle : j’en ai ma claque…de tout ce conditionnement dirigé et intentionnel truffé des plus cyniques arrières pensées -A3 yigh barkayi.

 

Omar BOUAZZA

 

  Omarbouazza2@yahoo.fr

 

 Je suis j'enai marre  

 

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:56

 

 

YASMIN-BENDAAS-

 

 

 

DEUX BELLES GENERATIONS: Un symbole.

  

       Une belle Américaine se ressource dans ses origines berbères (60km et 25km à l’est de la ville de Batna).

 

       La symbiose de deux générations séparées par les océans et le hasard du temps, que seuls les liens sacrés du sang pouvaient réunir.

 

       ‘’Même si l’on n’emporte pas sa patrie à la semelle de ses chaussures’’ …le caractère atavique renaît toujours à un moment ou un autre dans la vie d’une personne ou d’une communauté, combien même il est occulté consciemment ou inconsciemment.

 

        Une belle leçon sur le ressourcement et la recherche identitaire.

 

Recherches anthropologiques de Yasmine BENDAAS:

Pour tout savoir, suivez les liens ci-dessous:

 http://www.huffpostmaghreb.com/2015/01/13/entretien-avec-lanthropol_n_6462582.html?utm_hp_ref=mostpopular

 

Le tatouage en pays Chaoui: : suivez le lien

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/01/13/tatouages-femmes-chaouies_n_6463322.html?utm_hp_ref=mostpopular

Connaitre l'Algérie à travers les tatouages des femmes chaouies :


http://www.huffpostmaghreb.com/yasmin-bendaas/tatouage-faciaux-des-viei_b_6428676.html?utm_hp_ref=mostpopular

  

YASMIN-BENDAAS- (2)

 C’est la beauté personnifiée de la femme berbère ancestrale, de toutes époques et sous tous les cieux.

 

Omar BOUAZZA

 

Omarbouazza2@yahoo.fr


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:09

LE CHARL…ISME et son corollaire : le PANURGE… ISME

Les présences controversées lors de la marche du 11 janvier 2015 à Paris.

 

La marche du 11 janv 2015

 

 

          En elle-même, la manifestation du 11/01/2015 pour les libertés et contre les idéologies totalitaires ayant ôté des vies humaines relève d’un acte de citoyenneté active.

Elle honore les acteurs sans distinction de race, de couleur ou de religion, ayant exprimé spontanément leur colère et le rejet de ces illuminés de la gâchette.  

Pour une fois, les hommes sincères auraient pu transcender leurs contradictions et la manifestation aurait été un réquisitoire sans appel contre le terrorisme.

Un triomphe qui demeurera pour la postérité, un actif communautaire si ce n’est l’intrusion de ces mal venus armés de leurs calculs politiciens morbides.

 

On ne peut interpréter autrement  la présence de :

Ø L’Arabie Saoudite et du Qatar, pays qui prônent, financent et arment

l’idéologie obscurantiste.

Ø Certains dirigeants de pays Africains en quête d’absolution parce que dans

leurs pays, par leurs systèmes despotiques, ils produisent une dictature et forme de terrorisme plus sournoise sous le regard complaisant de leurs voisins du jour qui leur donnent le bras pour conduire la tête de la marche.

 

Les Africains ayant battu le pavé à Paris sont notamment: 

les présidents gabonais Ali Bongo Ondimba, béninois Boni Yayi, togolais

Faure Gnassingbé et sénégalais Macky Sall, dont les pays comptent parmi

les traditionnels amis et alliés de la France en Afrique.

Y ont pris part également, les chefs d’État malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Nigérien Mahamadou Issoufou, Le Tchad et l'Algérie, ont été, pour leur part, représentés l’un par son Premier ministre, et l’autre par son chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra.

 

          Ces leaders africains,  ont, en effet, voulu apporter leur pleine solidarité

avec la France.

Il était question de solidarité, mais ces chefs d’État, sont irrespectueux des libertés fondamentales, voire des fossoyeurs de la liberté de la presse dans leurs pays respectifs.

 

Ø Benjamin Netanyahu à lui tout seul résume tout ce qu’il d’abjecte et de vil

dans ce que l’on pourrait qualifier pour la circonstance de ‘’politi…chien’’ avec tout le respect dû aux politiciens sincères.

Que l’on juge avec sa conscience et sans à priori géopolitiques :

 

‘’Selon A.R/Agence, Netanyahu a exercé un forcing à des fins électoralistes pour s’inviter lui-même à cette manifestation alors que le président français lui a demandé de ne pas venir.

Netanyahu aurait dans un premier temps accepté. Mais quand il a appris que les ministres des affaires étrangères et de l’économie se rendaient à Paris pour défiler et rencontrer la communauté juive, il a informé les français qu’il participait également (son souci n’étant, pas au demeurant, la marche en elle-même mais, renforcer sa candidature et contre carrer les deux ministres précités aux élections d’avril en Israël). Paris, énervé, a alors décidé d’inviter M. Abbas.’’

Comme quoi, -Tayhoudite- n’est pas une anodine expression populaire de chez nous.

Au regard de ces louvoiements hypocrites, la France capitaliserait elle le facteur émotionnel pour s’octroyer à elle seule le leadership dans cette affaire?

Qu’en fait on de la devise : ‘’LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Ces valeurs républicaines ont-elles une portée universelle ou bien elles n’ont de sens qu’intra-muros?

Faut-il titiller l’égocentrisme de la France au point de l’énerver  pour qu’elle daigne ouvrir UN œil sur le reste du monde (le cas de l’invitation Mahmoud Abbas à la marche de Paris le 11/01/2015 est éloquent en la matière)?

Où se trouveraient l’union et la protection des peuples dans tout ça ?

Est-ce que la notion du ‘’monde est un village’’ est une chimère et ne s’appliquerait que dans le domaine des NTIC ou alors un moyen de (lipo)succion de ce qu’il reste de biens et d’énergies dans les pays du sud qui demeurent malgré tout un marché potentiel?

PS/ Bien que condamnant l’acte qui a pris la vie de douze personnes, certains brandissent le slogan: ‘’je ne suis pas Charlie’’.

Cependant, toute proportion gardée, parodier le(s) mouton(s) de panurge atrophierait toute capacité de discernement, ce mènerait vers des conflits et des drames que l’on croyait voués à l’histoire.

 


Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 22:32

 

 

De la sagesse et du discernement face aux contingences du moment.


-        Tout le monde a le droit de penser.

-        Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion et de l’exprimer.

Face à la conjoncture du moment, le discernement est de rigueur.

Emporté par sa passion et très souvent sous l’influence de son environnement, on verse consciemment ou inconsciemment dans l’invective et l’extrémisme.

Quelquefois (très souvent par les temps qui courent), on verse - on s’acoquine est le terme idoine- dans des alliances contre nature.

Les accolades de tous ces maitres du moment donnant la mesure à François Hollade a Paris le 22 janvier 2015 en est la parfaite illustration.

Ce ‘’florilège’’ antinomique va à contre sens de la philosophie de Kant.

   

Pour Kant :

-        La liberté d'expression est nécessaire à la liberté de pensée :

« Certes, on dit : la liberté de parler, ou d'écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser.

Toutefois, quelles seraient l'ampleur et la justesse de notre pensée, si nous ne pensions pas en quelque sorte en communauté avec d'autres à qui nous communiquerions nos pensées et qui nous communiqueraient les leurs !

On peut donc dire que ce pouvoir extérieur qui dérobe aux hommes la liberté de communiquer en public leurs pensées, leur retire aussi la liberté de penser »

 

NigériaAujourd’hui encore, sous un silence abyssal, on n’a pas retiré seulement la liberté de pensée, mais à des milliers de Nigérians (à qui je rends hommage), on persiste à leur ôter ce qu’il y a de plus sacré : la VIE.

Ce génocide est perpétré et se perpétue sous le regard passif du monde entier.

De même qu’on ne prête qu’aux riches, on ne veut prêter son attention qu’aux maitres du monde.

Alors, discernons.


Le Coran dit dans la Soura 49 Al Houdjourat :

V.13] « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous.

[9] Si deux groupes de croyants en viennent aux mains, réconciliez-les !

Mais si l’un d’eux se montre intransigeant, combattez alors l’agresseur jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu.

S’il s’y conforme, réconciliez-les avec justice et impartialité, car Dieu aime les gens équitables.

[10] Les croyants ne sont-ils pas des frères? Réconciliez donc vos frères et craignez Dieu, afin de mériter Sa miséricorde.

PS/Je suis consterné par ces images qui ne sont malheureusement pas de la fiction mais des situations factuelles d'un monde totalement déphasé.

Le monde marche sur la tête si tête il y a.

 

Omar Bouazza

 bouazza2@yahoo.fr

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:31

 

 

Oliveraies ou Olivettes : Le moment est opportun pour parler de l’olive.

La cueillette des olives: Une affaire de femmes

(Achewik : Azzemour pour qui veut écouter.):

http://www.youtube.com/watch?v=SxgL6xVHc9A

 

L’OLEICULTURE/ MYTH OU REALITE.

 

Bissem et Hamza Bouazza

  Bissem, Hamza et MokhtarCombien la vie tumultueuse dans les grandes agglomérations vous met-elle de fait en marge de la vie campagnarde.

 Tout ce que l’on pouvait savoir sur le mode de vie champêtre, sur l’agriculture en général et l’oléiculture en particulier subissait l’influence de nos ainés.

A ce titre, on se forgeait des idées, le plus souvent préconçues, au hasard de ce qui se narrait autour de nous.

       Les frustrations d’après-guerre et la nostalgie du dépaysement renforçaient, chez le narrateur, la tendance à l’enjolivement des choses et des souvenirs.

     C’est ainsi que nous étions imprégnés, dès lors qu’on nous relatait sans aucune nuance, des performances supposées dans le domaine de l’olive et de son huile.

      D’une manière générale, l’idée préétablie.. (dans mon esprit) était que l’Algérie et en particulier la Kabylie se taillent une place prépondérante dans le concert des producteurs oléicoles.

     Très souvent, par ostentation renforcée par une faible ouverture à l’information extra muros, , on soutenait la primauté de ‘’zzith kbayel’’ – label surfait et trivial pour désigner l’huile d’olives-.

De tous mes voyages, notamment maintes fois en Tunisie, mon périple espagnol en novembre 2014 en communauté Madrilène, en Castille de la Mancha, en Catalogne (Barcelone) et dans les huit provinces d’Andalousie (Granada, Cordoba, Sevilla, Malaga, Jaén et autres Hueva, Gibraltar et Loja) m’ont permis d’établir des comparaisons ;

et là, j’ai pris factuellement  la mesure des réalités.

Oliveraie                 Oliveraie en Andalousie/Espagne

 

 

       A titre informatif, établissons quelques statistiques pour aider à la compréhension et situer la production nationale dans le créneau :

 

Oliveraie Espagne-1006Olivares de la campiña estepeña

 

Oliveraie Province de Jaén en Andalousie/Espagne

 

          Prenons une seule des sept provinces d’Andalousie, en l’occurrence celle faisant frontière avec la Castille de la Mancha, dénommée Jaén.

L’étendue de cette province de jaén de 13 484 km²,  équivaut aux quatre wilayat réunies de :

ü  Jijel               -     2 577 Km²

ü  Bejaia            -    3 268 Km²

ü  Tizi Ouzou    -    3 568 Km² et

ü  Bouira           -    4 439 Km².

Si ces quatre wilayat réunies produisent 173 939 Tonnes d’olives, à contrario, JAEN se caractérise par :

’Plus de 40 millions d’oliviers constellent la province, s’étirant en bataillons serrés de colline en colline sur la moindre parcelle de terre arable. Un tiers de la province de Jaén soit 4 500 Km², est occupée par des oliveraies qui, en moyenne, produisent 900 000 tonnes d’olives par an.

La plus grande part est pressée pour donner 200 000 tonnes d’huile.

Jéan fournit près de la moitié de la production d’huile d’olive Andalouse, soit le tiers du volume Espagnol et 10% de la quantité produite dans le monde entier.’’

( source : www.lonelyplatet.fr  )

 

            L’Algérie produit environ 324 000 tonnes/an d’olives soit 21% de ce que produit globalement l’Espagne : 1 487 000tonnes d’olives en 2010.

‘’Dans la wilaya de Jijel, on estime à  13 254 ha la superficie totale en phase de production, soit un équivalent de 134 000 oliviers’’ produisant annuellement 22 934 tonnes/an d’olives.

Comme dans toutes les régions du pays, les oliveraies sont souvent un domaine purement familial.’’ (source : http://www.elwatan.com/regions/est/jijel/cueillette-des-olives-a-jijel-une-affaire-de-femmes-20-12-2014-282174_130.php ) 

 

NB/ avec l’équivalent de 21% de la production espagnole, l’Algérie est loin dans le classement des producteurs mondiaux.

Que représenterait la production régionale de Béjaia avec 73 423 tonnes/an comparée à celle de Tunisie exportant 75% de sa production et rayonnant à la 2éme place mondiale en termes d’exportations avec 21% après l’Italie 30% du marché mondial? Insignifiante !

Les ressources de la Tunisie en huile sont estimées à plus de 65 millions d'oliviers, cultivés sur 1 680 000 ha dont 75000 dédiés à la culture biologique

Oliveraie diagramme

 

 

 

Principaux pays producteurs 2003

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ol%C3%A9iculture  

 

Olives-Production-mondiale.jpg

Tab1 : Répartition géographique de la production des olives destinés à la fabrication de l’huile et des huileries en Algerie:

Source : Observatoire à partir des données DSASI et ITAFV. http://www.numidit.dz/onfaa/images/image/Les_potentialit%C3%A9s__de_production__et_les_capacit%C3%A9s_de_trituration_de_lhuile_dolive.pdf

 

Olives-Nationale.jpg

CONCLUSION :

          Les tableaux statistiques ci-dessus traduisent d’une manière éloquente la position de l’Algerie et ses démembrements au titre de la production oléicole.

         En guise d’oliveraies, en Algérie l’oléiculture relève d’une activité traditionnelle.

Les domaines sont le plus souvent des olivettes familiales.

la Wilaya de Jijel, prise comme exemple dans l’article d’El Watan du 20/12/2014 ci-dessous, résume si besoin est les insuffisances dans le domaine.  

Cueillette des olives à Jijel : Une affaire de femmes

Description : Taille du texte normaleDescription : Agrandir la taille du texteLa wilaya compte près de 134 000 oliviers productifs

Dans les campagnes où cette tradition assure des ressources financières pour de nombreuses familles, le travail se fait toujours de manière traditionnelle.

La cueillette des olives, la plus ancestrale des traditions est plus que jamais une affaire de femmes. Et pas n’importe quelles femmes, puisqu’il s’agit de femmes rodées à ce travail dur et pénible. Dans toutes les localités rurales de la wilaya de Jijel, notamment dans les régions où  la tradition de l’huile d’olive est ancrée dans les mœurs, c’est la femme, et principalement elle, qui s’occupe de ce travail. Par pure tradition ou par besoin, c’est elle qui fait l’essentiel de l’effort pour aller cueillir les graines d’olives.

Dés le début du mois de novembre, c’est toute une logistique qui s’installe dans les oliveraies. En dépit des progrès technologiques enregistrés dans tous les domaines de la vie, la cueillette des olives restent une opération purement traditionnelle. Elle n’obéit qu’aux petits moyens de bord pour faire descendre les graines d’olives avant de les cueillir. Un double travail.

Une corvée, diront certains. Cette corvée c’est pourtant la femme qui l’accomplit. Associé à cette opération, l’homme reste indispensable dans le branle-bas de combat qui mobilise souvent toute la famille. Dans les exploitations d’olives, le remue-ménage qui accompagne la cueillette des olives se poursuit jusqu’au mois de février.

Pour beaucoup de femmes, la récolte obtenue est un moyen de subsistance. Elle permet à des familles sans ressources de vivre grâce à lavente de l’huile d’olive. «L’huile d’olive n’a pas de prix, contrairement à ce qu’on dit sur sa cherté, il est encore vendu à un prix raisonnable par rapport à tout l’effort qu’il nécessite pour l’obtenir; avec tous les risques qu’on court pour cueillir les olives, je crois que l’huile est encore abordable», tranchent certaines femmes.

La récolte des olives est souvent fatale pour des femmes qui font des chutes paralysantes des oliviers. Certaines ont du être hospitalisées. D’autres ont subi un sort encore plus dramatique. Dans les services des urgences, les cas des chutes d’olives sont chaque saison connus du staff médical. Dans la wilaya de Jijel, on estime à  13 254 ha la superficie totale en phase de production, soit un équivalent de 134 000 oliviers. Les oliveraies sont souvent un domaine purement familial.

Dans les vergers, on compte même des oliviers centenaires. L’héritage est familial. Il se transmet de père en fils. Depuis quelques années, les subventions accordées aux agriculteurs ont permis la création de nouvelles oliveraies. Leur rendement se fait encore attendre. Mais pour bon nombre d’initiés à ce domaine, l’huile d’olive des anciennes oliveraies est d’une qualité exceptionnelle par rapport à celui produit par les nouvelles plantations. En dépit de l’effort engagé pour renouveler le potentiel oléicole existant, on assiste dans la wilaya de Jijel à une baisse de la production. D’où la rareté d’un produit très convoité.

http://www.elwatan.com/regions/est/jijel/cueillette-des-olives-a-jijel-une-affaire-de-femmes-20-12-2014-282174_130.php

Tout est dit.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

 

 

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 17:40

 

 

SA MAJESTE AZROU N'ERFISs DANS SON IMPOSANTE STATURE..

  (une vue a partir d'''anar nathsaidha)

 

 

 

DSCN2131       C'est tout à fait là-haut, jadis (sur une plateforme naturelle), que se déroulait une fête annuelle grandiose (Zerda) qui réunissait les femmes, les jeunes filles (à marier) et les enfants de tous les villages limitrophes - Athsaidha, Aydassen, Voujlil, Ath'hlassa, Thaourith, Thansaouth etc...en sommes la composante de la circonscription administrative communale actuelle.


C'était une rencontre conviviale qui permettait aux femmes qui ne sortaient que rarement (exceptionnellement pour la cueillette de l'olive) de retrouver des parentes et/ou de nouer de nouvelles alliances.


     Tout le monde grimpait et crapahutait, chargé de victuailles et d'ustensiles, dans une symbiose et une allégresse conviviale inimaginables de nos jours. 


     Actuellement, à l'initiative de quelques personnes qui tiennent à perpétuer la tradition, une rencontre formelle et des plus modestes, se tient à Thighilt à l'occasion d'amzwarou N'ervi3.


     Selon les Anciens, les sensations d'autres fois ne se ressentent pas et les acteurs plein de couleurs ne se retrouvent pas.

 

Pour paraphraserAznavour:

  

    ‘’Je vous parle d’un temps que les moins de... (soixante) ans ne peuvent pas connaitre.

(l’usage)... en ce temps-là, accrochait ses lilas, jusque sous nos fenêtres....et bien que miséreux, avec le ventre creux...(le pays) me semblait  (beau).''

 

      Moralité; A chaque époque son histoire et à chaque génération son épopée.


Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 15:17

 

L’année 2015 la bienvenue.

 

A tous les lecteurs et ami du blog,

 

 

"Que cette nouvelle année voie s'accomplir vos rêves et La vue panorpamique 2303réussir vos projets en cours.

Je vous souhaite aussi de vibrer pour de nouveaux projets enthousiasmants et de les voir couronnés de succès !"

 

A l’adresse des personnes que l'on ne voit pas souvent et qui essaiment les continents.

Malgré la distance qui nous sépare, je souhaite que 2015 vous réunisse continuellement, avec les vôtres, par la pensée affectueuse et fidèle…(et par les NTIC aussi).

A vous tous nous sommes avec vous.

Très affectueusement.

Omar Bouazza

 

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 23:28

QUI SE SOUVIENT DE :

  • Âammi Malek Saadi et

  • Du Vieux Grenadier

 

C’était durant les années 1950, je n’étais pas plus haut que ça.

 

Les conserves étant hors de notre portée, comme d’ailleurs le frigidaire, nos mamans profitaient de l’abondance et surtout du prix bas de la tomate pour la faire sécher au soleil et constituer  la réserve d’hiver et du Ramadhan ‘’al 3aoula’' au même titre que l’ail et d’autres denrées de première nécessité.

L’activité de transformation relevant des privilèges exclusifs des femmes (il faut signaler qu’elles étaient au foyer, et oui), elles s’octroyaient en la circonstance les privilèges et l’autorité de dicter les règles d’approvisionnement.

Et là, il fallait des bras…d’hommes.

Comme nous n’étions que quatre bras à la maison, on peut s’imaginer la galère que c’était.

Comme pour me narguer, la tomate arrivait sur le marché pendant la période des vacances scolaires, et que mon père avait d’autres obligations professionnelles, les quatre bras se réduisaient à deux.

Sauf que pour cette corvée, les taches étaient réparties, inégalement peu être mais réparties quand même.

Lui il achetait et payait, moi je transportais.  Autorité oblige.

Il faut les aguerrir et qu’ils aient des cales aux mains que disaient nos paternels.

Dans deux filets à légumes de l’époque, je faisais quelques fois  jusqu’à deux vacations par jour - Djama3 lihoud /parc de Galland via Mohamed V ex Sain Séances-.

Les huit ‘’doros’’ qui devaient payer le ticket de bus, je les épargnais pour d’autres usages personnels.

C’est lors d’une de ces corvées quotidienne que j’ai eu à connaitre d’un coup et ce fameux Vieux Grenadier et l’affabilité d’un homme que, par la suite, j’ai toujours admiré de son vivant (Allah Yarahmou) et qui me revient souvent en souvenir après nous avoir quittés.

Ce jour-là, mon père devant répondre à une obligation de dernière minute, n’avait d’autres solutions que de me laisser en stand-by quelque part au centre-ville.

C’est ainsi qu’il me ‘’déposa’’ momentanément au Vieux Granadier,  là ou prenait naissance la rue Bab Azzoun-Alger .Le vieux grenadier

En préambule, il me dit juste ceci :

- Voilà Âamikh Malek Oussaadhi, tu restes avec lui jusqu’à mon retour (envoyez, c’est pesé, c’est bref, concis et précis parce que ça ne jacassait pas à l’époque).

C’était la providence qui est venue à mon secours ce jour-là pour m’extirper de  cette corvée (combien même indispensable et utile pour la famille).

L’affluence des clients en fin de matinée étant presque nulle, j’ai eu pour moi tout seul cet établissement, à mes yeux, somptueux.

Encore plus majestueuse était la personne qui m’a chaperonné pendant quelques heures.

Bien qu’il soit afféré aux préparatifs qu’exigeait son travail dans l’établissement, il me gratifia d’emblée de son sourire légendaire, gravé à jamais dans mes souvenirs.

Ce sourire qui, à des moments appropriés (d’hilarité partagée) s’accentuait juste légèrement pour translater vers un rire maitrisé, léger, bref et saccadé.

Très avenant, il se pencha légèrement pour se mettre à ma hauteur, me souleva légèrement par une aisselle et m’installa sur un très haut tabouret situé en aparté de la salle et de l’office.

Il s’éloigna un moment puis revient avec un verre,  deux bouteilles, l’une petite capsulée claire (limonade), l’autre plus grande à moitié pleine d’un liquide vert (menthe).

Il me montra comment me  servir, et toujours sans se départir de sa courtoisie, il s’enquit sur mes capacités à m’en sortir tout seul et il se remit à son travail.

C’est comme ça que j’ai gouté pour la première fois à ce qu’était un diabolo menthe.

Prévenant, il revint vers moi à maintes reprises en me gratifiant d’un sourire et d’un mot par ci par là.

Sa voix suave ne mettait pas un mot au-dessus d’un autre.

C’était un ton à lui, y compris dans des moments de contrariété.

Les fantasmes d’un enfant d’une dizaine d’années à la rencontre de ce ‘’Malik’’, rasé de frais, chemise blanche, pantalon et cravate noirs, auraient aimé prolonger le plus possible cet instant magique.

Je  ne sais pas pourquoi, pendant un cours instant, j'ai inconsciemment superposé son visage sur celui d'Humphrey Bogart.

Leur démarche rythmée et mesurée, peut être? 

A mes yeux, ils étaient aussi ‘’Grands’’ autant l’un que l’autre.

La réapparition quelque peu prématurée du paternel me rétablit dans la réalité.

C’est comme ça que  je ne manquais pas, à chaque occasion qui m’était donnée,  de rendre visite à Âami Malek Rabi Yrahmou.

C’est d’ailleurs lors d’une de ces visites, qu’a été commis un attentat à quelques mètres dans la rue adjacente.

Comme de coutume, les rideaux de tous les établissements baissaient automatiquement.

Nous nous sommes retiré dans le coin cuisine et avions attendu la décantation de la situation dans le quartier.

         Le terme ‘’déposé’’ (mon père m’a déposé) en début de texte est sciemment utilisé pour montrer la confiance qu’on éprouvait envers cet HOMME.

La quasi-totalité des hommes de la communauté travaillaient à Alger et avaient leur famille au bled.

La guerre aidant, les mouvements étant réduits à leur strict minimum, et logés le plus souvent dans des chambres d’hôtels, leurs biens ne pouvaient trouver un dépôt garanti- sûr- que chez Âami Malek Oussâadhi.

        C’est chez lui qu’inévitablement, convergeaient toutes les informations et le courrier ayant trait au village.

C’était, tacitement, leur ‘’boite aux lettres’’ et le trait d’union avec leurs familles.

A l’inverse des consignes à bagages automatiques et payantes de la gare centrale d’Alger (se trouvant à quelques encablures du Vieux Grenadier), chez Aâmi Malek, le dépôt d’objets de valeur était sûr et gratuit.

          Avec l’adolescence, j’apprenais à connaitre les qualités intrinsèques et l’importance de ce grand Monsieur dans la communauté.

Pour son charisme et sa mesure, il était un dépositaire de bien des secrets.

Conjugué  à celui de sa génération, son sens de médiation dénouait des situations des plus conflictuelles.

      Je l’ai perdu de vue pendant son long séjour au Sahara, mais la distance et son rappel par Dieu ne peut estomper son souvenir dans nos cœurs. 

C’était un sage.

Que tous ceux qui l’ont connu et/ou côtoyé aient une pensée pour lui.

Ina li Allah wa ina Ilayhi radji3oun.

Par Omar BOUAZZA

 

PS/ J’aurais aimé avoir une photo de lui pour l’immortaliser et le rappeler aux souvenirs de tous ceux qui l’ont connu.

A scanner et envoyer à :

Omarbouazza2@yahoo.fr 

 

 

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