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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:50

Hocine Benadrouche recevant Josip Broz Tito et Ahmed Benbella

Hommage à Hocine (Oubaha) Benadrouche

Il fut un temps où vécurent des Hommes.

Hocine Benadrouche vit le jour le 13/06/1933 dans le village d’Ath Saidha qu’il quitta dés sa prime adolescence.

Eu égare aux rigueurs et à la vie d’airain de cette époque, émigrer vers d’autres horizons pour chercher pitances était de mise.

Il vécu à Alger où il fit de petits boulots puis, forgea sa carrière (40 ans) à la mairie d’Alger jusqu’à sa mise à la retraite.

Avec le professeur Bachir Mentouri maire du grand Alger
Avec le professeur Bachir Mentouri maire du grand Alger

Il assura la gestion de l’intendance et fut l’hôte d’illustres personnalités à l’image, entre autres, de :

Josip Broz TITO, président de la république Yougoslave;

Ahmed BENBELLA, président de la république Algérienne

Bachir MENTOURI, professeur en médecine, maire du grand Alger

etc

Il a été rappelé à Dieu le 02/04/2013 à Alger et fut enterré dans le cimetière de son village natal d’Ath Saidha.

Nous lui rendons ici un hommage et rappelons son souvenir pour que chacun de ceux qui l’ont connu aient une pensée pour lui.

Le rappel de nos ainés, aujourd’hui disparus, nous apprends beaucoup sur nous-mêmes.

Nous nous découvrons à mesure que nous explorons nos mémoires et ravivons les souvenirs de notre passé.

Mon voisin du Cadix ou se croisaient souvent nos trajectoires, moi sur le chemin de l’école et toi mon aîné vers tes obligations professionnelles à l’hôtel de ville.

On a par ailleurs cohabité au village d’Ath Saidha où les circonstances particulières nous réunissaient quelques fois;

Repose en paix, Rahimak Allah.

Omar Bouazza

Omarbouazza2@yahoo.fr

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 10:28
Les hauts des ‘’Hurlements’’  - Manil Skander Djenane -

APPEL PATHÉTIQUE:

Je me permets aujourd’hui de rappeler aux bons souvenirs les articles parus en ce même lieu notamment ceux dont les liens ci-dessous.

19 janvier 2015

http://athsaidha.over-blog.com/article-sos-sauvons-l-ecole-125400873.html

25 juin 2012

http://athsaidha.over-blog.com/article-l-ecole-en-ruine-106949356.html

L’article ayant pour titre ‘’l’école en ruine’’ avait planté le décor.

Il s’en est suivi de celui d’un ‘’SOS sauvons l’école’’.

Quelques petites velléités ponctuelles s’y sont manifestées mais elles restent toutefois insuffisantes.

C’est pourquoi il est publié aujourd’hui un reportage photographique (+vidéo) sur l’état des lieux au 07 septembre 2016, pour :

D’une part ;

  • Réveiller les consciences de leur léthargie ataviques.
  • Maintenir en veille le sujet pour un débat de fond permanent en vue d’en dégager des solutions de fond (j’étais tenté d’écrire de fonds).
  • Tempérer quelque peu ce laxisme et cette démobilisation pour tout ce qui relève de la chose communautaire (historique, patrimoniale, culturelle, cultuelle etc.).

D’autre part ;

  • Inscrire une traçabilité pour la postérité mais aussi doter les générations futures d’un rétroviseur sur leur histoire.

Si nous persistons dans notre passivité et n’entreprenons rien, non seulement l’histoire mais aussi nos enfants délibérerons sur nos comportements et la fuite de nos responsabilités.

C’est le lieu ici de rappeler l’appelle au peuple Algerien de 1954 :

‘’PEUPLE ALGÉRIEN,
MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,
A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d'une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l'indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l'impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.’’

/…

En ce qui nous concerne nous, en particulier, ce n’est pas d’une guerre révolutionnaire dont il s’agit mais tout simplement d’une petite révolution des consciences sur l’importance de notre patrimoine et de la conservation d’une petite école…dans ‘’la prairie’’.

‘’Même si une brindille est faible, un paquet de brindilles est très résistant’’.

Unissons nos efforts dans cette noble entreprise car :

‘’La torture d’une mauvaise conscience est l’enfer des vivants’’

Omar Bouazza

Omarbouazza2@yahoo.fr

Les salles de classes et la cour
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Les Appartements des enseignants
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L'école...écorchée

L'école...écorchée

HARA-KIRI

Ah qu'elle est jolie ...l'école de mon pays.

Ah qu'ils sont poli(cés) ...les citoyens de mon pays.

Ah ce dont ils sont capables les enfants de mon pays...

Ah quelle est belle la culture dans mon pays…

Dialogue de sourds:

- Qu’elle place donnerais tu à la culture dans notre pays?

- la ‘’fenticure’’ et la ''je l'ai'' de ‘’grozeuil’’ c’est celles que je ''premier''.

Ey youliw tsrou Idhamen (pleure des larmes de sang oh mon cœur).

Voila deux vidéos édifiantes de l'état actuel des salles de classes et des logements des enseignants de ce que fut jadis un lieu qui dispensait le savoir, le savoir vivre et le savoir être.

Oui c’est les catacombes de l’école d'Ath Saidha.

Quel gâchis… ya el 3achi

On n'a plus d'école, on n'a plus de culture, on ne considère plus notre identité et nos racines;

bientôt on n'aura même plus nos yeux pour pleurer.

Abou Abdelli sur le chemin de l'exil, lorsqu'il a fuit Grenade qu'il avait perdue, s'est vu apostrophé par sa mère, en haut d'une colline dominant la ville et lui dit:

pleure oh! mon fils comme une femme la ville que tu n'as pas su défendre comme un homme.

A méditer...avant que le dernier train nous laisse sur les quais de l'histoire.

Omar Bouazza

omarbouazza@yahoo.fr

Youtube

https://youtu.be/seF9sRvFzcA

https://youtu.be/PtO0zGxjn5M

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 06:08

Hier le 05 septembre 2016, Mouloud Dahmani et moi-même avons été les invités d’honneur de Dahmane lors de la présentation de ses nouvelles créations le ‘’Zhi Zhu’’ et le ‘’Zinga Zinga’’ au panel de journalistes.

Pour le lancement de son nouveau jeu, il a tenu d’une part à donner la primauté à son pays d’origine l’Algerie, et d’autre part universaliser le message que nos ancêtres du village d’Ath Saidha avaient gravé sur des dalles de pierre bleue des deux agoras (thajmaât) du village.

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

Le Zhi Zhu (L'Feldja) et le Zinga Zinga par Dahmane Dahmani

Articles de presse

Le 06 septembre 2016

Le Zhi Zhu (L'Feldja) et le Zinga Zinga par Dahmane Dahmani

http://www.lexpressiondz.com/actualite/249219-zinga-zinga-fait-un-tabac-aux-usa.html

LE JEU EST INVENTÉ PAR UN ALGÉRIEN

Zinga zinga fait un tabac aux USA

Par Salim BENALIA - Mardi 06 Septembre 2016 00:00

Il a décidé de porter encore plus loin le message que les habitants de ce village avaient gravé sur des dalles de pierre bleue à thajmaât (lieu de rencontre des villageois).

M.Dahmane Dahmani est un Algérien passionné, qui vit actuellement aux Etats-Unis où il capitalise de nombreux brevets d'invention, notamment pour les jeux de société, à savoir Zinga zinga et Zhi zhu qu'il vient de révéler à Alger. Ces derniers sont puisés dans le terroir berbère et auxquels l'inventeur donne un goût de renouveau. Ainsi, après un riche parcours professionnel et scientifique mené en Amérique, ce natif d'Ath Saïda, commune de Boudjlil dans la wilaya de Béjaïa, micro-électronicien de renom, détenteur de six brevets d'invention chez Intel (le géant international des puces d'ordinateurs), revient au pays avec ces deux nouveautés ludiques inspirées de jeux millénaires. Zinga-zinga consiste à découvrir le monde, pays par pays, ville par ville...et donc l'Algérie et ses nombreuses cités. Le Zinga zinga, jeu de chance et de stratégie, a été d'abord lancé aux Etats-Unis où il a fait la Une des médias. Il permet aux joueurs de s'affronter en découvrant, sur une carte, les images des monuments emblématiques de différents pays ou villes. Dahmani envisage aussi l'utilisation du Zinga zinga comme une plate-forme publicitaire pour les entreprises, telles que les hôtels. Le Zhi zhu quant à lui est inspiré d'un jeu qui date d'au moins deux mille ans. Il était joué dans une grande partie de l'Afrique du Nord, de l'Egypte jusqu'aux limites de l'actuel Maghreb, et c'est à Ath Saïda que Dahmane Dahmani en a retrouvé les traces. Connu dans la région sous le nom d'El Feldja, ce jeu est également représenté par un dessin rupestre dans cette même région. Probablement gravé par des amateurs de ce jeu qui souhaitaient que les générations futures en gardent le souvenir pour longtemps. En visite dans la région en 2015, Dahmane a décidé de porter encore plus loin le message que les habitants de ce village avaient gravé sur des dalles de pierre bleue à thajmaât (lieu de rencontre des villageois). Quelques mois, plus tard, il invente une nouvelle version de ce jeu avec des règles similaires, mais plus évoluées. Il fabrique un prototype et le fait tester aux Etats-Unis où il organise des tournois dont un à la prestigieuse université de Berkeley où le département d'anthropologie l'invite à donner une conférence sur les jeux antiques. Une autre opportunité de faire connaître une partie du patrimoine national. Le jeu est très apprécié aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe où l'on attend l'arrivée du Zhi zhu (TM). Dans les grandes surfaces, après des essais concluants. Malgré tout, c'est en Algérie que Dahmani souhaite le lancer en premier.

Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016
Présentation à la presse le 05 septembre 2016

Présentation à la presse le 05 septembre 2016

Le Zhi Zhu (L'Feldja) et le Zinga Zinga par Dahmane Dahmani

http://www.latribunedz.com/article/20557-Un-chercheur-algerien-invente-le-ZhiZhu-et-Zinga-Zinga

Par Adel Boucherguine | 06-09-2016

Un chercheur algérien invente le « ZhiZhu » et « Zinga-Zinga »

Pour renforcer les liens familiaux, aujourd’hui contrariés par la technologie et la rapidité avec laquelle les jeux électroniques se diffusent à travers le monde, un algérien, pourtant électronicien de renom, a inventé deux jeux qui permettront de renouer ces liens et rassembler les membres d’une communauté autour. Ainsi donc, c’est à partir d’une constatation des «effets négatifs» des jeux de vidéos sur les liens familiaux, que le chercheur Dahmane Dahmani a engagé un travail de recherche «pour trouver un moyen de divertissement qui mettrait à contribution tous les membres de la famille pour en souder les liens», a-t-il précisé, hier, lors de la présentation de ces jeux, à Alger.

Pour renforcer les liens familiaux, aujourd’hui contrariés par la technologie et la rapidité avec laquelle les jeux électroniques se diffusent à travers le monde, un algérien, pourtant électronicien de renom, a inventé deux jeux qui permettront de renouer ces liens et rassembler les membres d’une communauté autour. Ainsi donc, c’est à partir d’une constatation des «effets négatifs» des jeux de vidéos sur les liens familiaux, que le chercheur Dahmane Dahmani a engagé un travail de recherche «pour trouver un moyen de divertissement qui mettrait à contribution tous les membres de la famille pour en souder les liens», a-t-il précisé, hier, lors de la présentation de ces jeux, à Alger. Le premier est dénommé ZhiZhu. Il est inspiré d’un jeu qui date d’au moins deux mille ans. Il était joué dans une grande partie de l’Afrique du Nord, de l’Egypte jusqu’aux limites de l’actuel Maghreb, et c’est à Ath Saida, dans la wilaya de Béjaïa, que le chercheur Dahmane Dahmani en a retrouvé les traces. Connu dans la région sous le nom d’El Feldja, ce jeu est également représenté par un dessein rupestre dans cette même région. Quand au second, le Zinga-Zinga, son concept consiste a «découvrir le monde pays par pays, ville par ville … », ainsi le présente son promoteur. L’histoire du Zinga-Zinga est celle de la rencontre de la créativité d’un père et de la féconde imagination du fils. En 2006, Yanni Dahmani, alors âgé de 12 ans, a été pour beaucoup dans l’invention de ce jeu que son père avait imaginé à partir du jeu classique de domino, un autre jeu millénaire, explique-t-il. Le Zinga-Zinga, jeu de chance et de stratégie, a été d’abord lancé aux Etats-Unis, où il a fait la Une des médias. Dahmane Dahmani a décidé de le lancer récemment en Algérie avec une version familiale et une version «voyage», en petit format. Zinga-Zinga permet aux joueurs de s’affronter en découvrant, sur une carte, les images des monuments emblématiques de différents pays ou villes. Dahmani envisage aussi l’utilisation du Zinga-Zinga comme une plateforme publicitaire pour les entreprises, des hôtels et autres

A. B.

Le Zhi Zhu (L'Feldja) et le Zinga Zinga par Dahmane Dahmani

Lako

Administrateu

http://www.maghreb-sat.com/forum/f265/il-fait-fureur-aux-usa-le-jeu-zingamino-est-l%92invention-d%92un-alg%E9rien-91813.html

  1. 03/09/2016, 15h19#1

Il fait fureur aux USA : le jeu zingamino est l’invention d’un Algérien

Il fait fureur aux USA : le jeu zingamino est l’invention d’un Algérien établi, depuis 25 ans au pays de l’Oncle Sam. Dahmane Dahmani, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a travaillé pendant longtemps chez Intel, le
géant mondial du microprocesseur, en qualité de directeur spécialisé dans la conception et le contrôle des puces et microp
rocesseurs.

Il a entrepris et dirigé plusieurs projets dans le domaine de la conception et de la réalisation des puces microélectroniques telle que le processeur 486, le Pentium, le Centrino... et finalement les mémoires Flash. Il a eu la chance, comme il le souligne à travers un entretien via le Net, de travailler « sur de bons projets de haute pointe » ce qui lui a permis de décrocher 6 brevets d’invention dans le domaine de la conception des circuits intégrés. Interrogé sur le jeu Zingamino, M. Dahmani affirme que l’idée du jeu lui est venue lorsque, en 2004, « je jouais avec lui mon fils Yanni âgé alors de dix ans, aux dominos. Au bout de plusieurs parties, nous nous sommes interrogés si les dominos ne seraient pas plus amusants si nous les disposions en forme de cercle. Nous avons ensuite pensé à fabriquer des dominos en couleurs et qui étaient censés être disposés autour de quatre cercles en fonction des couleurs de ceux-ci. C’est ainsi que le Zingamino a vu le jour. Deux à huit personnes peuvent jouer à ce jeu qui permet aux membres de la famille de se réunir et de communiquer davantage.Le nom du jeu vient de la composition du mot swahili (langue africaine) zinga qui signifie tourner et du mot mino.Le jeu a été présenté, selon l’inventeur, à des voisins et amis algériens installés aux Etats-Unis pour le tester. J’ai eu un excellant feed-back ce qui m’a encouragé à le commercialiser », avoue-t-il.2000 exemplaires ont été par la suite fabriqués avant qu’une campagne de promotion fut lancée sur le Net.
« Là aussi, j’ai été agréablement surpris par l’intérêt suscité par le Zingamino », ajoute-t-il. « Une compagnie (DYD Games and Toys), spécialisée dans la conception, le développement et la commercialisation des jeux et jouets éducatifs et familiaux a vu le
jour.Actuellement, ce jeu se vend dans les magasins de jeux et de jouets dans plusieurs Etats (Californie, Georgie, New York, Hawai).Il est aussi commercialisé sur les sites des grandes firmes américaines spécialisées dans les jeux et jouets ; ToysRUs.com, KBToys.com, eToys.com.On a eu beaucoup de presse dans les journaux de Sacramento, Folsom, New York... ainsi que dans les chaînes locales de télévision NBC et CBS. En décembre 2006, une licence pour le marketing et la distribution de Zingamino a été signée avec une firme américaine qui commencera à le commercialiser dans les grandes surfaces à travers les USA, le Canada, le Mexique et Puerto Rico.Des négociations avec deux firmes françaises pour une licence sur le territoire français ainsi que les pays de l’Union européenne sont actuellement en cours », avoue notre interlocuteur. « Mon espoir est de trouver un partenaire en
Algérie, un partenaire non seulement pour commercialiser ce jeu, mais
également pour tenter de créer une culture du jeu de famille qui reste
inexistante en Algérie (hormis les jeux de vidéo) surtout pour
l’éducation des enfants. » Dahma
ne Dahmani travaille sur un autre jeu
qui est encore au stade de test.

Le Zhi Zhu (L'Feldja) et le Zinga Zinga par Dahmane Dahmani

Le Soir d'Algerie

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2016/09/06/article.php?sid=201576&cid=16

Culture : Des jeux de société qui font fureur aux États-Unis
Dahmane Dahmani veut lancer Zhi Zhu et Zinga-Zinga en A
lgérie

Le monde est petit ! Nous avons rencontré, hier, lundi, à Alger, Dahmane Dahmani, «l’ange gardien» de notre confrère Arezki Metref à San Francisco au printemps dernier. Au restaurant «Yulmaz» d’Alger-Centre à quelques mètres de la place Audin, Dahmani a parlé et présenté ses jeux de société «Zhu Zhi» et «Zinga-Zinga» qu’il a l’intention de lancer en Algérie.
Après un riche parcours professionnel et scientifique aux Etats-Unis, Dahmane Dahmani, micro-électronicien de renom, détenteur de six brevets d’invention chez Intel (le géant des puces d'ordinateurs), revient donc en Algérie avec deux jeux de société inspirés de jeux millénaires.
Ayant constaté les effets négatifs des jeux vidéo sur les liens familiaux, Dahmani a engagé un travail de recherche pour trouver un moyen de divertissement qui pourrait réunir les membres de la famille.
Le Zhi Zhu est inspiré d’un jeu vieux d’au moins deux mille ans et qui était joué dans une grande partie de l’Afrique du Nord, de l’Égypte jusqu’aux limites de l’actuel Maghreb. C’est à Ath Saïda, dans la wilaya de Béjaïa, que Dahmane Dahmani a retrouvé les traces de ce jeu connu localement sous le nom d’El Feldja. Ce jeu est également représenté par un dessin rupestre dans cette même région.
En visite dans la région en 2015, Dahmani a décidé de porter encore plus loin le message que les habitants de ce village avaient gravé sur des dalles de pierre bleue à la Thajmaât (lieu de rencontre des villageois). Il invente alors une nouvelle version de ce jeu avec des règles similaires mais plus évoluées. Il fabrique aussi un prototype et le fait tester aux Etats-Unis où il organise des tournois dont un à la prestigieuse Université de Berkeley. Le département d’anthropologie de cette même université l’invite à donner une conférence sur les jeux antiques, une autre opportunité pour lui de faire connaître une partie du patrimoine national algérien. Le jeu est très apprécié aux Etats-Unis et dans les pays du Golfe. Mais, c’est surtout en Algérie que Dahmani souhaite le lancer en priorité. Pour lui, faire revenir ce jeu au pays serait un juste retour des choses et aussi un hommage à son village d’Ath Saïda. Zhi Zhu est un mot en chinois qui veut dire «araignée», car le jeu ressemble à une toile d’araignée.
L’histoire du Zinga-zinga est très familiale. En 2006, Yanni Dahmani, alors âgé de 12 ans, a été pour beaucoup dans l’invention de ce jeu que son père avait imaginé à partir du jeu classique de domino. Le Zinga-Zinga !, un jeu de chance et de stratégie, a été d’abord lancé aux Etats-Unis. Dahmane Dahmani a décidé de le lancer récemment en Algérie avec une version familiale et une version «voyage». Zinga-Zinga ! permet aux joueurs de s’affronter en découvrant, sur une carte, les images des monuments emblématiques de différents pays ou villes.
Le jeu peut être proposé en version «pays» ou en version «villes». Ceci, ainsi, permet aux joueurs de s’amuser tout en apprenant la géographie et l'histoire avec cet outil éducatif.
Son nom vient de Zinga, mot en Swahili (langue africaine) qui veut dire tourner autour du cercle.
Après avoir obtenu deux baccalauréats (algérien et français) avec mention en 1975, Dahmane Dahmani décroche une bourse d’études pour les Etats-Unis. Il y obtient un diplôme dans le domaine de l’automatisme et de l’électronique en seulement trois ans au lieu de quatre. Il décroche, ensuite, un master dans cette même branche, en une année et demie au lieu de deux ans d’études.
En 1981, il est recruté par Intel où il sera chargé de la conception des puces électroniques. Il revient en Algérie en 1984 pour effectuer son service militaire. Il va aussi travailler à la compagnie Sonatrach. En 1987, il est rappelé par Intel. A partir de 1992, il obtient six brevets d’invention dans le domaine de l’électronique au niveau de cette même firme.
En 2006, il prend une «retraite» anticipée et se lance, avec son fils Yanni, dans le domaine des jeux de société. Ils inventent le jeu Zingamino qui sera vendu sous licence par la compagnie américaine Jax, Ltd. De 2007 à 2012, Dahmane Dahmani rejoint quelques «startups» pour en diriger des équipes d'ingénieurs et de technical marketing toujours dans le domaine des puces électroniques.
En 2013, il rejoint la compagnie Qualcomm, le géant international du «wireless» basé à San Diego, spécialisée dans la création de puces pour téléphones mobiles. En 2015, il prend une autre «retraite» pour se consacrer à sa passion, la création et l’innovation dans le domaine des jeux et des jouets, une passion qu’il partage avec son fils et ses deux filles qui sont tous membres de l’entreprise familiale : LZG Games & Toys, basée à San Diego, aux Etas-Unis.
Le Zinga-Zinga ! et le Zhi Zhu peuvent être joués à partir de l’âge de 5 ans. Lundi à Alger, Dahmani a également plaidé pour une «culture du jeu». Un jeu de société n’est souvent pas seulement un «simple» (et sain) divertissement.
«Dans un jeu, on a des possibilités de faire des choix qui vont déterminer l’issue de la partie. Dans la vi
e aussi, nos choix déterminent notre avenir», a-t-il fait remarquer.
Kader B.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 15:15

Un scientifique algérien redonne vie à des jeux millénaires

Après un parcours professionnel et scientifique de près de 40 ans aux Etats-Unis, Dahmane Dahmani, micro-électronicien algérien, détenteur de six brevets d’invention chez Intel, est revenu en Algérie avec deux jeux de société qu’il a inventés.

Il s’agit du Zinga-Zinga et du Zhi Zhu.

Dahmane Dahmani mon ami, une de nos perles rares.

Si le premier est considéré comme un jeu universel, inspiré du Domino, le second a été directement puisé dans le terroir algérien. Vieux de plus de deux mille ans, il était joué dans une grande partie de l’Afrique du Nord, de l’Egypte jusqu’aux limites de l’actuel Maghreb, et c’est à Ath Saida, dans la wilaya de Béjaïa, que Dahmane Dahmani en a retrouvé les traces. Connu dans la région sous le nom d’El Feldja, ce jeu a retrouvé une nouvelle vie grâce au scientifique algérien.

Dahmane Dahmani a inventé une nouvelle version de ce jeu qu’il rebaptisé Zhi Zhu (toile d’araignée en chinois) et qu’il a testé aux Etats-Unis, où il a organisé des tournois dont un à la prestigieuse université de Berkeley. Après le déroulement du tournoi, le département d’anthropologie de cette université a invité l’inventeur algérien à donner une conférence sur les jeux antiques. D’autre part, le Zinga-Zinga a été créé, dans sa première version de 2006, avec la participation de Yanni Dahmani, fils de l’inventeur, alors âgé de 12 ans.

Le jeune prodige algérien avait capté l’attention des médias américains. Dahmane Dahmani, qui a constaté les effets néfastes des jeux vidéos sur les liens familiaux, dit avoir choisi de se lancer dans les jeux de société pour redonner vie aux foyers. LZG Games & Toys est le nom donné à la société de Dahmane Dahmani et dans laquelle travaillent également son fils et ses deux filles.

Après avoir obtenu deux baccalauréats (algériens et français) avec mention en 1975, Dahmane Dahmani décroche une bourse pour les Etats-Unis. Il y obtient un diplôme dans le domaine de l’automatisme et de l’électronique en seulement trois ans au lieu de quatre. Il décroche, ensuite, un Master dans cette même branche, en une année et demie au lieu de deux ans. En 1981, il est recruté par Intel et à partir de 1992, il obtient six brevets d’invention dans le domaine de l’électronique au niveau de cette même firme. 

L. M. El Watan: http://www.elwatan.com/hebdo/magazine/un-scientifique-algerien-redonne-vie-a-des-jeux-millenaires-03-09-2016-327996_265.php

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

PS/ en tête à tête on vient de faire un périple en kabylie – Ath Saidha/Alger par la vallée de la Soummam puis par le litoral;

On est rentré hier à 23h via Béjaia où l’on a été les hôtes de notre ami Belaid Taghersift.

Nous nous sommes régalé d’un Hmiss et d’une succulente galette toute chaude préparés par sa sympathique épouse et servis par ses deux pétillantes filles.

Après, Boulimat, Saket et toutes ses plages merveilleuses,

Dahmane Dahmani mon ami, une de nos perles rares.
Dahmane Dahmani mon ami, une de nos perles rares.
Dahmane Dahmani mon ami, une de nos perles rares.

Nous avons fait escale à Beni Ksila où nous avons passé un petit moment avec notre grand ami Khelil Athmane et sa famille sur la terrasse de sa maison dominant les plages et l'azur de la Méditerrannée.

Devant leur accueil chaleureux et tétanisés par la beauté du site, nous ne pouvions décoller de notre observatoire.

Nous avions été tentés de prolonger ‘’l’ga3da’’ si ce n’est qu’il fallait regagner Alger où des obligations nous appelaient pour le lendemain

Merci Dahmane, Merci Belaid, merci Athmane

- Dahmane, dés que tu m'envoies les photos, j'actualiserai avec les photos de Dahmane à Bni Ksila.-
Omar Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza
Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza

Athamane Khelil, Eymene Khelil et Adem Bouazza

EL FELDJA DANS SA CONFIGURATION PRIMAIRE.

Aujourd’hui en phase de réanimation par les'' médecins'' de bonne volontés.

Dahmane Dahmani mon ami, une de nos perles rares.

Le jeu L'Feldja gravé sur plusieurs dalles en pierre bleue en ce lieu convivial qu'étaient des deux Thajma3th (agoras) d'Ath Saidha.

Combien de choses, et de souvenirs sont enfouis à jamais dans les vestiges de nos villages... (en ruines) et/ou dans les tombes de nos ancêtres.

Chaque empan de terre de nos villages que nous foulons de nos misérables pieds renferme des amphores de souvenirs et d'histoire.

Nous leur tournons le dos par la faute de notre insouciante ignorance parceque nos centres d’intérêts sont plutôt orientés vers les choses matériels.

Quelle belle initiative que celle de mon ami Dahmane qui consacre son érudition et son know-how à redonner vie à une partie de notre patrimoine ancestral.

Dahmane, Yanni, mes amis, combien d'égards et d'estime on vous doit.

Combien d'espoir en l'avenir vous nous redonnez.

Que Dieu vous Garde et Fertilise vos Œuvres.

''Si un doigt ne peut pas prendre un caillou, plusieurs doigts peuvent (RE)construire un village''.

Utilisons ces cailloux qui nous servent de têtes...(creuses) et MEDITONS

Yek la méditation ça ne coute même pas un caillou.

Omar BOUAZZA
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 15:20

Accès au village d'Ath Saidha par la pénétrante Ahnif/Bejaie

deux possibilités:

a) par l'échangeur N° 06 sur la RN N° 05 à hauteur du pont d'Ath Vouali/Beni Mançour, soit à une quinzaine de km;

b) par l'échangeur N°05 après la Zone Industrielle (Amalou) d' Akbou, soit à une quarantaine de km.

Sept échangeurs sont programmés sur la pénétrante Ahnif/ Béjaia.

Qui aurait dit...

Allez bonne route et bienvenue...pour un ressourcement et un(e) réoccupation des espaces héréditaires.

PS/ ne jamais dire, source (fontaine), je ne (RE)boirai pas de ton eau.

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr

Echangeurs N°06 et 07

Echangeurs N°06 et 07

Itinéraire actuel.

Itinéraire actuel.

L'autoroute passe à deux km du village (voir le tracé) , mais malheureusement, il faut sortir à plus d'une quinzaine de km en amont (Ath Vouali sur la RN 05) ou plus de 30/40 km en aval (Amalou- Akbou sur la RN 26)

ECHANGEURS AUTOROUTE - Pénétrante Ahnif/Béjaia -
ECHANGEURS AUTOROUTE - Pénétrante Ahnif/Béjaia -
ECHANGEURS AUTOROUTE - Pénétrante Ahnif/Béjaia -
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 17:38

Khali Mouloud l’homme pacifique.

Khali mohand Tahar le dynamique,

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Khali Mouloud les années 50
Khali Mouloud les années 50

Khali Mouloud

Je garde beaucoup de souvenirs de lui et de ses qualités humaines.

Jamais une remontrance, jamais un ton élevé dans la voix.

Tellement il forçait son estime, mon défunt père (bien que son beau frère fut son cadet de 20 ans) lui fit l’honneur de conduire la cérémonie du henné traditionnel lors de mon mariage.

Quant à ma défunte mère, elle le cajolait à outrance.

Pendant les années troubles de la guerre, nous habitions le haut du Telemly et lui était grand bonnet au centre d’Alger

C’était le puiné de ma mère, son préféré et son protégé bien qu’il soit un jeune homme totalement indépendant.

Enfant d’une douzaine d’année, je ne saisissais pas encore le pourquoi et la profondeur de ce penchant maternel que lui témoignait ma mère.

A défaut de cultiver un soupçon de jalousie, je restais quand même débutatif.

Bien que ma grand-mère fût encore vie, c’était d’autorité ma mère qui veillait sur le bien être et les affaires de la flatterie, notamment celles qui relèvent de son cadet (autant, jadis, la cohésion familiale et l’instinct ’’grégaire’’ étaient érigés en principes intangibles, autant aujourd’hui, et malheureusement, cette notion communautaire a été vidée de son sens).

Je garde un souvenir de ses démarches assidues d’entremetteuse pour lui dégoter l’âme sœur et le fixer dans le giron familial.

L’approche et le déblaiement du terrain pour ce qui relève des alliances, obéissaient à l’époque à un cérémonial et aux us et coutumes auxquels on ne pouvait se soustraire.

C’était les requis auxquels on ne pouvait déroger.

Une fois les accords conclus entre les deux parties, ma mère s’investit totalement dans les préparatifs des noces et l’organisation de l’événement festif.

Ô mon Dieu, ce qu’elle était affairée et toute excitée au point de nous maître entre parenthèses ma sœur et moi, nous petits spectateurs de ce grand ramdam.

Les responsabilités revenant toujours aux personnes de stature et de caractère, ma mère imposait de fait son leadership.

Khali Mouloud, j’ai appris à le connaitre petit à petit pendant les années où la guerre urbaine battait son plein dans la ville d’Alger.

Le monument aux morts et en arrière plan le forum et le gouvernement général
Le monument aux morts et en arrière plan le forum et le gouvernement général

Les rues et ses habitants tressaillaient sous le fracas de bombes des fidaïs de la ZAA-FLN d’un coté et des ultras-OAS- de l’autre (voire la nuit bleue d’Alger -130 explosions de plastic).

Pour mémoire, c’est durant cette nuit bleue qu’ont été plastiquées la maison que nous habitions au 64 chemin Joseph Picard -haut du Telemly - et pour la seconde fois, la petite épicerie que cogérait mon père au bas de la même rue.

A cet environnement explosif, se greffait les bruits sinistres et itératifs des armes assassines de nos compatriotes par représailles de la part des forces de police et des tueurs de l’OAS.

Les proies à portée de canon étaient quasiment les femmes de ménage, les dockers –((‘’le 2 mai 1962 à 5h 45mn et avant la distribution des jetons, une voiture piégée explosa au milieu de ces travailleurs. Une charge si puissante qu’elle fera près de 300 victimes: 110 morts et 150 blessés’’ (voir annexe ci-dessous)) et les citoyens lambda qui vaquaient dés l’aube à leur occupations quotidiennes).

Le centre ville en ces années 1958/1962 constituait un centre de conflits et de contestations urbains.

Les rassemblements des activistes de l’Algérie française se faisaient sur le forum du GG.

La rue Charles Péguy face aux facultés d’Alger et celles limitrophes ont été dépavées pour ériger des barricades.

La Gaillarde sur les barricades - facultés centrales
La Gaillarde sur les barricades - facultés centrales

Au cœur de la contestation des insurgés, se distinguaient : Pierre Lagaillarde ( député d'Alger), Joseph Ortiz (patron du bar Le Forum), Jean-Jacques Susini (président de l'Association générale des étudiants d'Algérie) rejoints par des membres des unités territoriales Formées de réservistes originaires d'Algérie.

C’est comme çà, pendant cette période chaotique et nourrie d’incertitudes que se résolvaient les énigmes et les questionnements de mon enfance à propos des rapports ataviques qui liaient les membres de la famille.

Ces liens se consolidaient encore plus lorsque les proches sont décentrés par rapport à la cellule familiale de base.

Chez Gaspard
Chez Gaspard

A cette époque Khali était grand bonnet chez Gaspard (avec son cousin Mohand Said Saadi-voir photo-) puis chez Dédé rue du coq – à Alger centre.

Bien qu’il soit logé et bien placé pour être très bien (auto) nourri, sa sœur s’inquiétait continuellement de sa santé.

Pour cela, elle m’assignait la mission de le pourvoir assez souvent en plats du terroir.

Rue Ben M'Hidi es-Isly / rue du coq
Rue Ben M'Hidi es-Isly / rue du coq

Quelle corvée pour un enfant de douze printemps d’acheminer un couffin depuis les hauteurs d’Alger (Gallieni) jusqu’à hauteur de la rue d’Isly.

Afroukessoul - (Guetta3 warmi)
Afroukessoul - (Guetta3 warmi)

Un jour c’était carrément une ‘’Kazdira’’ pleine d’ ‘’afroukassoul -Kate3 warmi’’,’’ tout chaud que j’ai eu à trimballer dans les rues d’Alger.

Sur le moment je n’ai pas évalué les risques de la démarche et quand bien même je l’aurais fait, je ne pouvais rouspéter et aiguiser le courroux de ma mère.

L’attention des soldats et la suspicion que pouvait susciter cette ‘’kazdira’’ pendant cette période où les ‘’kazdira’’ explosaient dans tout Alger et les petits ‘’Yaouled’’ suspectés.

Ravioli
Ravioli

Pour l’anecdote, à la réception de ce plat, mon oncle eu cette réflexion qui a provoqué l’hilarité de tous les présents : « toi tu m’as ramené des pates Kabyles, moi je t’offre un plat de pates Italiennes.

Nous nous mimes à table, eux à trois dégustaient goulument ‘’la nostalgie’’ du pays et moi je ne relevais pas la tête de mon plat de ravioli que je découvre pour la première fois -et là, mon oncle a fait œuvre de mon émancipation-.

Le ravioli aurait des origines Persanes, mais vu les similitudes avec notre ‘’afroukassoul’’ on aurait tendance à lui donner une parenté de chez nous.

Sur le chemin du retour lors d’une de ces virées culinaires -couscousilaires et afroukasoulinaires-, j’ai eu maille à partir avec les militaires de Massu.

Escaliers Debussy/Telemly
Escaliers Debussy/Telemly

C’est en arpentant en dandinant les toutes premières marches des majestueux escaliers faisant la jonction entre le Debussy ‘à hauteur du cinéma patronyme) et le Telemly que je me suis découvert une âme de ‘’fidaï’’.

J’ai voulu me mettre à l’air du temps et m’essayer à la résistance.

Comme à l’époque de nos classes élémentaires nous découvrions l’art de l’écriture, nous trimballions dans nos poches (à défaut d’un stylo à plume hors de portée de notre bourse), un petit bout de crayon à mine que nous dégainions à la moindre occasion, surtout, pour donner le change à nos camarades de classe.

La contribution à la révolution baignant dans l’environnement de tout Algérien, le seul moyen à ma portée pour y contribuer se trouvait être mon arme… à mine en ardoise noire.

Je sortis ma ‘’mitraillette’’ de substitution et entrepris de griffonner sur le mur un ‘’VIVE FLN’’.

Ayant à peine ébauché mon entreprise de grand militant, j’ai senti mon oreille prise en étau entre deux doigts rugueux et mes pieds perdant leur adhésion au sol pédalant dans le vide.

On me fit pivoter sur mon centre de gravité et j’ai eu juste le temps d’apercevoir furtivement les ‘’sardines’’ sur l’épaule de ce géant en tenu de parachutiste.

Une voix gutturale, comme un lance flammes dégurgita : « petit fellagha, je vais t’apprendre à faire de la résistance,… écris vive la France ».

Oui m’sieur, oui m’sieur, tout t’suite.

Une fois l’ordre exécuté et le molosse satisfait, je senti l’étau sur mon oreille se desserrer et un coup de rangers bien placé me projeta à bonne distance de l’objet de mon attentat contre l’ordre établi.

Et oui, on est (ancien) moudjahed comme on peu !!!

Khali Mouloud nous quitta paisiblement un jour d’avril de l’année 2006.

Khali Mohand Tahar.

Khali Mohand Tahar était l’ainé de la famille.

Très tôt, il émigra vers la ville d’Akbou (années 40’) où il activa comme assistant dans le cabinet du docteur Si L’Hassen.

Au début des années 50’, il atterrit à l’hôpital Mustapha –salle Dupétrin- Alger, service du professeur Serror.

Je me souviens de cet imminent professeur et d’une gentille infirmière française qui se chargeait de mes soins lors de mon opération d’appendicite dans ce même service lors de mon évacuation d’urgence à partir de l’école Dordor –rue Dupuch- Alger, en 1964.

C’est par toute l’attention dont on faisait preuve à mon égard pendant tout mon séjour que j’en ai déduit toute l’estime et tout le respect qui lui sont témoignés par le personnel du service.

C’est dans cet hôpital qu’il a fait l’essentiel de sa carrière.

Je vénérai mes oncles et plus particulièrement Khali Mohand Tahar qui imposait par son élégance, sa vivacité, son élocution, son enthousiasme et sa stature.

Il engrangeait tellement de qualités que l’on rencontrait très rarement chez ses contemporains, c’était un citadin très en avance sur son temps et ses compatriotes.

Il rivalisait avec les pieds noirs par sa classe ‘’Hatta’’ de grand séducteur: toujours rasé de frais, costumé, cravaté, raie et cheveux gominés, chaussures bien cirées.

Avenue Commandant Abderahmane Mira, ex- Malakoff
Avenue Commandant Abderahmane Mira, ex- Malakoff

Très jeune déjà, je prenais la graine sur lui et pour rappel : c’est à lui que je dois, entre autres, mes premières chaussures italiennes.

Et pour dire, il se confondait parfaitement avec la population du quartier chic où il habitait en couple – avenue Malakoff, Saint Eugene, front de mer à équidistance des stades Marcel Cerdan et St Eugéné.

Du haut de mes trois pommes, j’étais habitué à rendre visite au couple régulièrement pour les weekends.

Mon plaisir était d’emboiter le pas à sa compagne le dimanche matin pour faires ses emplettes au marché de Bab el Oued.

Les trois horloges - BEOued
Les trois horloges - BEOued

Je m’émerveillais de la féérie des lieux et de l’animation dans les ruelles convergeant vers la place des trois horloges.

Le tramway - BEOued
Le tramway - BEOued

Par le tramway en provenance du palais d’été, qui finissait sa course au boulevard de Provence (jusqu’à 1959 date à laquelle la ligne a été désaffectée), les artisanats de tous genres et les ‘’Djitano’’ empailleurs des chaises, se distinguaient les ruelles enveloppées dans des effluves et des odeurs de viandes grillées ;

Les grillades dans les rues de BEOued
Les grillades dans les rues de BEOued

Les nuages de fumée en suspension et les airs joués sur des instruments épars et hétéroclites mariés aux grillades qui devaient aboutir sur les tables dressées par les familles résidentes à même la chaussée au bas des immeubles, les cris des enfants et les rires francs des femmes affairées à dresser les couverts, agrémentaient cette ambiance dominicale et bon enfant.

L'écusson pieds noirs
L'écusson pieds noirs

C’était la bamboula du weekend.

C’est ainsi que vivait le petit peuple de BEO, à majorité pieds noirs.

Les courses terminées, nous regagnons la maison vers les coups de midi chargés de victuailles.

Le déjeuner s’étirait jusque à 14h.

L’ordinaire dominical (amélioré à mon attention) se composant le plus souvent de poisson et de viandes se clos avec le fromage et la corbeille de fruits de saison.

Notre régime alimentaire en produits halieutiques se résumant à quelques poissons bleus, c’est auprès de mon oncle que je découvris qu’il existait d’autres espèces de poisson autres que la sardine et la bonite seuls poissons à la portée de la bourse familiale.

Mais, malgré la richesse de cette table bien garnie, -les produits de la bouche étant un art réservé aux nantis et aux initiés-, je jetai mon dévolu sur la merguez qui faisait partie indissociable (et exclusivement à mon attention) des approvisionnements hebdomadaires.

C’était pour moi à chaque fois l’occasion de faire ripaille.

Mes penchants pour la merguez relevaient sans doute d’un phénomène de frustration aiguisée et sublimée par les manifestations festives des rues de BEO.

Le repas terminée, sieste dominicale oblige, mon oncle me glissait la pièce pour suivre les matchs de foot au stade de Saint Eugène ou celui de Cerdan tous proches.

Le hasard a fait que quelques années plus tard je foule, de mes chaussures à crampons, le tuf de ce terrain de football.

C’est dans ces antres que je fis la connaissance entres autres de :

  • MCA : Moulodia Club d’Alger
  • ASSE : Association Sportive de Saint Eugene
  • GSA : Gallia Sport d’Alger
  • OHD : Olympique d’Hussein Dey

et le club de mes premiers pas footballistique :

  • Le RUA : Racing Universitaire d’Alger, club de ma première licence en 1964/1965.

C’était une époque…

J’ai perdu ma mère le 19 décembre 1999, suivie de Khali Mouloud le 06 avril 2066.

Quant à Khali Mohand Tahar, que nous a séparés les contingences de la vie et les tiraillements ataviques dont on n’a pas su faire l’économie pour assurer une harmonisation des relations intra familiales, est disparu un certain 13 octobre.

Malgré toutes les leçons que nous enseignent les tumultes des époques, on ne sait toujours pas, et on ne sera pas en mesure, de transcender le futile au bénéfice du fondamental et de l’essentiel… et c’est dommage.

J’en garde une certaine amertume et une certaine frustration du fait que :

  • Au même titre que toute la famille, j’ai appris par un pur hasard son décès plusieurs années post mortem.
  • Frustré de n’avoir pu assister aux obsèques et lui rendre les hommages qui lui sont dus,
  • Situer et identifier sa tombe pour un recueillement.

La vie est ainsi faite, nul n’est maitre du destin.

Que Dieu les accueille tous trois dans son vaste paradis.

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

ANNEXE A

Filiation :

  • Kichou Cherif ben Mohand Tahar et Abdoune Ouerdia - né en 1879 décédé le 02/06/1937
  • Mihoubi Megdouda bent Hmimi et Zemiti Djohra - née en 1988 décédée le 08/02/1963
  • Kichou Mohand Tahar – né 08/11/1910 décédé le 13/10/1979
  • Kichou Louiza - née 25/11/1919 décédée le 19/12/1999
  • Kichou Mouloud – né le 17/08/1927 décédé le 06/04/2006

ANNEXE B

Voiture piégée par l'OAS au port d'Alger à l'heure d'ambaucher des dockers
Voiture piégée par l'OAS au port d'Alger à l'heure d'ambaucher des dockers
Le 2 mai 1962 à l’aube, comme tous les habitants de la Casbah, je fus réveillé par une puissante déflagration. « Cela se passe à la place du gouvernement » avons-nous pensé sur le coup, vu la puissance de l’explosion. On apprendra rapidement que cela s’est passé plus bas, sur le port. La voiture piégée actionnée par un commando de l’OAS visait les centaines de dockers venus s’inscrire à l’embauche. 62 morts seront dénombrés. Le jour suivant un autre désastre, sans doute plus effroyable, sera évité grâce dit-on aux pompiers aidés de quelques pieds noirs : l’OAS avait amené sur les hauteurs qui dominent la Casbah un camion-citerne contenant plus de 12 000 litres de mazout et projetait de le rouler en notre direction et de le faire exploser.
Jeune lycéen en rupture de ban, avant l’attentat du 2 mai, j’habitais la Casbah depuis quelques semaines. Avant le cessez-le-feu, les jeunes musulmans internes du lycée Bugeaud, proche du quartier OAS de Bab El Oued, avaient été transférés au lycée de Ben Aknoun. Le 15 mars, un commando delta de l’OAS assassinait Mouloud Feraoun, Max Marchand et quatre autres inspecteurs de l’enseignent, à Chateauneuf, non loin de notre nouveau lycée. Après les Accords d’Evian, notre présence à Ben Aknoun devenait aléatoire, malgré la présence d’une compagnie de CRS, cantonnée à côté des néfliers... Je quittais Ben Aknoun en avril 1962
 le général Salan, chef suprême de l’O.A.S
le général Salan, chef suprême de l’O.A.S

6 février 1962, édition spéciale de l’Echo d’Oran,

avec Salan en couverture

Trois jours après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, le général Salan, chef suprême de l’O.A.S., avait rendu public son appel à l’insurrection qui l’ordre d’« ouvrir systématiquement le feu sur les unités de gendarmerie mobile et de CRS ». Mais, l’action des commandos de l’OAS sera surtout dirigée contre les populations civiles musulmanes ou contre les Français qui acceptaient ou soutenaient les Accords d’Evian. En Algérie, on a compté 2 200 morts jusqu’à l’arrestation de Salan, le 20 avril 1962. Au total, France métropolitaine comprise, l’OAS a perpétré environ 13 000 explosions au plastic, plus de 2 500 attentats individuels et 510 attentats collectifs.
Les historiens admettent généralement que c’est la fuite en avant meurtrière des partisans de l’Algérie française, galvanisés par l’OAS, qui a conduit à une situation où, pour la majorité des Pieds noirs, l’exil est apparu inexorable.
Saoudi Abdelaziz, 2 mai 2013

ANNEXE- C

El Watan, 5 mai 2008
Il y a 46 ans, l’attentat du port d’Alger
L’Algérie a commémoré, ce 2 mai, le quarante-sixième anniversaire de l’attentat perpétré contre les dockers du port d’Alger.
Le bilan est des plus lourds : soixante-trois chouhada et cent-dix blessés graves. Les victimes n’étaient pas tombées sous les balles de l’armée française, mais suite à un attentat à la voiture piégée. C’était la réponse de l’OAS aux Accords d’Evian, signés le 18 mars 1962. Le 19 mars 1962 ne marque donc pas la fin de la guerre. Une autre guerre allait se poursuivre. « Le cessez-le-feu n’est pas la paix. Le danger est grand et les hordes fascistes et racistes de l’OAS, désespérant de maintenir ‘’l’Algérie française’’, vont tenter d’ensanglanter encore le pays… » Lourde de sens, cette citation est extraite de l’appel lancé le 19 mars 1962 par le président du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, Benyoucef Ben Khedda. Parmi les grands problèmes auxquels est confronté le G.P.R.A., réuni au grand complet à Rabat le 21 mars, celui de l’OAS. La rébellion des généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller le 26 avril 1961 contre le général de Gaulle, président de la République française, qu’ils accusent de vouloir brader « l’Algérie française », complique davantage les choses pour la partie algérienne. Forte de l’appui que vient de lui apporter le « quarteron des généraux factieux », l’OAS, constituée début mars 1961 à partir de Madrid, autour de Pierre Lagaillarde, se sent pousser des ailes. Elle se présente comme la troisième force entre les gaullistes et le FLN. Heureusement pour le GPRA. cette question sera réglée au plus vite par le général de Gaulle qui voyait là une menace pour la France. En perte de vitesse, voyant que leur « Algérie française » était bien morte, saisis de folie meurtrière les ultras, regroupés autour de l’OAS, tentent le tout pour le tout. Dans « un tract explicatif », les chefs OAS ordonnent à leurs commandos « de mettre les grandes villes à feu et à sang, tout détruire, tout incendier ». Ils ont en mémoire Verdun, entièrement détruite pendant la Première Guerre Mondiale et Stalingrad, rasée au cours des rudes combats qui opposèrent l’Armée rouge aux troupes allemandes. Le mois de mars connaît une recrudescence des attentas à Alger.
Dans la seule « nuit bleue » du 4 au 5 mars, 130 explosions ont retenti dans Alger qui retient son souffle. Les instructions des chefs de l’OAS, particulièrement celles de Raoul Salan, visent « à empêcher la réalisation pratique des accords conclus entre de Gaulle et le FLN » par la création de zones insurrectionnelles"… en ouvrant le feu systématiquement sur les unités de gendarmerie mobile et les CRS, en abattant « les personnalités intellectuelles algériennes (professions libérales) et notamment les médecins, dentistes et pharmaciens… ».
Le 19 mars, le général Salan condamne dans une « émission pirate » de l’OAS le cessez-le-feu. Alger, Oran, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tlemcen, Constantine, Annaba, Skikda… vivent à l’heure de l’OAS. Les manifestations des « casseroles » et concerts de klaxons « trois brèves et deux longues » (Al-gé-rie fran-çaise) rythment l’avant et l’immédiat cessez-le-feu.
Les commandos Delta, commandés par le lieutenant Degueldre, sèment la mort.
Les 611 attentats commis pour le seul mois de mars font 110 chahids, dont Mouloud Feraoun, Ali Hamouten, Salah Ould Aoudia mais aussi trois pieds-noirs Max Marchand, Robert Eymard et Marcel Basset, tous engagés intellectuellement au service de l’Algérie indépendante. Le mois suivant, 647 attentats font 230 chahids. Les attentats culminent au mois de mai avec 1728 attentats pour 350 chahids. Les chefs OAS décrètent, le 18 mars, un « deuil national et une grève de deux jours dans toute l’Algérie ». Une vaste campagne de désinformation est menée tambour battant. L’objectif : provoquer l’apocalypse en cultivant la culture de la peur. Les quotidiens algérois, Le Journal d’Alger et La Dépêche Quotidienne déforment à souhait les clauses des Accords d’Evian. Ces deux titres consacrent de longs articles à « l’abandon complet (par de Gaulle) de la minorité européenne livrée aux tueurs du FLN ». « Placés devant le fait accompli du cessez-le-feu, isolés, sans soutien extérieur, les nervis de l’OAS pratiquaient, en désespoir de cause, la politique de la terre brûlée. Pour mieux contrecarrer les Accords d’Evian, signés à leur insu, ils cherchèrent à bloquer la voie du passage à l’indépendance. Poussés par la haine, ces groupes fascistes fanatisés eurent encore le courage misérable de se lancer aveuglément contre une population désarmée ». C’est dans ce climat de tension extrême d’une part, de désespoir pour l’OAS d’autre part, que le 2 mai, une voiture stationnée à proximité du port explose, là où comme à l’accoutumée s’étaient agglutinés devant le bureau d’embauche des dockers algériens dans l’espoir d’être recrutés pour une journée de dur labeur. Il était 6 heures du matin, ils étaient « près d’un millier avec femmes et enfants », le fourgon piégé était bourré de clous, de boulons, de ferraille. « Une véritable boucherie », soixante-trois morts (63) et cent-dix (110) blessés graves dont certains ne survivront pas à leurs blessures. « Quelques heures plus tard, Belcourt, Climat de France et le quartier musulman d’Oran furent soumis à un intense tir au mortier. Les équipes spéciales des Delta, note Yves Courrière dans Les Feux du Désespoir, s’en donnèrent à cœur joie. Ce jour-là, les attentats de l’OAS firent cent dix tués et cent quarante-sept blessés ». Comme la tribu des Nekmaria décimée en 1865 par la mise en œuvre d’une nouvelle arme, l’enfumage, les « dewkras » d’Alger, chômeurs de toujours, seront à leur tour décimés, emportés par une arme jamais expérimentée auparavent en Algérie, la voiture piégée. La fumée mortelle des grottes de Nekmaria annonce à un siècle d’intervalle les chambres à gaz dans l’Allemagne nazie, quant aux voitures piégées, elles continuent de semer la désolation parmi les populations civiles, cibles en 1961-1962 de l’OAS. Une autre invention à mettre à l’actif des héritiers de Bugeaud, Cavaignac, Lamoricière, Montagnac, Saint Arnaud, Pélissier et autres criminels de guerre. L’attentat du port d’Alger est qualifié d’ « horrible » par le cardinal Duval, archevêque d’Alger depuis 1954. Celui qui a dénoncé la torture deux mois après le déc lenchement de la lutte de Libération nationale, qui a appelé à l’autodétermination en 1956 rapporte qu’ « une agitation extrême régnait dans les rues (d’Alger) ». Toute la population était traumatisée ». Se portant au devant des blessés, il organise avec les Algériens les premiers secours. Il dirige les Filles de la Charité vers les « cliniques clandestines qui étaient établies dans La Casbah » pour prêter main forte aux autres infirmiers et médecins. Nous sommes informés par le cardinal que celui-ci intervient pour que « les blessés les plus graves soient admis à la clinique de Verdun qui était sous l’autorité des Français. Comme cette clinique n’avait pas les moyens de soigner ceux des blessés qui étaient les plus dangereusement atteints, il a fallu intervenir pour que ceux-ci soient admis à la clinique Barbier Hugo, qui dépendait de l’autorité française ». Les militaires français, dont dépendait cette clinique, firent preuve de compréhension et les contacts avec les responsables du FLN ont été « très faciles ». à partir de ce moment que les contacts entre le cardinal et les responsables FLN du quartier se développèrent. Non contente d’avoir provoqué la mort de soixante-trois victimes, l’organisation Delta s’apprête le 3 mai à commettre un attentat encore bien plus sanglant, bien plus barbare. Un camion citerne contenant 16 000 litres d’essence a été lancé, direction bloquée, des hauteurs de La Casbah sur le quartier le plus populeux d’Alger. « Brûler le principal nid où se cachent les rats du FLN » , tel était l’objectif de cette opération qui n’est pas sans nous rappeler dans sa formulation comme dans l’intention de ses concepteurs, les déclarations d’un général américain. Lui aussi, il avait assimilé les résistants de Felloudja à des rats. Le camion de la mort est arrêté à temps par des pompiers et La Casbah ne brûla pas. Témoins vivants d’une histoire héroïque, les « d’wékra » puis après eux les « Fatma », ces malheureuses femmes de ménage au nombre de sept, assassinées par les commandos Delta, le 10 mai, d’une balle dans la nuque, alors qu’elles se rendaient chez leurs employeurs européens, ne doivent pas mourir une seconde fois. Les chouhada de ce mois de mai 1962 sont la conscience de l’autre Algérie, celle des hommes, des femmes et des enfants qui ont bravé, les mains nues, le ventre creux mais le courage plein le cœur et le regard plein d’espoir, les commandos Delta, dignes héritiers des nazis aujourd’hui glorifiés, magnifiés par une droite française revancharde et un pouvoir que rien ne distingue de l’extrême droite raciste ; un pouvoir qui défie l’histoire de France et d’Algérie en perpétuant la mémoire des semeurs de la mort, de ceux qui avaient projeté d’occuper Paris et monter le coup du Petit Clamart contre le père de la Ve. République. Le monument à la gloire des « dewkra » à l’entrée du port d’Alger est une bonne chose, il mérite d’être mieux mis en valeur. Une simple note d’histoire au bas de ce monument à mettre sur un socle plus massif suffirait à rendre la parole à ces chouahada « dewkra », morts pour l’Algérie. Les lieux de mémoire appellent de la part des concernés un plus grand intérêt, car ils matérialisent une histoire trop abstraite qui n’accroche pas. Pourquoi ne pas penser à l’occasion de la prochaine commémoration du 1er Novembre à retranscrire sur une stèle géante, en lettres dorées la proclamation du 1er Novembre ?! La réconciliation de la jeunesse avec l’histoire de son pays passe par des gestes simples, faciles à décrypter qui s’incrustent d’eux-mêmes dans une mémoire à réhabiliter.
Mohammed El Korso

Omar Bouazza

omarbouazza2@yahoo.fr

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:57
Début du périple
Début du périple

A l’assaut de la Californie et du Nevada.

Les carnets de voyage d’Arezki Metref avec Dahmani Dahmane son ‘’guide’’ et ‘’Ange Gardien’’.

''Si tu vas à San Francisco''

Périple qui nous fait fantasmer sur la Californie et la Nevada à suivre quotidiennement sur le soir d’Algérie.

Le soir d’Algérie : Edition du 12 mars 2016 - page 8

Partie I: USA, fascination et répulsion. http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/12032016.pdf

Parties 2 à 4

2/ Hadouche au pays de Hippyes

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/13032016.pdf

3/ Makache the hop

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/14032016.pdf

4/ premier dimanche à San Francisco

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/15032016.pdf

Arezki Avec Dahmane et d'autres amis algériens
Arezki Avec Dahmane et d'autres amis algériens

Le soir d’Algérie : Edition du 16 mars 2016 - page 8

Partie V: Début du Road Trip avec Dahmane

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/16032016.pdf

6/ Une escale chez Bonanza

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/17032016.pdf

Quelques heures dans la ruée vers l'or
Quelques heures dans la ruée vers l'or

Le soir d’Algérie : Edition du 19 mars 2016 - page 8

Partie 7: Quelques heures dans la ruée vers l’or

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/19032016.pdf

lien du quotidien:

http://www.lesoirdalgerie.com

Avec les Algeriens de Silicone Valley
Avec les Algeriens de Silicone Valley

Le soir d’Algérie : Edition du 20 mars 2016 - page 8

Partie 8: Avec les Algériens de Silicone Valley

http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2016/03/20032016.pdf

A suivre sur les prochains numéros du quotidien le soir d‘Algerie :
http://www.lesoirdalgerie.com

Epilogue de voyage en 13 parties.

SI TU VAS A SAN FRANCISCO:

Remerciements de l'auteur parus sur le soir d’Algérie du 27 mars 2016

Omar BOUAZZA

omarbouazza2@yahoo.fr

Dahmani Dahmane et Arezki Metref
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 03:09
Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane

Dahmane bonjour.


C’est toujours un plaisir pour moi que de retrouver les membres de la famille, en particulier ceux éparpillés de par le monde.
Notre communauté (Ath Saidha) se limite à une douzaine de familles qui dans le temps étaient très proches les unes des autres par leur descendance (deux ou trois branches généalogiques) mais aussi par des liens conjugaux (on se mariait souvent -intramuros- dans la famille ou l’enceinte du village).
Cette forme d’organisation sociale atomisée par la guerre et l’essaimage de ses composantes a réduit la famille a sa plus simple expression et c’est dommage.
C’est d’ailleurs un peu pour ça que j’essaie par tous les moyens modernes (TIC) de (re)tisser des liens et les consolider à travers le blog dédié au village d’Ath Saidha auquel nous devons tous quelque chose ne serait qu’un minimum de reconnaissance.

A propos du village :
En plus du blog qui j’ai créé d’une part, par devoir et reconnaissance à nos ancêtres et d’autre part, pour donner l’opportunité à tous les membres de la famille de se (re)connaitre et partager leurs souvenirs.
Le bilan depuis sa création le 20 avril 2012 a été des plus satisfaisant puisque plusieurs personnes de générations différentes ont pu se retrouver après de longues séparations pour certains, renouer les contacts entre eux pour d’autres ou alors (re)construire les liens de consanguinité.

A la naissance de ce blog, pour immerger totalement dans l'environnement villageois, je me suis attelé à restaurer les maisons (3) de mes aïeux.
Après 4 ans de durs travaux, je peux dire aujourd’hui que ces bâtisses qui étaient croulantes, après tant d’années d’abandon, ont pu renaitre à la vie sous leur lustre d’antan.
Je me suis efforcé de les réhabiliter sous l’architecture originelle (bois et pierre bleue) en mariant le passé et le présent, l’ancien et le moderne.
Les maisons intégrées autour d'une cour (afragh) couverte au 3/4, sont dotées de deux cuisines, d’un espace jardin intérieur, de 4 chambres, 2 chambres pour enfants, un bureau, un salon, 3 SDB avec sanitaires -dont deux intégrées aux chambres-, électricité, eau chaude, climatisation et/ou ventilation générales.

Il y a quelques photos sur ma page Facebook et sur le blog : suivre ces liens :

La maison familiale-

-Lien-

http://athsaidha.over-blog.com/2015/12/maison-familiale.html


Adresses des publications : liens et raccourcis.

http://athsaidha.over-blog.com/adresses-des-publications-liens-racourcis.html

j’y reviendrai ultérieurement sur tous ces sujets au fur et à mesure de nos échanges.

Au fait, nos deux mamans portent un même prénom : Louiza.
Il faut dire que c’est des pièces (louis d’or -thilouizines ou deblonates-) rares dans leur genre.
Que Dieu les accueille en son vaste Paradis.

PS/ voila une photo de L’Feldja que jouaient nos parents jadis et qui est gravée sur les dalles de Tajma3th.
Elle t’inspirera peu être pour tes projets.
Elle mérite d’être virtualisée.
Il y a d’autres jeux perdus de vue que l’on pourrait ressusciter.
J’ai essayé de collecter la liste et rétablir les règles de ces jeux (comme par exemple ‘’Ilakafen et/ou Ighanimen –les roseaux-) par le biais des résidents, mais cela reste mitigé et incomplet comme informations.
Ce n’est que partie remise.

Mes amitié et à bientôt.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane
Feed back au message du 28/12/2015 de Mr Dahmani Dahmane
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et voila un Monsieur en pleine méditation du coté de ''AN'NER du village'' que tu reconnaitras sans aucun doute.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:04
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA
Photo des années 50's publiée sur FB par Ahcene BOUAZZA

Cette photo a été prise au plus tard début des 50’s.

Cette pièce est demeurée inhabitée et à l’abandon depuis plus d’un demi siècle.

La revoilà à l’âge de la post retraite, photographiée sous le même angle et sous d’autres perspectives en décembre 2015.

Après 4 années de restauration, elle a repris toute sa jeunesse avec quelques uns de ses attributs remis au gout du jour (bien sur, son âme et son architecture sont sauvegardées).

Toutefois, il faut dire que cette photo a immortalisé une seule chambre construite en étage et qu’on appelait ‘’La3li’’.
A l’époque, un ‘’La3li’’ était synonyme d’aisance.
- La3li étant dérivé de a3lay avec deux signification : surélevé ou haut.

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015
Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Photos de La3li prises le 23 décembre 2015

Délaissée et frappée par l'usure du temps, voilà l'état dans lequel se trouvait une aile (Afragh N'Mohand Said) de l'Hara à la veille de l'entame des travaux de restauration engagés en avril 2012.

La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.
La3li en 2012 avant sa restauration.

La3li en 2012 avant sa restauration.

En fait, chaque famille avait son espace vital personnalisé qu’on surnommait ‘’El Harra’’.
Dans le cas de notre famille, on le désignait par : ‘’El Harra Nath Vou3azza’’.
Cette espace clos étant organisé socialement, on retrouvait plusieurs distributions qui obéissaient à la généalogie du nom.

Généralement,’’ l’harra’’ érigée en une espèce de citadelle entourée d’une haute muraille de 60cm de largeur, donnait accès par une unique porte à deux volets en bois massif et dont les dimensions n’avaient d’égales que celles des grandes forteresses.
On la dénommait : Thagourth Nat Vou3azza.

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!
Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Thagourth Oufella vue de l'intérieur et de l'extérieur. Observez l'artifice de fermeture des deux volet de la porte.Ils s'articulent verticalement dans les deux sens sur une hauteur de >/- 1,3m. Ingénieux!!!

Ce monument travaillé dans les essences locales à mains nues juste munies d'une espèce de serpe, une fois franchi, on se retrouvait dans une deuxième distribution des espaces que l’on dénommait : ‘’Afragh’’ (cour).

Dans notre cas il y en avait au moins quatre que l’on désignait nommément par référence au chef de famille :
- Afragh Gokhli
- Afragh N’Ahcene
- Afragh Ganouche
- Afragh N’Mohand Said
C’était comme cela qu’est compartimentée l’Harra.

Chaque compartiment obéissait à la même architecture que celle de l’Harra avec sa grande porte d’entrée, sa muraille d’enceinte et son Afragh (cour).
A l’intérieur du compartiment, une troisième redistribution qui suivait l’importance de la fratrie.

Toutes les cours longeaient de part et d'autre ''Askif'' et son prolongement en forme d'allée en cul de sac fermé en amont par Taghourth Oufella.

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).
Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Askif et son prolongement (voie d'accés à chaque compartiment).

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.
Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Iferghan: N'Ahcene, Gouanouche et Gouakhli.

Dans le cas de mon grand père Mohand Said, on retrouve un autre compartimentement de quatre subdivisions eu égare au nombre important de descendants utérins et/ou consanguins (issus de plusieurs lits - au moins cinq épouses connues-).

Là, on remarque la distribution compartimentée comme des poupées russes, avec chacune ses chambre et sa cour fermée par une porte (voir la vieille porte en avant plan sur une des photos).

NB/ c’est cette aile de l’Harra que, comme frappé d’une grâce ésotérique, j‘ai eu l’honneur de restaurer pour garder quelque peu vivant leur souvenir.

Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said
Afragh N'Mohand Said

Afragh N'Mohand Said

En voilà un autre souvenir complètement effacé de ma mémoire.
Sur les hauteurs du village, à hauteur de Tha Kharouvth N’Sidhi Ali, durant l’exode ‘Alger/Athsaidha dû à l’OAS en 1962, j’ai moi-même gravé par incision mon prénom -OMAR- sur un rocher.

Comme par enchantement, cette ardoise naturelle a été polie et dressée comme le chevalet du peintre, exclusivement à mon attention.
N’ayant pas résisté à cette invitation, je me mis à l’œuvre sous les regards de mes jeunes compagnons de circonstance.
Prédispositions ???

Acte innocent???
C’était peut être, quelque part, une manière sibylline d’affirmer son coté citadin policé et d’impressionner l'imaginaire de l'auditoire.

C’est à l’occasion d’une rencontre récente à Akbou, que mon cousin Ferhat à évoqué ce fait.

Le 13/12/2015, Je repartis à la recherche de cette œuvre produite par l’innocence juvénile.
M’accrochant à cette opportunité pour vaincre les appréhensions de l’âge et des muscles récalcitrants, je partis à l’abordage de cette auguste montagne qui constituait pour le village, en même temps, un bouclier naturel, un creuset de souvenirs et un arrière plan haut en couleurs en saison printanière et ardent en saison estivale.

De montée en descente, de buisson en buisson et de rocher en rocher j’ai retrouvé cette ‘’estampe’’ aussi belle que la liberté retrouvée la même année 1962.
Jusqu’alors, à jamais perdue, la voilà aujourd’hui partagée et immortalisée à jamais.

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

-OMAR- gravé sur un rocher sur les hauteurs du village Nath Saidha en 1962.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 04:13

MILLÉSIME 1967

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1967, Un grand cru du terroir.

Qui se souvient et qui reconnait ?

Quand la fraternité avait un sens.

Nous ne savions pas grand-chose de la vie

Mais nous avions tout d’un grand cru.

Nous pouvions enfin donner libre cours à nos rêveries d’enfants.

Nous ouvrions à peine les yeux sur le monde et nos espoirs.

On s’affirmait.

C’est à cet âge là que nous n’étions jamais assez prudents.

Pour certains, nous avions vingt ans.

Pour d’autres, précocement nous nous rapprochions.

Nos oripeaux en lambeaux nous les troquions.

Pour l’illusion kaléidoscopique de la civilisation.

Oui nous étions la nouvelle génération.

Toute fougueuse de ses vingt printemps.

Nous sortions du joug de la colonisation.

Des affres et de la soumission.

Habités par la passion de défendre les acquis.

Reconquis par nos ainés après une spoliation d’un siècle et demi.

Persuadés résolument.

Que désormais propice était pour nous le temps

L’innocence de notre adolescence aidant.

Du parfum enivrant de la liberté nous nous grisions.

Naïfs que nous étions.

Nous croyions pouvoir influer sur le cours des événements.

On nous abreuvait goulument.

Du millésime des grandes illusions.

Crédules, aux idéaux nous avions cru très longtemps.

Par embrigadement aux slogans nous souscrivions.

Ah! Grands novices que nous étions.

Passée cette euphorie du moment.

De stratagèmes en tromperies.

Les déboires nous ayant muris.

Nous avions tous revu nos copies.

A postériori nous broyons du noir.

Et

Nous persistons à cultiver nos (dés)/espoirs.

Au terme de nos aventures et de nos errements.

De nos extravagances qui n’ont pas mené bien loin.

Si ce n’est vers des échecs et des horizons incertains.

Il est arrivé le moment (…du mea-culpa et) du passage du témoin.

Rendons à César.

Ce qui appartient à César.

Nos modèles partis de si haut.

Pour finir aussi bas.

‘’Les incompétences…Partiront’’?

Résolument elles partiront.

Aux cadets du nouveau printemps de dresser les bilans.

D’en tirer les conclusions.

Retracer la trajectoire et enserrer le timon.

Par la grâce de Dieu, viremer de bord vent devant.

Mouiller le navire à bon port, ‘’ à cœur vaillant…

rien d’impossible’’

Omar BOUAZZA

Omarbouazza2@yahoo.fr

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